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28 février 2012 2 28 /02 /février /2012 13:45

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Présentation de l'éditeur

 

On croit connaître les principaux propos des acteurs et penseurs de l'antisémitisme, en particulier au XXe siècle où les nazis sont devenus l'accablant exemple de la haine antijuive. Seulement, à force de concentrer l'attention sur les mêmes personnages, on a oublié que l'antisémitisme était un préjugé qui remonte à l'origine du peuple juif, un cliché ancré dans les mentalités, traversant les âges et les communautés. Cette anthologie (plus de 500 entrées) a pris pour parti de se présenter les propos tenus contre les Juifs, le judaïsme et le sionisme, en politique et en littérature, mais aussi dans le monde de l'art, en économie et en science ; que ces propos émanent d'antisémites patentés ou de gens dénués de toute haine à l'égard de la communauté juive, et qui, par maladresse, ont pu, laisser planer le doute sur leurs intentions. Il s'agit aussi d'un livre de révélations. Si l'on connaît l'antisémitisme de Kant, Wagner, Shakespeare ou de Goethe, on y apprendra que Ronsard, d'Holbach, Rousseau, Dickens, John Lennon, Gandhi, Freud, Simenon ou encore Marlon Brandon, et des centaines d'autres, a priori non suspects d'hostilité à l'égard des Juifs, n'ont pas échappé à cette terrible tentation. Ce projet se propose en somme d'être un manuel d'éducation civique non conformiste, destiné à ouvrir les yeux de ceux qui veulent savoir d'où ils viennent et où ils vont. Car " on ne peut combattre que ce que l'on connaît. "
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26 février 2012 7 26 /02 /février /2012 21:06

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« Limonov n’est pas un personnage de fiction. Il existe. Je le connais. Il a été voyou en Ukraine ; idole de l’underground soviétique sous Brejnev ; clochard, puis valet de chambre d’un milliardaire à Manhattan ; écrivain branché à Paris ; soldat perdu dans les guerres des Balkans ; et maintenant, dans l’immense bordel de l’après-communisme en Russie, vieux chef charismatique d’un parti de jeunes desperados. Lui-même se voit comme un héros, on peut le considérer comme un salaud : je suspends pour ma part mon jugement.

C’est une vie dangereuse, ambiguë : un vrai roman d’aventures. C’est aussi, je crois, une vie qui raconte quelque chose. Pas seulement sur lui, Limonov, pas seulement sur la Russie, mais sur notre histoire à tous depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. »              

 

 

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18 février 2012 6 18 /02 /février /2012 11:47

 

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Démocratie comme despotisme

extrait de
De la Démocratie en Amérique, vol II
(Quatrième Partie : Chapitre VI)

(1840)

 


 

Note

Ce texte est d'une clarté et d'une lucidité extraordinaires. Il présente ce qui s'est passé et ce qui se passe de plus en plus sous la domination de la démocratie totalitaire: manque d'indépendance, manque d'esprit créatif, manque de vitalité. Les vices des gouvernants et l'imbécillité des gouvernés dominent.
C'est un portrait impitoyable de la réalité contemporaine, composé il y a plus de 150 ans.

 


 

Lorsque je songe aux petites passions des hommes de nos jours, à la mollesse de leurs moeurs, à l'étendue de leurs lumières, à la pureté de leur religion, à la douceur de leur morale, à leurs habitudes laborieuses et rangées, à la retenue qu'ils conservent presque tous dans le vice comme dans la vertu, je ne crains pas qu'ils rencontrent dans leurs chefs des tyrans, mais plutôt des tuteurs. Je pense donc que l'espèce d'oppression dont les peuples démocratiques sont menacés ne ressemblera à rien de ce qui l'a précédée dans le monde; nos contemporains ne sauraient en trouver l'image dans leurs souvenirs. Je cherche en vain moi-même une expression qui reproduise exactement l'idée que je m'en forme et la renferme; les anciens mots de despotisme et de tyrannie ne conviennent point. La chose est nouvelle, il faut donc tacher de la définir, puisque je ne peux la nommer.

Je veux imaginer sous quels traits nouveaux le despotisme pourrait se produire dans le monde: je vois une foule innombrable d'hommes semblables et égaux qui tournent sans repos sur eux-mêmes pour se procurer de petits et vulgaires plaisirs, dont ils emplissent leur âme. Chacun d'eux, retiré à l'écart, est comme étranger à la destinée de tous les autres: ses enfants et ses amis particuliers forment pour lui toute l'espèce humaine; quant au demeurant de ses concitoyens, il est à côté d'eux, mais il ne les voit pas; il les touche et ne les sent point; il n'existe qu'en lui-même et pour lui seul, et s'il lui reste encore une famille, on peut dire du moins qu'il n'a plus de patrie.

 

Au-dessus de ceux-la s'élève un pouvoir immense et tutélaire, qui se charge seul d'assurer leur jouissance et de veiller sur leur sort. Il est absolu, détaillé, régulier, prévoyant et doux. Il ressemblerait à la puissance paternelle si, comme elle, il avait pour objet de préparer les hommes à l'âge viril; mais il ne cherche, au contraire, qu'à les fixer irrévocablement dans l'enfance; il aime que les citoyens se réjouissent, pourvu qu'ils ne songent qu'à se réjouir. Il travaille volontiers à leur bonheur; mais il veut en être l'unique agent et le seul arbitre; il pourvoit à leur sécurité, prévoit et assure leurs besoins, facilite leurs plaisirs, conduit leurs principales affaires, dirige leur industrie, règle leurs successions, divise leurs héritages; que ne peut-il leur ôter entièrement le trouble de penser et la peine de vivre?

 

C'est ainsi que tous les jours il rend moins utile et plus rare l'emploi du libre arbitre; qu'il renferme l'action de la volonté dans un plus petit espace, et dérobe peu a peu chaque citoyen jusqu'à l'usage de lui-même. L'égalité a préparé les hommes à toutes ces choses: elle les a disposés à les souffrir et souvent même à les regarder comme un bienfait.

Après avoir pris ainsi tour à tour dans ses puissantes mains chaque individu, et l'avoir pétri à sa guise, le souverain étend ses bras sur la société tout entière; il en couvre la surface d'un réseau de petites règles compliquées, minutieuses et uniformes, à travers lesquelles les esprits les plus originaux et les âmes les plus vigoureuses ne sauraient se faire jour pour dépasser la foule; il ne brise pas les volontés, mais il les amollit, les plie et les dirige; il force rarement d'agir, mais il s'oppose sans cesse à ce qu'on agisse; il ne détruit point, il empêche de naître; il ne tyrannise point, il gêne, il comprime, il énerve, il éteint, il hébète, et il réduit enfin chaque nation a n'être plus qu'un troupeau d'animaux timides et industrieux, dont le gouvernement est le berger.

 

J'ai toujours cru que cette sorte de servitude, réglée, douce et paisible, dont je viens de faire le tableau, pourrait se combiner mieux qu'on ne l'imagine avec quelques unes des formes extérieures de la liberté, et qu'il ne lui serait pas impossible de s'établir a l'ombre même de la souveraineté du peuple.

 

Nos contemporains sont incessamment travaillés par deux passions ennemies: ils sentent le besoin d'être conduits et l'envie de rester libres. Ne pouvant détruire ni l'un ni l'autre de ces instincts contraires, ils s'efforcent de les satisfaire à la fois tous les deux. Ils imaginent un pouvoir unique, tutélaire, tout-puissant, mais élu par les citoyens. Ils combinent la centralisation et la souveraineté du peuple. Cela leur donne quelque relâche. Ils se consolent d'être en tutelle, en songeant qu'ils ont eux mêmes choisi leurs tuteurs. Chaque individu souffre qu'on l'attache, parce qu'il voit que ce n'est pas un homme ni une classe, mais le peuple lui-même, qui tient le bout de la chaîne.


              Dans ce système, les citoyens sortent un moment de la dépendance pour indiquer leur maître, et y rentrent.

Il y a, de nos jours, beaucoup de gens qui s'accommodent très aisément de cette espèce de compromis entre le despotisme administratif et la souveraineté du peuple, et qui pensent avoir assez garanti la liberté des individus, quand c'est au pouvoir national qu'ils la livrent. Cela ne me suffit point. La nature du maître m'importe bien moins que l'obéissance.

 

Je ne nierai pas cependant qu'une constitution semblable ne soit infiniment préférable à celle qui, après avoir concentre tous les pouvoirs, les déposerait dans les mains d'un homme ou d'un corps irresponsable. De toutes les différentes formes que le despotisme démocratique pourrait prendre, celle-ci serait assurément la pire.

 

Lorsque le souverain est électif ou surveillé de près par une législature réellement élective et indépendante, l'oppression qu'il fait subir aux individus est quelquefois plus grande; mais elle est toujours moins dégradante parce que chaque citoyen, alors qu'on le gêne et qu'on le réduit à l'impuissance, peut encore se figurer qu'en obéissant il ne se soumet qu'à lui-même, et que c'est à l'une de ses volontés qu'il sacrifie toutes les autres.

 

Je comprends également que, quand le souverain représente la nation et dépend d'elle, les forces et les droits qu'on enlève à chaque citoyen ne servent pas seulement au chef de l'Etat, mais profitent à l'Etat lui même, et que les particuliers retirent quelque fruit du sacrifice qu'ils ont fait au public de leur indépendance.

 

Créer une représentation nationale dans un pays très centralisé, c'est donc diminuer le mal que l'extrême centralisation peut produire, mais ce n'est pas le détruire.


              Je vois bien que, de cette manière, on conserve l'intervention individuelle dans les plus importantes affaires; mais on ne la supprime pas moins dans les petites et les particulières. L'on oublie que c'est surtout dans le détail qu'il est dangereux d'asservir les hommes. Je serais, pour ma part, porté à croire la liberté moins nécessaire dans les grandes choses que dans les moindres, si je pensais qu'on put jamais être assuré de l'une sans posséder l'autre.

 

La sujétion dans les petites affaires se manifeste tous les jours et se fait sentir indistinctement à tous les citoyens. Elle ne les désespère point; mais elle les contrarie sans cesse et elle les porte à renoncer à l'usage de leur volonté. Elle éteint peu à peu leur esprit et énerve leur âme, tandis que l'obéissance, qui n'est due que dans un petit nombre de circonstances très graves, mais très rares, ne montre la servitude que de loin en loin et ne la fait peser que sur certains hommes. En vain chargerez-vous ces mêmes citoyens, que vous avez rendus si dépendants du pouvoir central, de choisir de temps à autre les représentants de ce pouvoir; cet usage si important, mais si court et si rare, de leur libre arbitre, n'empêchera pas qu'ils ne perdent peu à peu la faculté de penser, de sentir et d'agir par eux-mêmes, et qu'ils ne tombent ainsi graduellement au-dessous du niveau de l'humanité.

 

J'ajoute qu'ils deviendront bientôt incapables d'exercer le grand et unique privilège qui leur reste. Les peuples démocratiques qui ont introduit la liberté dans la sphère politique, en même temps qu'ils accroissaient le despotisme dans la sphère administrative, ont été conduits à des singularités bien étranges. Faut-il mener les petites affaires où le simple bon sens peut suffire, ils estiment que les citoyens en sont incapables; s'agit-il du gouvernement de tout l'Etat, ils confient à ces citoyens d'immenses prérogatives; ils en font alternativement les jouets du souverain et ses maîtres, plus que des rois et moins que des hommes. Après avoir épuisé tous les différents systèmes d'élection, sans en trouver un qui leur convienne, ils s'étonnent et cherchent encore; comme si le mal qu'ils remarquent ne tenait pas a la constitution du pays bien plus qu'a celle du corps électoral.

 

Il est, en effet, difficile de concevoir comment des hommes qui ont entièrement renoncé à l'habitude de se diriger eux-mêmes pourraient réussir à bien choisir ceux qui doivent les conduire; et l'on ne fera point croire qu'un gouvernement libéral, énergique et sage, puisse jamais sortir des suffrages d'un peuple de serviteurs.


              Une constitution qui serait républicaine par la tête, et ultra-monarchique dans toutes les autres parties, m'a toujours semblé un monstre éphémère. Les vices des gouvernants et l'imbécillité des gouvernés ne tarderaient pas à en amener la ruine; et le peuple, fatigué de ses représentants et de lui-même, créerait des institutions plus libres, ou retournerait bientôt s'étendre aux pieds d'un seul maître.

 

 

http://www.panarchy.org/index.html

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16 février 2012 4 16 /02 /février /2012 21:53

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Quel point commun y a-t-il, selon Serge Halimi, entre Michel Field, Claire Chazal, Alain Duhamel, Jean-Marie Cavada et PPDA ? La même révérence devant leur patron, les grands groupes tels Bouygues, Havas ou Matra-Hachette, la même révérence devant l'argent et le pouvoir politico-industriel, les mêmes pratiques. Maintenir à distance certains sujets pour mieux en matraquer d'autres, désinformer, moins par volonté de manipuler que par paresse et par reddition devant l'idéologie néolibérale dominante, c'est le credo des nouveaux chiens de garde. La collusion entre les intérêts des propriétaires de la presse française et le trust des trente journalistes qui en tiennent les rênes à coup de présence incessante, d'info-marchandise, de renvois d'ascenseurs et flagorneries de courtisans, sape l'indépendance des journalistes, fragilisés par la crainte du chômage.

 

"Des médias de plus en plus présents, des journalistes de plus en plus dociles, une information de plus en plus médiocre", une sentence qui résume bien l'esprit de l'auteur qui, avec les résistants contre la pensée unique, hier Paul Nizan, aujourd'hui Chomsky, signe un plaidoyer lapidaire pour la dissidence intellectuelle. --Anne Barrat

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16 février 2012 4 16 /02 /février /2012 17:59

Le Front noir contre Hitler

L'histoire d'une lutte opiniâtre et clandestine contre le dictateur et son régime

Otto Strasser / Victor Alexandrov

   
                    http://www.livresdeguerre.net/telechar/sujets/1272gi.jpg
Il est de ces vieux livres que l'on exhume pour les sortir de l'oubli et que l'on relit volontiers. "Le Front noir contre Hitler" est de ceux-là. Il s'agit pas d'un livre d'histoire mais d'un recueil de témoignages confiés par Otto Strasser à son ami Victor Alexandrov.
Otto Strasser, acteur, témoin et puis opposant au régime hitlérien, porte un regard parfaitement subjectif sur la naissance du 3ème Reich, la création du nazisme, l'accession au pouvoir de Hitler et de ses comparses. C'est toute l'histoire de l'Allemagne de 1930 à 1940, avec en son centre un Hitler viscéralement honni, qui est narrée par Otto Strasser. La table des matières en décrit toutes les étapes.

La présentation du livre par Alexandrov

Le livre que je présente ici a été entièrement rédigé à partir des souvenirs, des archives et des documents du Dr Otto Strasser. Le Dr Otto Strasser est un de mes amis. Il a fait appel à moi parce que j'ai connu, en Allemagne, à l'époque du nazisme dont j'ai vécu la plus grande partie à Berlin même. J'ai été souvent le témoin des faits qu'il relate. J'avais une connaissance suffisamment étendue de l'histoire de l'Allemagne contemporaine pour suivre, dans leur détail, tous les événements qui se sont déroulés de 1932 à 1945.
Mais je ne suis intervenu ici qu'au titre d(historiographe. Le Dr Otto Strasser a mêlé à ses récits et à ses souvenirs un certain nombre d'opinions qui lui sont propres. Il est bien évident qu'elles n'engagent en rien mes propres opinions, dont je n'ai jamais fait état, car il peut arriver que sur certains faits ou certaines interprétations je puisse avoir un jugement différent du sien.
Je me suis borné à faire un livre qui a suivi aussi fidèlement que possible la pensée de l'auteur. Il m'a semblé important pour les historiens futurs, qu'un tel document soit connu du public avant qu'un homme, qui a été à la fois acteur principal et témoin essentiel du nazisme ait disparu.




Table des matières.

I. Première rencontre de Hitler et d'Otto Strasser
Les frères Strasser / Le putsch de Kapp I Otto Strasser fait la connaissance de Hitler / Première escarmouche / Opinions de Ludendorff / Nationalisme légitime et socialisme nécessaire.
II. Détresse de l'Allemagne à la fin de la guerre 1914-1918
Difficultés du régime / La misère s'installe / La catastrophe de la dévaluation / Etat de la vie intellectuelle et artistique / Drexler fonde le D.A.P. / Hitler s'inscrit au parti et devient chef de la propagande / Fondation du N.S.D.A.P.
III. Le N.S.D.A.P. tente son premier coup d'Etat
La réunion du cirque Krone / Hitler président du N.S.D.A.P./ On l’appelle le Führer / Création des S.A./ Goering en devient le chef / Une tentative de coup d'Etat / Brillante situation financière du parti
IV. Echec: à Munich d'une tentative de coup d’Etat
L'équipe de Hitler / Les monarchistes abandonnent Hitler / Le putsch de Munich / Echec de la tentative / Goering blessé / Hitler arrêté / manifestation en faveur du chef du N.S.D.A.P.
V. Le procès de Munich – « Mein Kampf »
Le procès de Munich / Une proclamation de Ludendorff / Hitler condamné à 5 ans de forteresse / Hitler en prison dicte « Mein Kampf » / Libéré, Hitler reprend son activité / Le N.S.D.A.P. n'est plus interdit / Départ de Rôhm / Ludendorff rompt avec Hitler.
VI. A la conquête de l'Allemagne
Hitler véritable. « médium » / Son talent d'orateur / Son esprit d'indécision / Hitler et les femmes / Son amour pour sa nièce / Mort de Geli / Programme politique établi par les frères Strasser / Goebbels secrétaire: de Gregor / Retour de Goering, arrivée de Himmler.
VII. Otto Strasser rompt avec le parti
Goebbels prend parti pour Hitler et attaque les Strasser / Hitler défend Goebbels / Grève en Saxe / Otto quitte le parti / Le parti dévie du véritable national-socialisme / Création du Front Noir / Otto Strasser traqué / Hitler rencontre Hindenburg / Hitler chancelier du Reich.
VIII. L'incendie du Reichstag
L'incendie du Reichstag / Goebbels instigateur probable / Représailles, arrestations, chasse aux communistes / Le procès de van der Lubbe / Hindenburg signe les décrets qui légalisent la dictature / Otto Strasser pourchassé / Ouverture du Parlement à Potsdam.
IX. Otto Strasser poursuivi en Autriche, en Tchécoslovaquie, en France
Le Front Noir entre dans la clandestinité / Otto Strasser se réfugie en Autriche / Accusations contre le Front Noir / Tentatives d'enlèvement / Heydrich entre en action / L'affaire Formis.
X. La Saint-Barthélemy allemande ou la « nuit des longs couteaux »
Les pleins pouvoirs à Hitler / Création de la Gestapo / Réformes sociales et répressions / Les S.A. contre l'armée / Hitler doit choisir / Avec l'armée contre les S.A. / La « nuit des longs couteaux » / Assassinat de Gregor Strasser.
XI. Hitler président-chancelier
En marche vers la guerre / Mort d'Hindenburg / Hitler : 38 millions de oui / Loi sur la reconstruction de la Wehrmacht / Réoccupation de la Rhénanie / L'axe Berlin-Rome-Tokyo / Hitler et son entourage.
XII. L'Anschluss
L'économie de guerre / Le service militaire porté à deux ans / Préparation psychologique du peuple allemand / Rencontre avec Otto de Habsbourg / Prorogation des pleins pouvoirs / Schuschnigg à Berchtesgaden / L'Autriche envahie.
XIII. L'annexion de la Tchécoslovaquie
Préparation de l'action contre la Tchécoslovaquie / La question des Sudètes / Les accords de Munich / Hitler et ses généraux / Clairvoyance d'Otto Strasser / Le pacte germano-russe.
XIV. Le faux attentat de Munich

La Pologne écrasée / Faux attentat contre Hitler / Accusation du Front Noir / Une opposition dispersée et inefficace / Message d'Otto Strasser au parti / Strasser poursuivi par la Gestapo / Exil et retour en Allemagne.

 

 

 

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15 février 2012 3 15 /02 /février /2012 22:15

François Duprat de Nicolas Lebourg et Joseph Beauregard (Denoël)

 

Qui était François Duprat ?

Personnage mystérieux et fondamental de l'extrême droite française, il traversa un quart de siècle de vie politique française et internationale. Sa mort mystérieuse dans un attentat à la voiture piégée le 18 mars 1978, la veille du premier tour des élections législatives, lui a laissé une image de martyr de « la cause nationale » dans sa famille politique.

L'historien Nicolas Lebourg et le documentariste Joseph Beauregard se sont attelés à la tâche ardue de reconstituer l'itinéraire politique et personnel d'un homme qui n'a eu de cesse de cloisonner ses vies et qui ne rechignait pas à les inventer quand cela lui semblait nécessaire. Tout lui fut prêté : flic, indic, homme du KGB, du Mossad, de la CIA, des Syriens, payé par Kadhafi, Arafat et autres suppositions encore.

En avril 2011, les auteurs réalisèrent, en partenariat avec Le Monde.fr, l'INA et 1+1 Production, un webdocumentaire qui lui aussi s'attachait à expliquer le parcours de Duprat et le rôle essentiel qu'il a joué au sein de l'extrême droite.

Leur biographie reprend l'essentiel – en plus développé encore- de cette trame. François Duprat, l'homme qui inventa le Front national (Denoël, 382 pages, 23,50€), se lit comme un roman policier. Et contient foule de détails et d'analyses politiques passionnantes. Les auteurs ont retrouvé tous les témoins essentiels, que cela soit la famille de Duprat, ses camarades de combat, ses adversaires, ses ennemis. Chaque information est vérifiée, recoupée. Un travail d'enquête rare qui permet de lever le voile sur François Duprat. Car, s'il a été oublié du grand public, Duprat eut un rôle fondamental dans la naissance et l’ascension finale du Front national.

 

Intellectuel organique

 

Duprat s'engagea d'abord, lors de la guerre d'Algérie à Jeune Nation, groupe d'extrême droite violent créé par Pierre Sidos, faisant partie de la galaxie OAS. Duprat fera par la suite partie de toutes les aventures d'extrême droite, d'Occident au FN, donc, en passant par la Fédération des étudiants nationalistes et Ordre nouveau. Souvent, il s'en fera exclure. A chaque fois, il imprimera son influence théorique sur ces groupuscules, jusqu'à devenir le véritable intellectuel organique de l'extrême droite. Ce professeur d'histoire, adoré par ses élèves, dirigera aussi une multitudes de titres de presse militante qu'il utilisera comme arme idéologique dans sa famille politique.

Mais Duprat n'était pas qu'un simple activiste parisien, qui ne rechignait pas à la bagarre malgré son physique enrobé et sa myopie très forte. Fasciné par les services de renseignements et les double (voire triple) jeux, il émargeait aux Renseignements généraux où il informait son officier traitant des vicissitudes de sa famille politique. Il ira aussi au Nigéria et au Congo, en pleine décolonisation, pour aider le camp anticommuniste.

Car cet enfant de résistant, issu d'une famille de gauche, était d'un anticommunisme total. Et d'un antisémitisme profond. Il fut ainsi le premier à diffuser des ouvrages négationnistes en France. Et à revitaliser l'antisémitisme en combinant négationnisme et antisionisme. Les auteurs écrivent : « Le négationnisme ouvre (…) sur les nouvelles mythologies de l'antisémitisme. Les Juifs auraient gagné la Seconde guerre mondiale à la fois pour la cause sioniste et pour la destruction des autres Etats et 'races' afin d'instaurer leur domination planétaire ». C'est aussi lui qui conceptualisa la notion de « nationalisme révolutionnaire », une actualisation du "fascisme mouvement".

Au début de l'aventure FN, il est avec ses Groupes nationalistes révolutionnaires l'aile radicale du parti. Mais cela ne l'empêche pas d'influer fortement la ligne et le discours du parti. C'est lui par exemple qui souffle à Jean-Marie Le Pen une expression devenue une des marques du parti d'extrême droite : le fameux « Un million de chômeurs, c'est un million d'immigrés en trop ».

Le legs de Duprat, le FN ne l'assume plus. Trop sulfureux. Pourtant, il est bel et bien toujours présent. Et particulièrement aujourd'hui. Le positionnement économique et social défendu par Duprat au FN , et le soit-disant « nouveau » discours de Marine Le Pen, présentent des similitudes frappantes.

Évidemment, l'assassinat de Duprat est méthodiquement étudié. Un peu à la manière d'une enquête de police, les auteurs, décrivent avec force des détails les circonstances de la mort de Duprat. Ils passent en revue toutes les hypothèses quant aux responsables de l'assassinat.

Au fil des 382 pages de ce livre-somme, au travers du personnage Duprat, se dessine, en trame et par petites touches impressionnistes, le portrait d'une époque où la politique était l'affaire d'une vie, et où l'on ne renonçait à aucun moyen, violence et meurtres compris, pour arriver à ses fins.

 

 

http://droites-extremes.blog.lemonde.fr/

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22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 16:04
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20 janvier 2012 5 20 /01 /janvier /2012 17:08
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20 janvier 2012 5 20 /01 /janvier /2012 14:17
Couverture ouvrage
Marcel Mauss, savant et politique
Sylvain Dzimira
Éditeur : La Découverte
Résumé :Comment l’anthropologie de Mauss alimenta sa définition du socialisme.
Tiré de sa thèse de doctorat, le livre de Sylvain Dzimira consiste à mettre en évidence les liens entre le travail d'anthropologue et l’engagement dans la vie de la cité du célèbre neveu du non moins célèbre Émile Durkheim (fondateur de la sociologie française) : Marcel Mauss (1872-1950), fondateur de l'ethnologie française qui tout au long de son parcours a su mêler sciences sociales, morale et politique, indiquant ainsi des orientations intellectuelles possibles à une gauche contemporaine en recherche d’elle-même.


L’Essai sur le don : une pensée scientifique du vivre ensemble

Le texte le plus connu de Mauss est son Essai sur le don, publié dans L'Année sociologique de 1923-1924. C’est en explicitant l’héritage de l’auteur et en tentant d’analyser les "raisons du chef d’œuvre" que Sylvain Dzimira revient dès les premières pages sur cet ouvrage majeur. À partir des monographies d'ethnologues comme celles de Bronislaw Malinowski ou de Franz Boas et en s’appuyant sur une grande connaissance de la philosophie classique, bouddhiste, de la culture indienne, de l’histoire et des mythes de peuples européens, Mauss y forge sa description de la "morale du don" comme système d'échange "naturel" existant dans toutes les sociétés humaines, sorte de "matrice anthropologique". Pour lui, plus qu'un simple système d'échanges, le don fonde ce que nous appellerions aujourd’hui la "cohésion sociale". C'est à travers le don comme institution sociale que la vie en société est possible. Celui-ci est l’opérateur d'équilibre entre l’atomisation (l'individualisme) et la fusion (le totalitarisme).

Dans son célèbre texte et via la description qu’il fait du potlatch – rituel de la tribu des kwakiutl –, Mauss détaille également son ethos démocratique en trois règles essentielles : une hiérarchie réversible, le refus de la domination, le tout dans les conditions de la liberté. Chez les kwakiutl en effet, le commandement n'est pas le pouvoir sur les personnes mais le pouvoir de susciter l'action...

À la recherche des fondements du don, Mauss fait remarquer au fil de sa démonstration que dans les sociétés qu'il étudie, le don appelle le contre-don. Il décrit une sorte de cercle de l'échange dans la mesure où l’on n’est jamais quitte d’un échange, une sorte de marché faustien. Mais Mauss constate également qu'il n’y a pas de cercle vicieux pour autant, et qu'au contraire, le système possède des règles précises bornant ces échanges, lesquelles permettent d'entretenir des rapports pacifiques entre les groupes, mêmes "ennemis".

À travers sa "morale du don", Mauss nous propose donc une certaine forme de vivre ensemble qui n’oublie pas les penchants de l’homme : "Il ne faut pas souhaiter que le citoyen soit trop bon et trop subjectif, ni trop insensible et trop réaliste. Il faut qu'il ait un sens aigu de lui-même mais aussi des autres, de la réalité sociale [...] Il faut qu'il agisse en tenant compte de lui, des sous-groupes et de la société. Cette morale est éternelle ; elle est commune aux sociétés les moins élevées que nous puissions imaginer. Nous touchons le roc. Nous ne parlons même plus en termes de droit, nous parlons d'hommes et de groupes d'hommes parce que ce sont eux, c'est la société, ce sont des sentiments d'hommes en esprit, en chair et en os, qui agissent de tout temps et ont agi partout" .


Le socialisme maussien : ni capitaliste, ni communiste mais une morale

Parallèlement à son métier d’anthropologue et dès son plus jeune âge, Marcel Mauss s'est engagé en politique. Militant, il publie des textes dans de nombreux journaux. Ami de Jaurès et fervent socialiste, il prend position dès les années 1920 pour l'instauration d’une assurance sociale. Pacifiste et démocrate, il milite contre l'individualisme prôné par les capitalistes et, dans le même temps, contre le collectivisme instauré de force par les bolcheviks. L’intérêt de l’ouvrage de Sylvain Dzimira est de nous montrer combien les travaux scientifiques de l’ethnologue informent ses nombreuses prises de positions dans le débat public, combien les deux facettes de Mauss interagissent, combien ses réflexions scientifiques ont nourri ses réflexions politiques et réciproquement.

Pour Mauss, socialisme, pacifisme et démocratie doivent être considérés ensemble, comme une sorte de troisième voie, alternative à la fois au capitalisme des capitalistes et au collectivisme des communistes. Les premiers doivent être combattus car ils font passer les intérêts individuels en général et les leurs en particuliers avant ceux de la collectivité ; les seconds doivent être écartés car ils font passer par le sang et la force l'intérêt collectif et les leurs avant ceux des individus ainsi privés d'autonomie et de liberté. S'appuyant sur sa morale du don, il propose que personne, ni les individus ni l'État, ne soit privilégié. On doit pouvoir se situer dans un juste milieu qui ressemble pour lui, à s'y méprendre, à l'idéal démocratique.

De la même manière, et en opposition avec les marxistes, Mauss insiste sur le fait que le mal n'est pas tant le capital que les capitalistes, qui font du profit l'objectif ultime de la circulation des biens et des rapports des individus aux choses. Le Mauss ethnologue a appris de son travail sur les sociétés traditionnelles que l’on y accumule aussi des richesses, sinon comment pouvoir donner ? Produire et accumuler, n’est donc pas condamnable, c’est même nécessaire, mais cela doit se faire en vue d’une meilleure distribution des richesses ! "Savoir être généreux sans pour autant sacrifier ses intérêts (le capital), ne serait-ce que pour pouvoir être durablement généreux, telle est l'une des dimensions de la morale du socialisme maussien" écrit Sylvain Dzimira .

Dans la première partie du XXe siècle, le socialisme dont se réclame Mauss se présente comme l'alternative aux deux extrêmes qui luttent pour imposer leur système politique et moral : communistes (collectivistes) contre capitalistes (individualistes). L'anti-utilitarisme de Mauss rappelle que la politique n'a pas vocation à prendre uniquement des décisions rationnelles pour des raisons et des objectifs rationnels. La politique concerne le vivre ensemble et ne doit pas être instrumentalisée par le capital, tel était le socialisme, emprunt d'ethnologie, de Marcel Mauss. À l'ombre de l'idéal démocratique ne peut exister qu'une société du don agonistique permettant de lutter à la fois contre la guerre et la pauvreté.

Ce livre n’intéressera pas seulement les amateurs d'histoire de l'anthropologie et de la sociologie française. On y découvre une pensée politique subtile et très actuelle. Les textes de Mauss ont aujourd'hui un siècle mais son socialisme gagnerait à alimenter de nouveau les débats. Un ouvrage à mettre en les mains de tous ceux qui cherchent des points de repère pour inspirer une nouvelle pensée de gauche.
Titre du livre : Marcel Mauss, savant et politique
Auteur : Sylvain Dzimira
Éditeur : La Découverte
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22 décembre 2011 4 22 /12 /décembre /2011 01:44
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