Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
15 mai 2017 1 15 /05 /mai /2017 14:15
Repost 0
17 novembre 2013 7 17 /11 /novembre /2013 09:53

Avec Geert Wilders, Marine Le Pen espère sortir de son isolement européen

Hier, Marine Le Pen était l’invitée d’honneur de Geert Wilders aux Pays-Bas. Le chef du mouvement national-populiste PVV a accueilli la présidente frontiste les bras ouverts. Certes, ce n’était pas une première puisque Wilders avait déjà rendu visite à Marine Le Pen en avril dernier à Paris. Mais les deux personnalités politiques ont cette fois-ci officiellement scellé leur alliance en vue des élections européennes de juin prochain.

Jusqu’à cette année, Wilders ne voulait pas entendre parler du FN. Transfuge du Parti libéral, connu pour ses positions très favorables à Israël, la personnalité de Jean-Marie Le Pen ne l’encourageait pas dans cette voie. Pour Marine Le Pen, les choses n’étaient donc pas gagnées d’avance, tant s’en fallait. Après avoir donné des gages à son partenaire batave, elle peut aujourd’hui se féliciter du succès de sa stratégie de dédiabolisation, élargie à l’échelle européenne. Il faut dire que le Front national revient de loin. Jusqu’à présent, dans l’hémicycle européen, Bruno Gollnisch présidait l’Alliance européenne des mouvements nationaux, un aréopage de parlementaires hongrois, britannique ou belges au lourd passif xénophobe, pour ne pas dire plus (Jobbik, British National Party, Vlams Belang). Marine Le Pen ayant jugé cette coalition trop radicale et politiquement peu crédible, elle a acculé son ancien rival et les autres eurodéputés frontistes à la démission. Tous se sont exécutés dare-dare, jusqu’à Jean-Marie Le Pen qui a récemment admis avoir quitté l’AEMN « pour obéir » à sa fille.

Le ménage fait, Marine Le Pen s’est donc attelé à la formation d’une alliance FN-PVV comme socle de départ d’une future coalition europhobe au Parlement européen. On n’en connaît encore pas les contours exacts, mais une chose est sûre : l’UKIP britannique du tonitruant Nigel Farage n’en sera pas. Actuellement à la tête du groupe Europe Libertés Démocratie à Strasbourg, Farage a préféré s’allier à Nicolas Dupont-Aignan1, ce qui fait une pierre souverainiste dans le jardin de la présidente du FN. Tandis que les sondages annoncent sinon une majorité anti-européenne aux élections de juin, du moins une forte minorité de blocage, la question des alliances entre opposants à l’UE est plus que jamais cruciale. Aussi, les tandems Farage-NDA et Wilders-Le Pen se disputent-ils le renfort de l’AfD allemande, parti anti-euro qui prône le retour au Mark et a frôlé l’entrée au Bundestag en septembre dernier. Selon nos informations, le cœur de l’AfD pencherait plutôt du côté de Dupont-Aignan et Farage.

En attendant de se trouver d’autres partenaires, Marine Le Pen peut se targuer d’une certaine proximité idéologique avec Geert Wilders. Tous deux défendent en effet le retour à la monnaie nationale et le recours au protectionnisme pour se protéger de la concurrence des pays émergents, non sans vivement critiquer l’immigration et l’islam. Même sur la question épineuse du mariage gay, Marine Le Pen a fait preuve d’une grande prudence, refusant de manifester tout au long de cette année, ce qui rassure le très libéral-libertaire Wilders. Certes, on peut asticoter les nouveaux mariés sur leurs divergences sociales et économiques, mais ils auront jeu de répondre que la défense de la souveraineté nationale consiste justement à pouvoir mener la politique de son choix dans son pays, indépendamment des directives bruxelloises. On aurait d’ailleurs bien du mal à trouver un équivalent français au populiste batave : sous nos cieux, Wilders serait un hybride entre
Philippe de Villiers (national-libéral, anti-européiste, islamophobe) et Daniel Cohn-Bendit (sur un strict plan sociétal). Il se rapproche de l’idéal-type de l’« hédoniste sécuritaire », expression par laquelle Gaël Brustier et Jean-Philippe Huelin qualifient les libéraux-libertaires qui réclament davantage de sécurité et de frontières afin de continuer à jouir sans entraves.

Mais le soutien du parlementaire batave aux mariages entre personnes de même sexe a ses limites : Au sein de leur futur groupe, la cohabitation entre Wilders et Le Pen père risque d’être explosive ! Si le premier a toujours refusé de dialoguer avec le second, c’est qu’il goûtait peu ses jeux de mots douteux sur la Seconde guerre mondiale et les Juifs, mais aussi ses amitiés arabes et islamistes (Irak de Saddam Hussein, République islamique d’Iran…) peu compatibles avec son tropisme atlantiste et pro-israélien. Or Geert Wilders n’ignore certainement pas que le président d’honneur du FN conduira la bataille dans le Sud-Est de la France. À moins que Jean-Marie Le Pen ne soit intéressé que par l’odeur de la poudre et qu’il ait déjà secrètement assuré à sa fille qu’il n’irait pas siéger à Strasbourg…

Et si c’était cela que Marine Le Pen avait confié à Geert Wilders avant qu’ils ne convolent en justes noces électorales ?

http://www.causeur.fr/

FN : Partenaire particulière cherche partenaires particuliers
Repost 0
17 novembre 2013 7 17 /11 /novembre /2013 09:47

Marine Le Pen tisse sa toile. La présidente du Front national cherche des alliés chez nos voisins en vue des élections européennes de mai 2014. Objectif: constituer un groupe au Parlement européen. Parmi ses cibles: le député néerlandais Geert Wilders, leader du Parti pour la liberté (PVV), à qui elle a rendu visite cette semaine. Un parti d'extrême-droite connu non seulement pour son médiatique chef de file, à la chevelure blonde peroxydée, mais aussi pour ses positions anti-islam.

Lorsqu'il créé le PVV en 2006, Geert Wilders - formé dans les années 90 à l'école du libéral Frits Bolkestein - reprend le flambeau du populiste Pim Fortuyn. Ce dernier, assassiné en 2002 par un militant d'extrême-gauche, était apparu dans le paysage politique néerlandais au début des années 2000 et jugeait les musulmans incapables de s'intégrer. Une ligne que Wilders va maintenir, couplé à un discours très anti-européen.

Les succès électoraux seront quasi immédiats. Après avoir participé à la victoire du non au référendum sur le traité européen en 2005, le PVV obtient 5,8% des voix (neuf sièges de député sur 150) aux élections législatives de novembre 2006. Bénéficiant d'une audience toujours plus accrue dans l'opinion, Geert Wilders passe à la vitesse supérieure dans sa critique de l'islam. En 2008, il est l'auteur du film Fitna, un brûlot dans lequel il comparait le Coran à Mein Kampf d'Adolf Hitler. Une démarche qui lui vaut des poursuites dans son pays pour incitation à la haine raciale et discrimination envers les musulmans. Aidé financièrement dans cette affaire par le Middle East Forum, une association américaine pro-israélienne basée à Philadelphie, il sera finalement relaxé en 2011.

«Un parti sympathique»

Parallèlement, la percée électorale du Parti pour la liberté se confirme. Il obtient 16,7% des voix aux élections européennes de juin 2009 et s'impose comme la deuxième force politique du pays. Pour sa première participation à ce scrutin, il remporte quatre des 25 sièges néerlandais au Parlement de Strasbourg, un de moins seulement que les démocrates-chrétiens (CDA) du premier ministre, Jan Peter Balkenende. Moins d'un an plus tard, le PVV confirme sa montée en puissance aux municipales de mars 2010, en arrivant en tête à Almere et deuxième à la Haye, les deux seules villes où il se présentait.

Après une éclatante progression aux législatives de 2010 et une participation à la majorité parlementaire, le parti de Geert Wilders connaît un cuisant revers lors des législatives anticipées de septembre 2012, provoquées par son départ de la coalition au pouvoir dans un contexte de crise économique. Le PVV tombe de 24 à 15 sièges de députés. Il a toutefois effectué depuis un rebond et est en tête des sondages d'opinion en grande partie grâce à ses positions anti-européennes.

Le leader populiste, notoirement pro-israélien, a par ailleurs longtemps pris ses distances avec le Front national, choqué par les dérapages de son ancien président, Jean-Marie Le Pen. Interrogé à ce sujet lors de sa rencontre avec Marine Le Pen mercredi à La Haye, Geert Wilders a assuré «se réjouir de collaborer» avec le FN, devenu «sous la direction» de la fille Le Pen «un parti sympathique». Et celui-ci de conclure: «Mme Le Pen est la fille de son père, pas de ses idées».

http://www.lefigaro.fr/

La présidente du FN a rencontré cette semaine le leader populiste Geert Wilders, chef de file d'un parti d'extrême-droite néerlandais.

La présidente du FN a rencontré cette semaine le leader populiste Geert Wilders, chef de file d'un parti d'extrême-droite néerlandais.

Repost 0
19 octobre 2013 6 19 /10 /octobre /2013 16:41

Tout va bien pour Marine Le Pen. Les sondages viennent de faire du FN le premier parti de France, avec 24 % d’intentions de vote aux européennes. Malgré Harlem Désir et ses pin’s, malgré les sorties ratées de Manuel Valls sur les Roms, elle monte, le Front monte, et tous les autres ont peur. Le scrutin de Brignoles a de surcroît montré que le Front pouvait rassembler au second tour, ce qui est une nouveauté.

Plus révélateur encore : le FN est à 44 % chez les ouvriers. Chez les employés, il est à 36 %. Chez les artisans et commerçants, 35 %. Ces chiffres marquent une domination puissante du patriotisme social que je défends et auquel je ne peux qu’applaudir. Aussi réduite soit désormais la part du secteur industriel en France, les ouvriers sont une cible prioritaire pour tous les candidats. Du « acheter français » de François Bayrou aux gesticulations de Jean-Luc Mélenchon, en passant par le « produire en France » de Nicolas Sarkozy et le « redressement productif » de François Hollande, tous ont parlé à ces ouvriers dont l’opinion compte tant pour la France, qui sait que sa prospérité économique est liée à son avenir industriel. Gagner les ouvriers, c’est se préparer à gagner les Français. Si en 2017 Marine Le Pen se retrouve face à François Hollande au second tour, qui peut éliminer l’hypothèse que la première batte le second ?

Pourtant, il y a deux raisons majeures qui doivent tempérer l’enthousiasme frontiste.

La première est d’ordre électoral. « Les sondages, ce n’est pas le scrutin » est plus qu’une vérité, c’est une lapalissade. J’insiste néanmoins. En 2011, Marine Le Pen était déjà à 44 % chez les ouvriers. Or, seuls 33 % d’entre eux ont voté pour elle en 2012. Au niveau national, n’oublions pas que la campagne électorale fit passer la présidente du FN de 24 % en mars 2011 à 17,9 % lors du scrutin. Ne sous-estimons pas les capacités de défense du système. Cela fait 30 ans que j’entends « cette fois c’est la bonne ! ». S’il est sûr que nos idées avancent, ce simple rappel doit inciter à modérer nos espoirs et inciter au travail.

La seconde raison est plus inquiétante. Malek Boutih a déclaré à Des Paroles et des Actes, face à Florian Philippot, que même en cas de victoire du Front « ils » résisteraient, « ils ne se laisseraient pas faire ». Il s’agit d’une menace à peine voilée contre la démocratie. Le FN n’a curieusement pas fait scandale de ces propos. Philippot lui-même semblait pressé de passer à autre chose, peut-être sonné par cette prise de conscience : gagner les élections ne veut pas forcément dire prendre le pouvoir. Si le FN emporte la présidentielle et que les gouvernants confisquent cette victoire aux Français, que fera-t-il ? Le Front n’a pas le réseau militant pour faire descendre des centaines de gens dans la rue et défendre la démocratie. Bloquer le pays ? Cela fait des années que je clame la nécessité de pénétrer les syndicats, y compris leur direction, voire de créer un grand syndicat patriotique. Le FN a toujours dédaigné cette stratégie. Quant à ceux qui pensent que l’armée viendrait à leur secours, qu’ils sachent que les généraux seront d’un loyalisme absolu envers ceux qui ont fait leur carrière.

Que Marine Le Pen le veuille ou non, son projet politique est révolutionnaire. De la part des élites en place, elle ne doit pas s’attendre au fair-play. Tel qu’est le rapport de force, elle ne peut tout miser sur les élections : elle a besoin de cartouches supplémentaires, et elle n’a plus beaucoup de temps pour les trouver.

http://www.bvoltaire.fr/

Repost 0
16 octobre 2013 3 16 /10 /octobre /2013 14:52

Marine Le Pen, présidente du Front national en France et Geert Wilders du Parti de la liberté (PVV) aux Pays-Bas, vont tenter de lancer le mois prochain un mouvement pan-européen d’eurosceptiques (SIC).

Geert Wilders s’est rendu en Israël une quarantaine de fois au cours des 25 dernières années. Selon ses propres déclarations, il y aurait rencontré plusieurs fois Ariel Sharon et Ehud Olmert. Dans son court métrage Fitna, il revendique des liens étroits avec le Mossad.

Wilders voulait dans un premier temps émigrer vers Israël. Il y a d’ailleurs travaillé dans des boulangeries industrielles et dans un moshav (communautés agricoles coopératives). Devenu député européen, il soutient Israël et fustige les pays qui lui sont hostiles. Il continue de s’y rendre après son élection en 2009.

Marine Le Pen se rendra donc aux Pays-Bas dès le mois de novembre prochain pour discuter d’une campagne commune aux élections européennes avec le PVV de Geert Wilders.

M. Wilders a déjà fait une tournée européenne cet été pour tenter de convaincre les partis partageant les mêmes idées afin d’adopter une plate-forme euro-sceptique et anti-immigrés commune en mai prochain, avec à ce jour un succès limité.

Le seul groupe eurosceptique existant à Strasbourg à ce jour, l’Europe de la liberté et de la démocratie (EFD) qui est dominé par l’Ukip de l’ultra libéral Nigel Farage. Ni le Front national français ni le PVV de Geert Wilders qui n’ont qu’une poignée de membres à Strasbourg n’appartiennent à l’EFD.

Extrait de l’entretien de Nigel Farage dans Valeurs Actuelles :

« Peut-on comparer l’Ukip avec le Front national, dont les idées sont très proches des vôtres ?

Marine Le Pen a dit publiquement qu’elle voulait que le FN ressemble plus à l’Ukip. J’en suis très flatté mais, pour y arriver, il faut qu’elle réforme et transforme un parti (…). C’est pourquoi nous ne travaillerons pas avec le Front national. Je soutiendrai Debout la République de Nicolas Dupont-Aignan que je connais assez bien.

Ils vécurent heureux et ils eurent pleins de petits métisses, FM:., pro-avortement, sionistes et homosexuels.

http://la-flamme.fr/

Marine Le Pen et Geert Wilders vont se concerter pour former une alliance
Marine Le Pen et Geert Wilders vont se concerter pour former une alliance
Repost 0
5 octobre 2013 6 05 /10 /octobre /2013 15:03

Le 4 octobre 2013, Nicolas Dupont Aignan, président de Debout la République était l'invité de Christophe Barbier sur le plateau de la matinale info d'i>TELE.

Repost 0
4 octobre 2013 5 04 /10 /octobre /2013 18:46

Brighelli constate que le parti de Le Pen est le dernier à défendre les idéaux de l'école de la République. Faux semblant ? Certes. Mais le mal est profond.

Et si le FN déclarait demain que la Terre tourne autour du Soleil, faudrait-il supposer que Galilée cotise au parti de Jean-Marie ?

Des couplets chevènementistes dans les incantations du FN

Les constats du FN, repris par le "collectif Racine", sont à peu près tous corrects. Et cela chatouille ou gratouille les enseignants qui ont voté Hollande (et quelques autres), navrés de voir Peillon ne rien toucher aux programmes, ni aux méthodes, ni à la mainmise sur l'École des pédagogistes les plus fumeux, recyclés dans les ESPE après avoir sévi dans les IUFM. Navrés aussi de voir des syndicalistes les plus bornés, membres de droit de la future Commission des programmes qui se met aujourd'hui en place afin de réduire encore, si se peut, les savoirs transmis aux élèves (1). Choqués d'apprendre la présence, dans la future Commission des programmes, des spécialistes auto-proclamés les plus fourbus.

Les profs pleurent sur leurs forums. Mais ils sont bien forcés de constater que le FN énonce quelques vérités premières : oui, l'École va mal ; oui, les parents ne sont pas contents ; oui, c'est l'ignorance que l'on enseigne ; oui, la République a mal à l'École, symptôme fatal de son sentiment de perdition ; et oui, il y a des couplets quasi chevénementistes dans certaines incantations du FN, et ce n'est pas tout à fait un hasard (Florian Philippot, vice président du FN était chevènementiste, NDLR). Pas un hasard non plus si un vrai républicain comme Nicolas Dupont-Aignan tient aujourd'hui un discours quasi identique.

Quand le FN cite Platon

Mais si ce sentiment existe, c'est que la Gauche a abandonné les enseignants en rase campagne, persuadée qu'ils voteront quand même pour elle, en cas de duel Marine / François. Ah oui ? Eh bien s'ils comptent sur un 2002 à l'envers, ils se trompent : combien d'enseignants, malgré les mauvais coups de Chatel, se sont abstenus en 2012...

Que dit le FN (2) ? Que "l'élitisme républicain, qui repose sur une exigence collective et sur l'effort individuel, est le meilleur levier pour assurer l'égalité des chances" : oui. Que "le laxisme scolaire enferme les plus défavorisés sur le plan culturel et social et permet la reproduction héréditaire des élites" - c'est évident, même si les têtes molles du SGEN et du SE-UNSA, si actives rue de Grenelle, croient toujours que les incantations sur le collège unique "toujours pas accompli" et la carte scolaire "à réactiver de manière rigide" suffiront à améliorer une situation dont ils sont pleinement responsables.

Et le Front de citer Platon : "Lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter, lorsque les jeunes méprisent les lois parce qu'ils ne reconnaissent plus au dessus d'eux l'autorité de rien ni de personne, alors c'est là en toute beauté et en toute jeunesse le début de la tyrannie."

17 % d'élèves en perdition en 6e

Je n'ai pas à prouver que je ne suis pas un pilier du FN, je me suis déjà expliqué sur ce point avec une clarté dont certains pourraient s'inspirer (3). Je suis fondamentalement irrécupérable...

Alors, entendons-nous. Je ne ferai pas un faux procès au FN pour savoir si ce parti (qui désormais porterait plainte dès qu'on le qualifie d'extrême droite) pense ou non ce qu'il écrit. Je ne me fie qu'à ce qui se fait effectivement.

Et que fait le gouvernement socialiste ? Il entérine, sur de nombreux points, ce qui s'est fait sous Sarkozy, à l'Université, par exemple : Fioraso, c'est Pécresse moins l'intellect - lire ici et . Il se lance dans un projet fumeux d'aménagement des rythmes scolaires sans voir (sans vouloir voir) que ce qui manque aux enfants, aujourd'hui, ce n'est pas une initiation à la bourrée auvergnate ou au chapeau rond des Bretons, ton-ton, mais une vraie maîtrise du français, des maths, de l'histoire, des sciences - bref, une réduction de ce taux aberrant de 17 % (chiffre officiel) d'élèves ne maîtrisant rien, mais alors rien, à l'entrée en sixième. Une demi-journée de plus, oui, mais pour y distiller des savoirs, et non du divertissement démobilisateur.

Le République trahie

Retour au programme du FN. "L'école doit être un sanctuaire, mettant à l'abri des modes et des lubies l'exigence de transmission des savoirs, des connaissances et du goût de l'effort. Les méthodes et l'état d'esprit pédagogistes n'y ont plus leur place." Que Marine Le Pen cite Jean Zay sans le nommer est tout de même signe de quelque chose - de l'abandon, de la trahison des idéaux républicains par la Droite comme par la Gauche.

Cela étant dit, parler d'UMPS, comme le fait le FN, n'apporte rien si l'on ne condamne pas explicitement le libéralisme, dont les uns et les autres se réclament. Le libéralisme s'accommode fort bien de ce que les imbéciles béats appellent la démocratie, ce qui lui permet d'évacuer la république. Et si le FN est aujourd'hui le seul à adopter un discours républicain, à qui la faute, sinon à ceux qui ont galvaudé les idéaux de 1793 et de 1905 pour faire de la place aux idéologies pédagogiques les plus délétères, au communautarisme, au relativisme des savoirs, noyés dans les "savoirs transversaux" et le "savoir-être", cette nouvelle tarte à la crème destinée à camoufler les ratés de la transmission ?

L'extrême se nourrit de désespoir

Les enseignants font ce qu'ils peuvent pour faire leur boulot - en faisant le gros dos, comme d'habitude, devant les réformateurs de tout poil et les incitations à modifier leurs pratiques. Mais il s'agit là des enseignants en place : quid de ceux que l'on recrute, et que l'on endoctrine d'autant plus facilement que leurs compétences disciplinaires sont de plus en plus faibles ? Aujourd'hui, les moyennes du CAPES sont relevées par les jurys, comme de vulgaires notes du Bac, pour camoufler le niveau stupéfiant de certains étudiants, particulièrement dans les matières scientifiques. Et cela fait longtemps que l'on se contente de hausser les épaules quand les copies des candidats au concours d'enseignement se révèlent truffées de fautes - ils apprendront plus tard l'accord du participe, n'est-ce pas...

Que le FN surfe tranquillement sur l'actuelle gabegie de l'Éducation nationale, rien d'ahurissant. Que Jean-François Copé, qui a soutenu l'une des pires politiques éducatives jamais lancées en France, ironise sur le chaos né de la réforme des rythmes scolaires, rien d'étonnant non plus : Peillon a donné le bâton pour se faire battre.

Soit le gouvernement change radicalement de politique, soit les enseignants iront voir ailleurs qu'à gauche - ou à droite. L'extrême se nourrit de désespoir - et le ministère aujourd'hui nourrit ce désespoir. Si désormais le FN est le seul à poser les bonnes questions et à avancer des réponses crédibles, "ce n'est pas ma faute".

(1) Selon des sources bien informées, le ministre de l'Éducation nationale pourrait nommer au futur Conseil supérieur des programmes (CSP) : Roger-François Gauthier (IGAENR), Denis Paget (prof de lettres, ancien co-secrétaire général du Snes), Agnès Van Zanten (sociologue de l'éducation), Cédric Villani (mathématicien, directeur de l'Institut Henri Poincaré, médaille Fields 2010). On parle aussi de la nomination de Laurence Parisot... Alain Boissinot, ancien recteur de l'académie de Versailles, présidera le Conseil. Vieilles barbes et chevaux de retour. Le seul enseignant dont le nom est cité n'a pas vu un élève depuis des lustres. Bravo à Vincent Peillon.

(2) Je ne poserai pas la question de la sincérité de Marine Le Pen : elle fait de la politique - comme tous les autres, dont on devrait aussi, de temps en temps, interroger la crédibilité, au vu de leurs réalisations dès qu'ils arrivent au pouvoir.

(3) J'y disais en particulier sur le FN "il se pare des plumes du paon en se faisant le chantre de l'école républicaine - jusqu'à ce qu'on s'aperçoive que sous le plumage dont il s'habille, la volaille est déjà plumée, le chèque-éducation en place et le privé confessionnel aux commandes. "

http://www.lepoint.fr/invites-du-point/jean-paul-brighelli

Éducation : ces professeurs tentés par le Front national
Repost 0
1 octobre 2013 2 01 /10 /octobre /2013 15:21
Repost 0
3 septembre 2013 2 03 /09 /septembre /2013 10:42
Repost 0
17 juillet 2013 3 17 /07 /juillet /2013 08:15

Marine Le Pen s’est rendue à l’Université MGIMO, une prestigieuse université des Relations Internationales de Moscou, accompagnée d’Anatoli Tournokov, ambassadeur de Russie et recteur de cet institut.

La présidente du Front National, s’est adressée aux étudiants et journalistes venus très nombreux la rencontrer et a répondu à leurs questions.

Repost 0

Présentation

  • : Le petit blog rouge-brun de Discipline.
  • Le petit blog rouge-brun de Discipline.
  • : Discipline, Français ordinaire désespéré ; NR décroissant.
  • Contact

Recherche