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11 avril 2014 5 11 /04 /avril /2014 09:27

In-Justice. Il implique quatre mineurs — dont trois récidivistes —, qui ont agi par haine et racisme. À soumettre à Mme Taubira.

Il est des faits divers de portée générale. Celui-là en est un ; non par son atrocité car notre vie quotidienne en est hélas nourrie, mais par sa signification. Il s’est déroulé le 30 mars, peu après minuit, dans un parc d’Évry, le chef-lieu de la circonscription du premier ministre Manuel Valls. Comme cela s’est passé durant la nuit qui précédait le second tour des élections municipales, cette affaire n’a pas eu le retentissement mérité. Elle le devrait pourtant.

Ce soir-là, une jeune fille de 18 ans descend du RER en gare d’Évry. À sa sortie, elle donne un appel de son téléphone portable. Quatre individus se jettent sur elle et l’emmènent dans un parc voisin. Ils la dépouillent de tout ce qu’elle possède, puis la déshabillent et la violent à tour de rôle. Un viol indescriptible de cruauté barbare. Les quatre vont la martyriser pendant plus de deux heures avant de l’abandonner, blessée jusqu’au sang. Un automobiliste la prend en charge, appelle les secours. Elle aura l’énergie de témoigner en portant plainte. Les policiers l’accompagnent aux urgences. On lui donnera trois mois d’arrêt de travail. La voilà choquée pour la vie.

Grâce à ses descriptions détaillées et aux images de vidéosurveillance, les policiers d’Évry arrêtent en moins de vingt-quatre heures les quatre suspects et les confondent avec leurs ADN. Ils procèdent aux interrogatoires dès le lundi 31 après-midi. Les quatre voyous sont mineurs : deux de 13 ans, un de 15, le quatrième de 17. Trois frères turcs, un Marocain. Signes particuliers : l’aîné, 17 ans, a été rendu à la liberté six mois plus tôt après avoir purgé les deux tiers d’une peine de deux ans d’emprisonnement à la suite d’un viol commis sur le fils d’un sous-officier de gendarmerie. Libéré sans contrôle. Le voilà récidiviste. Deux autres ont déjà été interpellés pour vol avec violences. Quatre agresseurs, trois récidivistes — mineurs !

Lors de leurs interrogatoires, et sur ce que l’on a pu savoir de l’enquête, les mineurs n’auraient pas formulé le moindre remords. Au contraire, ils ont exprimé leur haine : oui, ils n’auraient pas touché la jeune fille si elle avait été turque ; oui, ils l’ont agressée parce qu’elle était française et que « les Français sont tous des fils de pute ». Le juge qui les a fait incarcérer les a mis en examen pour viol en réunion et barbarie, mais aussi, plus rare, pour racisme.

Ces faits parlent d’eux-mêmes. Il faut espérer qu’ils ont été portés à la connaissance de Mme Taubira, en raison de leur signification. Les quatre jeunes criminels n’ont eu peur de rien, d’aucune sanction, d’aucun interdit. Ils ont pourtant des parents installés en France ; ils ont pourtant été scolarisés. D’où leur est venue cette soif de haine qui les a animés cette nuit-là en se livrant à des actes innommables sur la personne d’une jeune fille, à peine plus âgée qu’eux, qui symbolisait leur pays d’accueil ? Que va-t-on dénoncer ? Le chômage ? la précarité ? les inégalités ?

Une jeune femme portera sa souffrance intime durant toute sa vie. Et quatre voyous vont aussi perdre leurs années de jeunesse dans un établissement pénitentiaire — on ne peut pas croire qu’ils ne seront pas condamnés fermement. Mais il y a cette réforme pénale portée par Mme Taubira ; il paraît que l’“icône de la gauche” a fait du vote de cette réforme une condition de son maintien à la chancellerie. Une réforme qui, dans sa forme actuelle, prévoit de vider les prisons des condamnés de cinq ans ou moins, qui se refuse à la rigueur appliquée aux mineurs et ne serait pas dissuasive pour les récidivistes de tous âges. La punition véritable est inséparable du respect. Or le respect de la personne, de l’autorité, de la loi, du pays, n’est que le produit d’une hiérarchie des valeurs qui s’enseigne dès le plus jeune âge. Selon le dernier rapport de la Commission nationale consultative des droits de l’homme, 68 % des Français estiment que les personnes d’origine étrangère “ne se donnent pas les moyens de s’intégrer” (sondage BVA).

Voici un autre cas qui se passe de tout commentaire, lu dans Sud Ouest du 27 mars : « Le tribunal correctionnel de Bayonne a retenu un vice de procédure, que plaidait la défense, pour relâcher un Nantais d’origine marocaine de 29 ans. Le 18 mars, lors d’un contrôle routier, celui-ci avait présenté toutes les pièces que l’on doit obligatoirement détenir pour répondre à un contrôle. Soupçonnant une présence suspecte dans le véhicule, la police aux frontières exige l’ouverture du coffre, prétextant qu’elle voulait vérifier le triangle de présignalisation. Ironie du sort, même si 30 kilos de résine de cannabis s’y cachaient, cette requête dépasse le cadre légal du contrôle routier et toutes les poursuites ont donc dû être annulées. Le Nantais est sorti libre du tribunal et les saisies ont été restituées. »

http://www.valeursactuelles.com/

Barbarie ordinaire à Évry : Un atroce fait divers chez Valls
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8 septembre 2013 7 08 /09 /septembre /2013 14:47
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7 septembre 2013 6 07 /09 /septembre /2013 10:08
Christiane Taubira - Des paroles et des actes 05/09/2013
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20 août 2013 2 20 /08 /août /2013 16:28

Le policier a utilisé sa matraque et du gaz lacrymogène contre une femme qui l'a mordu à plusieurs reprises (capture d'écran).

Une intervention violente, qui a eu lieu dimanche 18 août, a été filmée et postée sur Internet. Selon la police, elle ne montre pas toute l’interpellation. Le parquet a été saisi.

Filmée dimanche matin d'un balcon de la rue Pierre-de-Coubertin, dans le quartier sensible de la Rabière, à Joué-lès-Tours, une interpellation violente a été postée sur YouTube. Elle s'intitule "Honte à la police française" et déchaîne les réactions d'internautes. Vue plus de 341.000 fois hier soir, la vidéo de plus de 7 minutes montre les agissements d'un policier qui utilise à plusieurs reprises sa matraque et du gaz lacrymogène contre une femme.

Les images montrent une partie de l'intervention, mais pas le début. Les policiers, qui étaient deux, avaient repéré, vers 7 h du matin, une voiture qui zigzaguait dans les rues. Estimant cette conduite dangereuse tant pour les passagers que pour les autres automobilistes ou les piétons, ils ont voulu interpeller le conducteur.

Sept personnes se trouvaient à bord du véhicule. Énervé, visiblement ivre, le conducteur a refusé de se soumettre à un contrôle d'alcoolémie. D'après la police, il aurait commencé à porter des coups. L'une des passagères était aussi très énervée.

Tandis qu'un policier la ceinturait, elle a tenté de lui prendre sa radio portable qui tombe alors par terre. Le policier n'a donc pas pu demander tout de suite des secours. A plusieurs reprises, la femme a mordu le policier : au triceps, au niveau de la poitrine et de l'épaule. Ces morsures ont ensuite été constatées par un médecin de l'Institut médico-légal.

Outrages et rébellion

Face à cette femme, le policier a utilisé plusieurs fois contre elle sa matraque (appelée Tonfa) puis du gaz lacrymogène. Des renforts ont fini par arriver puis les deux personnes ont été interpellées. D'abord conduit à l'hôpital, le conducteur a accepté de souffler : il avait plus d'1 g d'alcool par litre d'air expiré. Cet homme faisait l'objet d'une fiche de recherche, il a donc été écroué à la maison d'arrêt de Tours.

Quant à la femme matraquée, elle fait l'objet d'une convocation par officier de police judiciaire pour se rendre devant le tribunal, en octobre, pour outrages et rébellion. Le policier filmé ne fait pas l'objet d'une enquête interne.

à suivre

Le parquet saisi

Hier soir, on a appris que le parquet de Tours avait été saisi de cette affaire. Le substitut du procureur de la République souhaite entendre les deux policiers filmés lors de l'interpellation pour entendre leur version des faits. A l'issue de cette audition, il jugera de l'éventualité d'ouvrir une enquête.

http://www.lanouvellerepublique.fr/

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6 août 2013 2 06 /08 /août /2013 14:49

Argenteuil : comment la guerre du voile s’est rallumée

Comme à Trappes, la colère monte dans cette ville du Val-d’Oise et les actes anti-musulmans se multiplient. Agathe Logeart démonte les mécanismes de cette bataille politico-religieuse.

22 juin 2013, conférence de presse de Rabia, 17 ans, qui a porté plainte pour agression. Ici avec son père, Abdelkrim B.(à gauche), et son avocat, Me Hosni Maati. (Miguel Medina-AFP)

Tout le monde avait oublié Argenteuil quand Trappes s’est embrasé, le 18 juillet, à la suite du contrôle par la police d’une femme portant le niqab. Pendant deux jours, ou plutôt deux nuits, les voitures ont flambé. Une première en France, où jamais des émeutes n’avaient été déclenchées pour protester contre l’”islamophobie”. Mais à Argenteuil, où deux femmes affirment avoir été agressées parce qu’elles portaient un voile, que s’est-il vraiment passé ? Deux de plus, alors que les chiffres des agressions contre les musulmans ne cessent de croître…

La presse s’est montrée particulièrement circonspecte. Encore marquée par sa crédulité face à la jeune femme qui prétendait avoir été agressée par des Noirs et des Arabes dans le RER D ? Ou troublée par certaines incohérences ? Comme à Trappes, le contrôle d’une femme en niqab avait aussi dégénéré. Mais personne n’a mis le feu, alors on n’y a guère prêté attention. Et pourtant, Argenteuil est une poudrière qui ne demande qu’à exploser, surveillée de près par les services de renseignement : DCRI et SDIG (les nouveaux renseignements généraux), dont les rapports alarmants sur la radicalisation islamiste sont communiqués aux plus hautes autorités de l’Etat. On a frôlé la catastrophe. Et le pire est peut-être à venir.

Deux hommes qui cognent, arrachent le voile

Ce 13 juin, la ministre de la Justice, Christiane Taubira, est en visite non loin de là, à Villiers-le-Bel. Cela tombe bien : toutes les huiles du département (le procureur de Pontoise, le préfet, la directrice départementale de la sécurité publique) sont réunies à ses côtés quand elles sont prévenues par SMS d’une agression commise par deux hommes “genre skinheads” sur une jeune fille voilée dans une rue d’Argenteuil. Elle s’appelle Leïla, elle a 20 ans. Trois semaines plus tôt, des faits similaires avaient été dénoncés par Rabia, une lycéenne de 17 ans. Leurs histoires se ressemblent : deux hommes qui cognent, arrachent le voile et, dans le cas de Rabia, profèrent des insultes racistes.

Les représentants de la justice et de la sécurité se regardent : il faut réagir tout de suite. D’autant qu’à une vitesse inhabituelle les réseaux sociaux s’enflamment : on y parle de visage tailladé, du “sang de nos sœurs”. Deux jours plus tôt, près de la basilique, des policiers avaient dû appeler des renforts et utiliser des Flash-Ball et des grenades lacrymogènes pour se dégager d’une foule survoltée qui leur reprochait de verbaliser Sophia, une jeune convertie, de façon trop agressive. Depuis, dans certains quartiers, la colère gronde, palpable.

Preuve de l’inquiétude des enquêteurs, c’est la direction départementale de la sécurité publique de Cergy-Pontoise qui récupère les deux dossiers d’agression. “On n’a rien laissé passer”, dit Pascale Dubois, la commissaire qui la dirige. Six policiers spécialisés travaillent sur le sujet à plein temps. Très vite, une information judiciaire est ouverte à Pontoise. Une enquête de voisinage “très poussée” est menée. La police scientifique est chargée d’analyser l’ADN de contact sur le voile de Leïla, qui a été déchiré, et sur une mèche de cheveux que ses agresseurs lui ont, dit-elle, coupée. Les caméras des rues voisines de l’agression sont mises à contribution, et les milieux skins, placés sous étroite surveillance. Un soin dont bénéficient rarement les femmes agressées à Argenteuil, qui représentent 75% des 400 plaintes déposées pour agression depuis le début de l’année.

Le maire et l’”islamophobie”

Pourtant, une autre mécanique est en marche. Elle va surprendre tout le monde. Au premier chef le maire socialiste, Philippe Doucet, qui croyait jusque-là avoir les meilleures relations du monde avec l’importante communauté musulmane de sa ville de 105 000 habitants. Au lendemain de l’agression de Leïla, alors que la jeune femme n’a pas encore porté plainte, il se rend à la plus grande mosquée d’Argenteuil, celle que tout le monde ici appelle “Renault” car elle est bâtie sur des terrains ayant appartenu au constructeur automobile. Il doit y annoncer la signature d’un permis de construire pour d’importants travaux et la mise à disposition d’une salle municipale pour accueillir les quelque 5 000 fidèles.

Il n’a rien vu venir quand deux inconnus se mettent à l’invectiver depuis le fond de la salle de prière. L’un porte un imperméable bleu marine sur une tunique blanche et l’autre, une veste kaki et une courte barbe. Il ne les a jamais vus. Devant l’imam débordé, les deux hommes, dans un numéro de duettistes qui paraît réglé au millimètre, dénoncent les “violences policières” et prédisent : “Si demain il se passe quelque chose de grave, vous aurez du sang sur les mains, monsieur le maire !” Ils exigent que “Valls vienne s’excuser !”. Affirment que le maire “a censuré” les vidéos de surveillance, dont l’exploitation – les nouvelles vont vite… – n’a rien donné. Le maire a beau répéter qu’il n’acceptera pas que des “actes islamophobes” soient commis dans sa ville, le mot magique, le mot tabou que les politiques se refusent à prononcer (voir l’interview de Manuel Valls) ne calme pas les esprits. Mais le maire n’est pas au bout de ses peines.

L’après-midi même, c’est une foule de plusieurs centaines de personnes qui se rassemble devant l’hôtel de ville. Des Argenteuillais, bien sûr. Mais pas seulement, loin s’en faut. L’homme à l’imperméable est là. L’homme à la veste kaki aussi. Le premier se fait appeler Elias d’Imzalène. Il est le principal animateur du site Islam & Info (1), conçu “par le musulman pour le musulman”.

Eias d’Imzalène, c’est ainsi qu’il se fait appeler, est le principal animateur du site islamiste Islam & Info. (Capture d’écran)

Quelques semaines plus tôt, il a organisé chez Dieudonné, au Théâtre de la Main d’Or, un débat sur le thème : “Le vivre-ensemble face au choc des civilisations” avec Franck Abed, “écrivain catholique et royaliste”, et Jacob Cohen, qui se présente comme “écrivain juif et militant antisioniste”. L’affiche de la conférence est illustrée par un avion percutant les tours du World Trade Center. Sur son site, l’image qui accompagne l’une de ses interviews est le détournement d’un dollar américain, Lincoln ou Washington étant remplacé par un veau d’or sous la mention “In gold we trust”, supposément émis par la “Jewish Reserve”. Le deuxième homme est Kamel Razkallah, “porte-parole”, dit-il, du Collectif des Habitants d’Argenteuil-Bezons, un groupe “humaniste” monté “juste après les agressions” et qui regroupe un noyau d’une “dizaine de militants” et “plusieurs centaines de sympathisants”. Gérant d’une société d’informatique, il se défend de toute appartenance politique.

Des membres du Collectif Cheikh-Yassine – du nom du fondateur du Hamas tué au cours d’une attaque ciblée de l’armée israélienne en 2004 – sont venus à titre individuel, car leur leader, Abdelhakim Sefrioui, nous a expliqué refuser de cautionner d’autres associations qui selon lui “mangent dans la main du système”. Proche de Dieudonné et membre de son équipe de campagne quand celui-ci envisageait de se présenter à l’élection présidentielle de 2012, il avait déjà participé à un film à la gloire de ce dernier, “Sans forme de politesse”, aux côtés d’Alain Soral, ancien membre du comité central du Front national avant d’en claquer la porte et de se présenter sur la liste “antisioniste” de… Dieudonné aux élections européennes de 2009. Argenteuillais, Abdelkarim Aïchi, porte-parole du Parti des Indigènes de la République, observe alors ce qui se passe avec une certaine incrédulité : “On s’est retrouvés avec plein de gens qu’on ne connaissait pas. Quels étaient leurs objectifs ? Ce qui est sûr, c’est que le maire et le commissaire de police ont été à deux doigts de se faire lyncher.”

Il a raison. Et ce n’est pas une figure de style. La scène est insensée. Alors que Philippe Doucet répète qu’il dénonce des actes “islamophobes”, Kamel Razkallah, casque de moto sur la tête et mégaphone à la main, harangue la foule. A ses côtés, Abdelaziz Chaambi, représentant de la Coordination contre le Racisme et l’Islamophobie (CRI), venu de Lyon, où est implantée son association, tient un micro et hurle des paroles pratiquement inaudibles, sinon le mot “menteur” adressé au maire qui se tient près de lui. Vont-ils en venir aux mains ? Ils n’en ont pas le temps. La foule balance des boulettes de papier sur le premier magistrat de la ville en scandant : “Facho ! Dégage !”

Mais ce n’est rien à côté du traitement infligé au commissaire d’Argenteuil, Christian Goyheneix, qui a bien failli se faire écharper avant de pouvoir entrer à l’intérieur de la mairie au moment où, sous l’impact de projectiles indéterminés, des vitres de l’entrée volent en éclats. Le père de Rabia, Abdelkrim B., intervient : “Ne leur donnez pas l’occasion de nous traiter comme des sauvages. Comportez-vous comme des musulmans. Calmez-vous, on les aura !” Dans la foule, l’ancien maire UMP Georges Mothron est effaré, mais se gardera bien de manifester la moindre solidarité à son successeur : “Philippe Doucet a fait trop de promesses d’emplois ou de logements à la population maghrébine, qu’il savait ne pouvoir tenir. Pas étonnant que cela se retourne contre lui.” Battu d’une courte tête en 2008, il attend sa revanche aux municipales de 2014.

Elias d’Imzalène et Kamel Razkallah font partie de la délégation reçue par le maire après les échauffourées. De même qu’ils iront s’asseoir dans la foulée autour de la table du sous-préfet. Personne au sein des associations argenteuillaises ne semble savoir d’où ils viennent. Mais ils se sont hissés au premier rang. Munis d’une liste de noms, ils réclament des têtes au commissariat, visant notamment une équipe de la BAC, surnommée par les habitants “Bac des Ch’tis”, et une autre, celle du “Chinois”. A Argenteuil, tout le monde connaît ces policiers. Pour leur brutalité et la chasse au faciès dont ils seraient coutumiers, selon leurs accusateurs ? Ou plutôt pour leur efficacité à démanteler les trafics – de stups notamment – dans les cités ?

A la sortie de la réunion, c’est encore Elias d’Imzalène et Kamel Razkallah qui conseillent aux jeunes de filmer tout incident avec leur téléphone portable pour réunir des preuves contre la police. Le soir-même, des dizaines de voitures tournent dans la ville à la recherche de “skins”. Il ne fait pas bon porter un bomber et les cheveux trop courts. La police interpelle un jeune pouvant correspondre au signalement donné par Leïla. Il est plus en sécurité au commissariat que dans les rues de la ville. La jeune femme ne le reconnaît pas, et il est finalement relâché.

Quatre jours plus tard, elle fait une fausse couche. Déjà mère d’une petite fille née au mois de janvier, au moment de son agression elle venait d’apprendre qu’elle était à nouveau enceinte. Quand deux hommes s’en sont pris à elle, elle le leur a dit. Mais ils ont, explique-t-elle, continué à taper, sans proférer un mot. Désormais sur les réseaux sociaux, “la mort du bébé de notre sœur Leïla” est la démonstration que, “aujourd’hui en France, l’islamophobie tue”.

Manuel Valls écrit aux victimes. Il les assure de son “total soutien” et “condamne avec la plus grande fermeté tous les actes de violence, d’autant plus lorsqu’ils sont motivés par la haine et la discrimination”. Et les invite place Beauvau. Une voiture de la préfecture attend une heure au pied de l’immeuble du père de Rabia pour l’y conduire. En vain. Abdelkrim B. estime que c’est au ministre de se déplacer. La réunion se tient sans lui et finalement sans Manuel Valls, qui a dû se rendre à Lourdes du fait des intempéries. Devant le directeur de cabinet, Me Hosni Maati, dépêché par la CRI, se présente comme l’avocat des deux victimes. Il se fait sèchement rabrouer par le mari de Leïla, qui refuse son assistance et choisira pour représenter sa femme l’ancien président de la Ligue des Droits de l’Homme Michel Tubiana. Un détail ? Pas tout à fait. Le vent commence à tourner. L’islamisme radical exprimé par certains, l’omniprésence de “gens venus d’ailleurs” dans l’organisation des manifestations commencent à déplaire.

Mais la parano a gagné une partie de la ville. Le moindre accident de scooter est transformé en bavure policière mortelle. Les SMS annonçant des catastrophes imaginaires circulent, aussitôt relayés par les réseaux sociaux. Un soir, on aperçoit “des hommes au comportement douteux dans une berline noire”, rôdant autour de la gare. “Soyez vigilants, les frères. Et pour les soeurs, ne sortez pas seules.” Des “envoyés spéciaux” du site islamique Anâ Muslim (“Je suis musulman”), portant barbe et tunique longue, sillonnent la ville. Ils interrogent des jeunes qui considèrent qu’il ne faut pas attendre que “la justice fasse son travail” et conseillent aux soeurs d’éviter de sortir, “sauf en cas de nécessité”.

Le 26 juin, le ministre de l’Intérieur reçoit cette fois en personne mais séparément les deux jeunes filles, des membres de leurs familles et leurs avocats. Il leur assure que tout est fait pour mener l’enquête à bien. Le problème, c’est que jusqu’ici elle ne donne rien. Aucun témoignage. Résultat négatif des tests ADN. Un appel à témoins décrivant les agresseurs est diffusé : deux hommes de type européen d’environ 20 ans, 1,80 m, de corpulence normale, vêtus de sombre, dont l’un coiffé d’un bonnet blanc portant l’inscription “NY” selon Rabia ; deux hommes de type européen, d’environ 30 ans, 1,80 m, l’un crâne rasé, l’autre porteur d’une légère crête noire, ce dernier de corpulence musclée et vêtu d’une veste en cuir de couleur noire selon Leïla. “A Argenteuil comme ailleurs, cela peut correspondre à des milliers de personnes.”, soupire un enquêteur. Trouvera-t- on jamais ? Là aussi, le manque de résultats alimente la paranoïa.

Au rendez-vous, cité des Musiciens, dans cet après-midi étouffant de la fin du mois de juillet, ils sont venus à huit. Huit hommes en colère, dont le père de Rabia. Ils ont une quarantaine, une cinquantaine d’années. Tous d’Argenteuil. Certains veulent bien donner leur nom. D’autres se contentent d’un prénom ou d’un pseudo car ils se méfient de la presse, qui privilégierait le traitement des actes antisémites plutôt que les agressions “islamophobes”. Désormais, ils se passent des services du collectif de Kamel Razkallah, n’ont plus revu Elias d’Imzalène et ont monté leur propre “coordination”. Abdelkrim B., le père de Rabia, enrage : “Quand je pense que la police a convoqué mon futur gendre pour creuser, comme ils disent, la piste familiale ! Vous n’allez pas me faire croire qu’on sait envoyer des fusées sur la Lune et qu’on n’est pas foutu d’arrêter deux Pinocchio ! Pour le scoot du fils Sarko, ça a été plus vite, non ?” Ils en sont convaincus : les agresseurs – “pourquoi pas des policiers ?” -, “ils” les cachent. Pas une seconde ils ne croient que les vidéos aient été muettes.

Ils ne sont pas comme leurs parents, souvent illettrés, arrivés directement du bled au bidonville de Nanterre, qui ont passé leur vie à baisser la tête et à qui on refuse toujours le droit de voter aux élections locales. Ils sont nés en France et ont une carte d’électeur. Et on ne les reprendra pas à voter pour la gauche. Vont-ils créer leur propre liste ? Ce n’est pas impossible. “La génération couscous et danse du ventre, c’est fini.” Ils exigent l’abrogation des lois sur le voile à l’école et sur le niqab, qui créent, “comme en Bosnie, un nettoyage ethnique et religieux”. Si “ça brûle dans les banlieues, la responsabilité en incombera aux pouvoirs publics”. Sans plus attendre, ils s’attellent à une nouvelle tâche : constituer des groupes d’autodéfense, qu’ils veulent essaimer dans la France entière. Cela va sûrement plaire à Manuel Valls.

Agathe Logeard – Le Nouvel Observateur - 04-08-2013

(1) Le site Islam & Info, contacté par e-mail, a refusé de nous parler, invoquant un emploi du temps surchargé et l’impossibilité de se libérer avant… fin 2014. Le courrier que nous avons reçu met aussi en cause des articles publiés dans “le Nouvel Observateur” sur la Tunisie, qui “participent à légitimer dans certains cerveaux malades les agressions contre des femmes voilées”.

http://latribuneargenteuil.fr/argenteuil-comment-la-guerre-du-voile-sest-rallumee/

Argenteuil : comment la guerre du voile s’est rallumée
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13 juin 2013 4 13 /06 /juin /2013 08:22

Le Monde.fr

De violents affrontements ont opposé mardi soir plusieurs dizaines de policiers à des habitants d'Argenteuil, dans le Val-d'Oise, après le contrôle d'une femme de 25 ans portant le voile intégral, a-t-on appris mercredi de sources concordantes.

Alors que les policiers procédaient au contrôle d'identité de cette femme, dans une rue semi-piétonne du centre-ville d'Argenteuil, un attroupement s'est formé et a dégénéré en affrontement, mardi vers 19 heures. "La jeune femme avait dans un premier temps accepté le contrôle. Mais un passant s'en est mêlé, pour dire que le contrôle était à ses yeux illégitime. Il a commencé à s'en prendre aux policiers", a indiqué une source proche du dossier.

Un rassemblement d'une soixantaine de personnes s'est alors formé autour de la jeune femme et des fonctionnaires, qui ont appelé des renforts. "Les policiers ont été pris à partie. Ils ont été insultés et ont reçu des coups, notamment des coups de poing", a assuré la source proche du dossier, évoquant une scène d'"émeute".

LACRYMOGÈNES ET TIRS DE FLASH-BALL

Selon un habitant d'Argenteuil qui a assisté à la scène, les policiers ont utilisé des bombes lacrymogènes et des tirs de flash-ball pour disperser la foule. "Ils ont fait un usage de la force disproportionné. Dans la foule, il y avait des enfants dans des poussettes, qui ont reçu du gaz lacrymogène", a affirmé cet homme de 32 ans, qui n'a pas souhaité donner son nom.

Selon la source proche du dossier, deux hommes dont un cousin de la jeune femme ont été interpellés lors des échauffourées. Agés de 23 et 37 ans, ils ont été placés en garde à vue pour "provocation à l'attroupement", "violences sur personne dépositaire de l'ordre public", "outrage" et "rébellion". Une quarantaine de policiers ont été mobilisés pour ramener le calme après les échauffourées, a précisé cette source. "La situation n'est revenue à la normale que vers 20 h 30", a-t-elle précisé.

La loi du 11 octobre 2010 interdit de dissimuler son visage dans l'espace public. La violation de cette interdiction est punie d'une amende maximum de 150 euros. Un an après l'entrée en vigueur de cette loi, le 11 avril 2011, environ 300 femmes avaient été verbalisées.

Affrontements à Argenteuil après le contrôle d'une femme en niqab
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19 avril 2013 5 19 /04 /avril /2013 18:18
 http://www.nonaumariagehomo.fr/                

 

Depuis quelques jours, la police a changé de visage. Elle est passée d’une police traquant les délinquants à une police faisant de la garderie, confie un major d’une compagnie de CRS de l’ouest parisien. En réalité, le malaise est de plus en plus profond parmi les forces de l’ordre. Ceux-ci ont l’impression d’être utilisés à des fins politiques.

Le dimanche 14 avril dernier, alors que des jeunes se réunissaient pour un sit in silencieux sur la place Hériot à proximité de l’Assemblée Nationale, les gendarmes mobiles ont reçu l’ordre d’interpeller les 67 jeunes réunis. Ce soir là, certains gendarmes sont sortis de leur devoir de réserve : « Nous ne voulons pas vous faire mal… Nous avons honte de ce que nous faisons ». La majorité des gendarmes mobiles va même être très agréable avec les interpellés entamant des conversations avec les jeunes avant qu’ils ne soient placés en garde à vue.

Avant leur placement en garde à vue, certains officiers de police judiciaire ne vont pas hésiter à se lâcher : « vous êtes ici pour des raisons politiques car vous êtes opposés au mariage gay […] Vous êtes vraiment courageux de faire ce que vous faites, merci […] On se retrouve dimanche ! ».

Une fois les jeunes en cellule, un des surveillants va se livrer « J’ai honte de ce que nous faisons », puis retirant sa veste d’uniforme « j’ai honte de cet uniforme, nous sommes devenu une police aux ordres du gouvernement ! ». Un autre policier confira à son tour, sous les applaudissements des jeunes incarcérés, « Pour le moment, nous obéissons mais ça va bientôt finir si ça continue comme ça ». Et le défilé de soutien des policiers continuera toute la nuit « Nous ne sommes pas là pour faire de la garderie, nous ce qu’on veut c’est aller traquer les délinquants ». Les policiers vont être nombreux pour ne pas dire la globalité à soutenir ces jeunes mis en garde à vue pour des raisons politiques.

Mardi 16 avril, un jeune recroise le gendarme mobile qui l’avait embarqué deux jours auparavant. Le gendarme vient le voir et lui sert directement la main « Tu es de retour ! C’est super ! Continue de te battre pour nous s’il te plait ».

Jeudi 18 avril, un policier va confier à un manifestant « je n’ai rien contre vous, mais vous êtes un peu des bisounours. Là, on fait de la garderie, plus notre travail de police ».

Plus les jours passent, plus le malaise grandit parmi les forces de l’ordre. En effet, la police a l’impression d’être exploitée à des fins politiques. Mais surtout, les forces de l’ordre ont l’impression d’être de moins en moins appréciées car elles commencent « à ne plus être aimé des seuls qui les soutenaient ».

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17 décembre 2012 1 17 /12 /décembre /2012 10:39

Les propos de CRS disant ne pas pouvoir entrer dans une cité de Saint-Ouen en proie au trafic de drogue ont entraîné l’ouverture d’une enquête, avec le soutien du cabinet de Manuel Valls.

Thibault Raisse | Publié le 16.12.2012

 Saint-Ouen. Un reportage sur le trafic de drogue où apparaissent des CRS a été diffusé le 25 novembre dans l’émission « 7 à 8 ».

Saint-Ouen. Un reportage sur le trafic de drogue où apparaissent des CRS a été diffusé le 25 novembre dans l’émission « 7 à 8 ». | (Document TF 1.)

 

Des CRS impassibles à quelques mètres d’un riverain menacé par des dealeurs. Les images ont choqué jusqu’au sommet de l’Etat. Selon nos informations, l’Inspection générale des services, IGS, la police des polices parisienne, a ouvert une disciplinaire après la diffusion le 25 novembre dernier sur TF1 d’un reportage dans l’émission « 7 à 8 » consacré au trafic de drogue qui gangrène Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis).                                       

Les « bœufs-carottes » cherchent à retrouver et à interroger deux CRS filmés en caméra cachée : postés à l’entrée d’un quartier sensible, ils assuraient avoir reçu des « consignes » leur interdisant de pénétrer à l’intérieur d’une des cités de la ville où les dealeurs sont rois.
Les images en question ont été tournées dans le quartier Emile-Cordon, classé zone de sécurité prioritaire (ZSP) par Manuel Valls. L’équipe de TF1 y suit un riverain excédé lorsqu’un guetteur cagoulé les prend à partie. L’un des journalistes interpelle alors une patrouille de CRS postée tout près pour réclamer de l’aide. « On ne peut pas y rentrer (sic). On n’a pas le droit », glisse un policier. « On a des consignes », ajoute son collègue. Le reporter fait part de son étonnement.

Le reportage n’est pas passé inaperçu

« Il faut qu’eux [les dealeurs] puissent continuer de vivre, et il faut que les habitants soient rassurés », justifie le premier CRS, qui estime « qu’il n’y a pas vraiment de volonté que le trafic s’arrête ». Le riverain réapparaît finalement quelques minutes plus tard, sain et sauf, mais dit avoir été menacé par la bande du guetteur.
Le reportage n’est pas passé inaperçu. Informé, le préfet de police Bernard Boucault a demandé l’ouverture immédiate d’une enquête administrative pour retrouver les . « Une démarche bien évidemment soutenue par le cabinet du ministre » précise le porte-parole du ministère de l’Intérieur.
« Il est inacceptable d’entendre des policiers dire qu’ils ont pour ordre de ne pas bouger, indique une source proche du dossier. Soit cette histoire de consignes est fausse, et ils risquent des sanctions; soit de telles instructions existent bel et bien, et il faut savoir qui les leur a données. »
Parallèlement, l’IGS s’intéresse à un autre agent de police intervenant dans ce même reportage. Egalement flouté, celui-ci montre aux journalistes des images de trafiquants « au travail » qu’il a lui-même filmés sur son temps libre. Selon nos informations, le fonctionnaire a été retrouvé et entendu cette semaine. Il aurait démissionné de la police depuis le et ne devrait donc pas être inquiété.

 

 

Le Parisien

 

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18 août 2012 6 18 /08 /août /2012 22:09
 

Un homme ayant commis une infraction au code de la route est suivi et contrôlé par la police. Hasard funeste, le contrôle a lieu à proximité d’une cérémonie de deuil. Le contrôle est mal pris par les participants. Les policiers commettent-ils des bavures ? Des témoignages l’affirment, mais on ne saurait être définitif sans enquête plus approfondie. Quoiqu’il en soit et quels que soit les torts des uns et des autres, les évènements dégénèrent. Le lendemain au soir, les agents de la force publique, venus pour maintenir l’ordre, se retrouvent pris dans un véritable guet-apens. Accueillis par des tirs de chevrotine et de mortiers, on dénombrera seize blessés. En sus, des établissements publics ont été détruits, dont une école maternelle. Cette violence, qui ne surprend plus personne et qui à l’avenir est appelée à se multiplier, a des causes. A nous de les restituer.

 

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Ce genre de caricatures stigmatisantes n'aura jamais sa place sur notre site.

 


Un non-dit hallucinant : le rôle et la place de l’économie parallèle

 

Excepté quelques gauchistes incultes, naïfs et dont la vie quotidienne est localisée dans les centres villes paisibles et des médias aux ordres, nul ne se leurre sur la cause de cette émeute.

Au dire du maire d’Amiens, depuis qu’un plan de rénovation urbaine de la ville visant les quartiers dit sensibles a été lancé, les troubles se sont accentués en nombre et en gravité. Selon BFM, ce plan de rénovation urbaine dérangerait « certaines personnes ». Ceux que BFM n’a pas le courage de nommer sont les dealers. Comme toujours dans les médias dominants, la question de l’économie parallèle n’est pas creusée.

Il s’est passé lundi dernier à Amiens la même chose qu’à Grenoble en 2010, qu’à Villiers-le-Bel en 2007 et que dans presque toute la France en 2005. Expliquons-nous.

Le tenants de l’économie parallèle, les dealers, ont besoin pour prospérer d’évacuer de leur zone d’influence de toute présence publique, pour ne pas dire de toute présence extérieure au vase clos de leur environnement urbain. Pompiers, policiers et médecins sont donc lapidés lors de toute intrusion.

A la base de toutes les émeutes, qui s’inscrivent dans la logique décrite ci-dessus, on trouve toujours une tragédie humaine, généralement la mort accidentelle d’un enfant ou d’un adolescent. Si tôt le drame survenu, les dealers battent le fer tant qu’il est encore chaud et envoient les plus abrutis des racailles accomplir la basse besogne : destruction de biens publics et privés, agression des forces de l’ordre. Le but de la manœuvre est le suivant : faire reculer toujours plus loin la frontière de la zone où s’exerce l’autorité publique. La pérennité de l’économie parallèle est à ce prix. L’ordre, entendons l’ordre des criminels, doit régner. Exactement comme en Italie du sud.

Nous affirmons que la spontanéité de ces émeutes est nulle. Les émeutiers agissent sur ordre et certainement pas dans une logique de révolte sociale ou politique. Preuve en est que les destructions de biens ne concernent pas le pouvoir, ni les classes oligarchiques. Les victimes des dépravations sont les populations de ces quartiers. Les bourreaux prétendent lutter contre la classe politique et la police en maltraitant leurs voisins. Plutôt curieux.

Les voix qui se solidariseront avec les émeutiers ne se joindront donc pas avec des êtres épris de justice, mais avec des pantins du crime.

 

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Les gens sont médisants, la jalousie rend méchant.


La barbarie des racailles d’en bas : fille légitime du totalitarisme de marché

 

Les « émeutiers », en réalité les mercenaires des dealers, sont ce que le bon sens du peuple français ose appeler des racailles, quand il n’a pas peur de se faire reprendre par le politiquement correct ambiant. Dans notre premier ouvrage, nous avons eu l’occasion de caractériser la condition de la racaille.

Une racaille est selon nous est un être structuré par la sous-culture mercantile anglo-saxonne, soit par l’inversion des valeurs sous-jacente à la culture hédoniste de masse. En conséquence, et en bon libéral-libertaire, les valeurs classiques lui sont étrangères et sont à ses yeux objet de mépris. La racaille a échappé aux valeurs de son socle familial et aux valeurs (de ce qui reste) de l’Education nationale. Ce qui structure en premier lieu la racaille est donc le marché, en particulier son premier vecteur de communication : la télévision. A l’instar du français moyen, elle la regarde en moyenne près de quatre heures par jour et ne fréquente généralement que des gens partageant sa condition. Son comportement, sa manière de vivre, ses actes, sont directement inspirés de ce que le marché propose et non d’une quelconque pseudo-spontanéité populaire.

Rap haineux et stupide, navets hollywoodiens, vulgarité radiophonique (Cauet, Arthur etc.), permissivité des jeux vidéo et de la publicité, imbécilité continue des programmes télévisuels sont pour la racaille des stimulants permanents à la transgression. On nous rétorquera que ceci est la condition de tout con(sommateur). Il est vrai. Mais très souvent issue de quartiers où le taux de population issue de l’immigration est très élevé (chez qui les racailles sont une minorité, dissipons toute ambiguïté et tout amalgame), où le chômage atteint des seuils inhumains, où l’économie parallèle règne en maître, où l’autorité publique s’est laissée chasser, la racaille, déracinée au sens barressien et weilien, est prise dans une mécanique sociale qui fait d’elle ce qu’elle est : un être incivique, avide de matière, vulgaire et agressif, ne disposant d’aucune barrière morale et ne comprenant que la loi du plus fort.

En résumé, la racaille est l’individu dans sa finalité anthropologique, tel qu’il est souhaité par le totalitarisme de marché, ce qui est logique, puisqu’elle a été dressée par lui. Aussi la racaille est-elle un être déstructuré, privé de tout référent moral, politique, intellectuel et religieux. En conséquence, elle est esclave d’une réalité sur laquelle elle n’a aucune prise.

Enfant de la sous-culture mercantile anglo-saxonne, la racaille est bien l’enfant du totalitarisme de marché.

 

 

 

Le jeu étrange des racailles d’en haut, où de l’union de toutes les racailles au service du Système

 

Une idée reçue propagée par les médias tend à devenir vérité pour de nombreux français : il y aurait en France des zones de non-droit. Faux : il y a en France des zones où l’on veut que le droit soit absent. La nuance est de taille.

Les noms, les méthodes et l’adresse d’une grande partie des dealers sont connus des forces de l’ordre. Nous affirmons que si l’économie parallèle prospère en France, c’est pour la simple et bonne raison que l’ordre de démantèlement général n’est pas donné par le pouvoir politique. Bien sûr, de temps à autre, nous assistons à des interventions de police télévisées chargées de nous donner le change. Reste que l’évidence est là : on ne s’attaque pas de front à l’économie parallèle. Attitude curieuse de nos politiques qui pourtant de tous bords prétendent vouloir lutter contre la délinquance. Si ces paroles étaient sincères, les pouvoirs publics se seraient attaqués depuis longtemps à ce principal essaim de délinquance. Or nous constatons que celui-ci reste intact. On peut nous opposer que nos politiques craignent l’explosion qui en découlerait. Soit. Mais une courte explosion salvatrice vaut mieux qu’un pourrissement sans fin.

Philippe le Bel a réglé le problème des Templiers, puissance religieuse, financière et militaire, Etat dans l’Etat, racaille satanique ayant des relais jusque dans les Etats pontificaux, en vingt-quatre heures, le 13 octobre 1307, par un vaste coup de filet sur l’ensemble du royaume. Ce que la politique a voulu a été réalisé.

Que le lecteur songe bien que ce qui a été fait à l’époque avec des moyens logistiques infiniment moindres que ceux d’aujourd’hui contre un adversaire nettement plus puissant que les dealers de cité, peut être réédité sans l’ombre d’un problème. Ce coup de filet salvateur cependant, nous le savons, n’aura pas lieu.

Il n’aura pas lieu pour deux raisons. Un, parce que le Système a besoin des racailles. Depuis la Seconde guerre mondiale, le peuple ne tolère plus la violence étatique. La répression du peuple devant être faite par un autre moyen, on l’a donc privatisée et déléguée aux racailles. De nos jours, le peuple ne baisse pas les yeux devant une milice, la police ou l’armée, mais bien devant les racailles. Nombreuses sont les manifestations dénonçant les violences policières. Nous ne discutons pas de leur bien-fondé lorsque ces violences sont réelles, mais déplorons qu’il n’en existe pas pour dénoncer la violence des racailles, autrement plus massives et plus douloureuses pour le peuple. C’est par les racailles que le peuple est physiquement persécuté et non par une quelconque instance étatique.

Les racailles d’en haut du Système ont besoin de cette humiliation du peuple de France pour mieux le soumettre. Il n’est pas permis de douter que les racailles d’en bas, évidemment dépassées par tout cela, sont un instrument d’oppression aux mains des racailles d’en haut.

Deux, lorsque les dominants sentent que leurs privilèges sont menacés, un remède s’impose pour éviter la révolution : lancer les dominés les uns contre les autres. Horizontaliser la lutte pour qu’elle ne se verticalise pas. Méthode ancestrale.

Il est temps que le peuple français comprenne que si les maux qui ravagent la société perdurent, c’est uniquement parce que la classe politique s’abstient de les traiter et non par ignorance des remèdes.

Plaider l’incompétence, c’est disculper les collabos. 

 

 

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14 août 2012 2 14 /08 /août /2012 09:20

 

Les jeunes racailles font feu de tout bois en ce moment dans certaines cités. La chaleur sans doute ? Il faut bien leur trouver des excuses ! C’est à Toulouse (Haute-Garonne) puis à Amiens (Somme) qu’ils viennent particulièrement de se distinguer.

 

Depuis jeudi dernier, des jeunes de cités rivales de Toulouse se retrouvent en fin d’après-midi puis au milieu de la nuit pour régler leurs comptes avec des armes à feu. Premier bilan : un blessé grave, trois plus légers, et une condamnation. La secrétaire générale de la préfecture Françoise Souliman craint « qu’il y ait des gens blessés, des dommages collatéraux quand ils viennent tirer dans des espaces publics… »

Amiens pour sa part a été le théâtre d’une nuit d’affrontements entre des jeunes des quartiers nord et des CRS dont plusieurs ont été blessés et des automobilistes agressés lors de « car-jacking ». Une école maternelle a également été incendiée, de même que plusieurs voitures. Le week-end dernier, des heurts entre des policiers et une soixantaine de jeunes avaient déjà fortement secoué cette partie de la ville.

Amiens-Nord est classé parmi les quinze quartiers les plus difficiles en France, d’où son classement en « zone de sécurité prioritaire ». Ce dispositif de sécurité renforcée prévoit notamment d’avantage de policiers, sans doute à partir de septembre, mais sans qu’on sache exactement combien pour l’instant.

Davantage de policiers, c’est bien, mais s’ils n’ont pas les moyens matériels ni légaux d’imposer leur loi aux voyous, cela ne servira à rien sinon à donner bonne conscience au gouvernement socialo-écolo.

 

http://www.nationspresse.info/

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