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15 avril 2010 4 15 /04 /avril /2010 19:47

 

 

 

 

Spécialiste de l'antisémitisme, Simon Epstein a constitué au fil des ans un socle informatif considérable sur les itinéraires contrastés de deux catégories de Français : ceux qui protestèrent contre le racisme et l'antisémitisme dans les années 1920 et 1930, avant de s'engager dans la Collaboration ; et ceux qui exprimèrent une hostilité ou un préjugé à l'égard des Juifs, puis qui se retrouvèrent, l'heure venue, dans la Résistance. Ce livre ne retrace ni l'histoire de l'antiracisme ni celle de l'antisémitisme ; il est l'histoire du passage de l'un à l'autre. Les principaux chefs de la Collaboration ont traversé, chacun à sa manière, une phase de dénonciation de la haine antijuive ; beaucoup furent même militants de la Ligue internationale contre l'antisémitisme (LICA). Réciproquement, de nombreux résistants, et non des moindres, sont originaires d'une extrême droite nationaliste qui, dans les années 1930, fut fertile en prises de positions hostiles aux Juifs. C'est ce phénomène paradoxal que Simon Epstein décrit puis analyse, en s'appliquant aussi à démonter l'occultation dont ces chassés-croisés, déroutants certes mais significatifs, ont fait l'objet dans les mémoires françaises .

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10 avril 2010 6 10 /04 /avril /2010 03:38
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Une autre collaboration dont on parle peu...:
(Meme si pour l'auteur de ce texte, le "mythe", c'etait plutot les chambres à gaz, celui-ci mérite d'etre lu.)
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7 avril 2010 3 07 /04 /avril /2010 00:02

La diversité est au service du néolibéralisme !

Dans La Diversité contre l'égalité, l'américain Walter Benn Michaels démythifie la sacrosainte diversité, qui ne résout en rien les vraies inégalités, sociales et économiques. Elle aurait même tendance à noyer le poisson. Ne nous fait-elle pas croire qu'Obama est de gauche, alors qu'il a plus en commun avec Sarkozy qu'avec Jaurès?



La diversité est au service du néolibéralisme !
C'est un petit livre (155 pages) jaune qui attire immédiatement l'attention. Non pas à cause de sa couleur canari pétante, mais parce que son titre est provocateur : « La Diversité contre l'égalité ». Quoi? La diversité, notre nouveau graal, opposée à l'égalité, alors qu'elle est censée en être la garante? Qui ose un tel paradoxe? Un auteur inconnu en France : Walter Benn Michaels.
Un auteur courageux, qui plus est, car Walter Benn Michaels est américain. Et s'en prendre à la diversité dans le pays où elle est sans doute le plus sacralisée, c'est gonflé. C'est pourtant exactement ce que fait ce professeur de littérature américaine (il enseigne à l'Université de l'Illinois à Chicago). Sous-titré dans sa version américaine, «Comment nous avons appris à aimer l'identité et à ignorer l'inégalité», ce livre est la démonstration par A + B que la diversité est en réalité une vaste blague destinée à nous faire avaler plus facilement la pilule néolibérale et le cortège d'inégalités économiques et sociales qu'elle traîne. Car faire en sorte que les minorités soient représentées dans les élites et chez les plus nantis ne comble en rien le fossé grandissant entre riches et pauvres. Explications avec l'auteur.

 

Marianne2.fr : Pour vous, le débat sur la diversité masque l'accroissement des inégalités économiques?
Walter Benn Michaels : Oui. Au cours des 30 dernières années, les pays comme la France, les Etats-Unis, le Royaume-Uni et le Canada sont devenus de plus en plus inégalitaires, économiquement parlant. Et plus ils sont devenus inégalitaires, plus ils se sont attachés à la diversité. C'est comme si tout le monde avait senti que le fossé grandissant entre les riches et les pauvres était acceptable du moment qu'une partie des riches sont issus des minorités.

Vous considérez qu'il s'agit d'un écran de fumé et qu'il est délibérément mis en place. Pourquoi et par qui?
Non, il n'y a pas de complot ici. Je pense que les gens se sont de plus en plus attachés à un modèle libéral de justice, dans lequel la discrimination — racisme, sexisme, homophobie, etc. — est le pire de tous les maux. Si ça marche, c'est à la fois parce que c'est vrai — la discrimination est évidemment une mauvaise chose — et parce que ça ne mange pas de pain— le capitalisme n'a pas besoin de la discrimination. Ce dont le capitalisme a besoin, c'est de l'exploitation.

Vous expliquez que la diversité ne réduit pas les inégalités, mais permet seulement de les gérer. Que voulez-vous dire?
Eh bien, il est évident que la diversité ne réduit pas les inégalités économiques. Si vous prenez les 10% de gens les plus riches (ceux qui ont en fait tiré le plus de bénéfices de l'explosion néolibérale des inégalités) et que vous vous assurez qu'une proportion correcte d'entre eux sont noirs, musulmans, femmes ou gays, vous n'avez pas généré plus d'égalité sociale. Vous avez juste créé une société dans laquelle ceux qui tirent avantage des inégalités ne sont  pas tous de la même couleur ou du même sexe.
Les avantages en termes de gouvernance sont assez évidents, eux aussi. L'objectif du néolibéralisme, c'est un monde où les riches peuvent regarder les pauvres et leur affirmer (à raison) que personne n'est victime de discrimination, leur affirmer (tout autant à raison) que leurs identités sont respectées. Il ne s'agit pas, bien sûr, de les rendre moins pauvres, mais de leur faire sentir que leur pauvreté n'est pas injuste.

Vous allez même plus loin puisque vous expliquez que le combat pour la diversité a partie liée avec une logique néolibérale. Pourtant il a existé des convergences, que vous évoquez dans le livre, entre luttes économiques et revendications portées par des minorités. Pourquoi ces convergences ont-elles disparu aujourd'hui?
La convergence que vous évoquez entre la lutte contre la discrimination et le combat contre l'exploitation n'était qu'une convergence temporaire. Ainsi, par exemple, aux Etats-Unis, les Noirs radicaux se sont battus à la fois contre le racisme et le capitalisme. Des gens comme le Black Panther Bobby Seale ont toujours estimé qu'on ne peut pas combattre le capitalisme par le capitalisme noir, mais par le socialisme. Mais avec l'ère du marché triomphant débutée sous Reagan et Thatcher, l'antiracisme s'est déconnecté de l'anticapitalisme et la célébration de la diversité a commencé. Bien entendu, il n'y a rien d'anticapitaliste dans la diversité. Au contraire, tous les PDG américains ont déjà eu l'occasion de vérifier ce que le patron de Pepsi a déclaré dans le New York Times il y a peu: « La diversité permet à notre entreprise d'enrichir les actionnaires ».
De fait, l'antiracisme est devenu essentiel au capitalisme contemporain. Imaginez que vous cherchiez quelqu'un pour prendre la tête du service des ventes de votre entreprise et que vous deviez choisir entre un hétéro blanc et une lesbienne noire. Imaginez aussi que la lesbienne noire est plus compétente que l'hétéro blanc. Eh bien le racisme, le sexisme et l'homophobie vous souffleront de choisir l'hétéro blanc tandis que le capitalisme vous dictera de prendre la femme noire. Tout cela pour vous dire que même si certains capitalistes peuvent être racistes, sexistes et homophobes, le capitalisme lui-même ne l'est pas. Si dans les années 60 les Black Panthers pensaient qu'on ne pouvait pas combattre le capitalisme par le capitalisme noir, aujourd'hui, dans la crise économique actuelle, des gens comme Yazid Sabeg espèrent qu'on peut sauver le capitalisme grâce au capitalisme « black-blanc-beur ».

Vous ne semblez pas être un fervent partisan de la politique de discrimination positive telle qu'elle est menée actuellement aux Etats-Unis. Que préconiseriez-vous afin de rendre moins inégalitaire le système éducatif américain ?
Ces quarante dernières années, les étudiants des universités américaines ont changé, et de deux façons. Premièrement, ils se sont beaucoup diversifiés. Deuxièmement, ils sont toujours plus riches. Cela signifie qu'alors que les universités américaines se sont autoproclamées de plus en plus ouvertes (à la diversité), elles se sont en réalité de plus en plus fermées. Ça ne veut pas seulement dire que les jeunes issus de milieux modestes ont du mal à payer leur scolarité, ça signifie aussi qu'ils ont reçu un enseignement si bas de gamme dans le primaire et le secondaire qu'ils n'arrivent pas à passer les examens d'entrée à l'université.
Donc, la première chose à faire lorsqu'on décide de mettre en place une politique de discrimination positive, c'est de le faire par classes et non par races. La seconde — mais de loin la plus importante — chose à faire serait de commencer à réduire les inégalités du système éducatif américain dès le primaire. Tant que ça ne sera pas fait, les meilleurs universités américaines continueront à être réservées aux enfants de l'élite comme le sont, pour l'essentiel, les meilleures grandes écoles françaises. Même si, bien sûr, vos grandes écoles ainsi que vos universités les plus sélectives, puisqu'elles sont gratuites ou bien moins chères que leurs homologues américaines, apportent un avantage supplémentaire aux riches — c'est une redistribution des richesses, mais à l’envers.

Barack Obama est présenté, en France, comme un produit de la discrimination positive. Comment interprétez-vous sa victoire électorale et l'engouement qu'elle a pu susciter ?
Sa victoire, c'est le triomphe totale de l'idéologie néolibérale aux Etats-Unis, le triomphe de la diversité et en même temps celui des marchés. Ce n'est pas un hasard si des économistes démocrates conservateurs comme Larry Summers ou Tim Geithner sont ses conseillers les plus proches. Si ce que vous voulez, c'est sauver le système économique néolibéral de la crise, c'est une bonne chose. Nous savons tous que l'administration Bush était trop distraite par ses lubies impérialistes du XXe siècle pour s'apercevoir  que Wall Street avait plus besoin d'aide que l'Irak. Obama ne fera pas cette erreur. Mais si vous voulez que le système change fondamentalement, ne comptez pas sur les Démocrates. Du point de vue de la justice économique, Obama, c'est juste un Sarkozy noir. Bien sûr, ce n'est pas un problème pour Sarkozy, mais c'est un problème pour tous les gens qui se disent de gauche, qui aiment Obama et pensent que l'engagement dans la diversité dont il est le produit va également produire une société plus égalitaire.
Le thème central de La diversité contre l'égalité, c'est qu'ils se trompent ; la diversité est au service du néolibéralisme, et non son ennemie. Ce n'est pas une adresse à Sarkozy — il sait déjà qu'une élite diversifiée est une élite plus heureuse, plus autosatisfaite. Cela s'adresse à la gauche, à ceux qui préfèrent s'opposer au néolibéralisme, plutôt que l'améliorer.
source: marianne2.fr
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6 avril 2010 2 06 /04 /avril /2010 00:11
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5 avril 2010 1 05 /04 /avril /2010 04:15

Main courante  (extrait):
« Les gens ont toujours bien aimé les histoires de flics. Mais les gens n'aiment pas les flics... Le portrait-robot du flic culturellement conforme, c'est l'emmerdeur institutionnel, le tortionnaire latent, le sous-prolétaire cogneur de la fonction publique. Pluriel de caricatures. C'est dire si la fiction ne colle pas à la réalité. Problème de casting et de mise en scène probablement. Il manque quelqu'un au générique. Le héros standard est toujours un policier galonné travaillant en tenue civile, et le scénario décline à l'infini les mêmes aléas des enquêtes policières. Mais le flic de base - comme on dit - est exclu de ces représentations, et si toutefois il doit apparaître, ce sera dans le rôle d'un larbin, sous les traits d'un abruti bedonnant cérébralement limité. La fiction est une vitrine ingrate où le flic en uniforme n'est qu'un figurant. La réalité est tellement autre... Il fait le sale boulot, c'est vrai. Le flic a les mains sales de la crasse sociale, c'est sûr. Il n'a pas de nom, mais un matricule. Affirmatif. Mais quand ça ne va pas, c'est lui qu'on appelle. Alors à toutes ces histoires de flics, j'ai toujours préféré celles des flics, de mes collègues, et celles que j'ai vécues. De toutes petites histoires de rien du tout, du quotidien, du banal, de l'anonyme, sans début et sans fin, sans lumière. Mais c'est ce monde-là que j'avais choisi et dont j'aimais le souffle. J'avais tiré, sans savoir à quel point elle me ferait grandir, la carte de la chance d'entrer dans les coulisses de la société et d'approcher ce dont les regards se détournent. Le privilège de vivre et partager l'intimité de la rue. Flic.  »

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5 avril 2010 1 05 /04 /avril /2010 01:31

 

Pour Pierre Hillard, le mondialisme est un mysticisme panthéiste. En unifiant le monde, le mondialiste reconstitue l’unité divine dans le fait humain. A partir de là, on comprend que pour un adepte de cette religion, l’homme réel, l’homme charnel, puisse être sacrifié. Le mondialisme est dangereux. Au nom du Bien Suprême, il autorise la destruction de tous les biens relatifs. Derrière cette idéologie : un millénarisme, appuyé sur la conviction antichrétienne que l’échec de la tour de Babel n’est pas fatal.

A partir de ce constat, Hillard analyse les évènements de ces dernières décennies comme le résultat d’un plan réfléchi, visant à réaliser l’unité du monde sous un seul gouvernement. L’origine de ce plan se trouverait selon lui dans le Council of Foreign Relations (CFR), fondé par le colonel House, éminence grise du président Wilson, en 1921 – avec la bénédiction de toute la haute finance internationale (Paul Warburg, JP Morgan). Ce projet passe par l’instrumentalisation de la puissance américaine, non pour « américaniser » la planète, mais pour préparer un gouvernement oligarchique (qui supposera d’ailleurs, tôt ou tard, la destruction des Etats-Unis tels que nous les connaissons). Le monde ainsi constitué pourrait ressembler à l’univers moralement dépolarisé imaginé par Aldous Huxley dans « Le Meilleur des Mondes » - un univers où l’administrateur de l’Europe Occidentale, fonctionnaire du pouvoir capitaliste mondialisé, s’appelle Mustapha Menier. D’ailleurs, quand le parlement européen vote en 2005 une résolution consacrée aux relations transatlantiques, résolution établissant explicitement que ces relations doivent « être graduellement transformées en une assemblée transatlantique de fait », n’assistons-nous pas au début du mécanisme qui nous conduira sous le pouvoir de Mustapha Menier ?

La manière dont les élites eurocratiques ont traité le « Non » français et néerlandais au traité européen, en 2005, démontre que la démocratie n’est plus que de façade. C’est le 9 juin 2005, 10 jours seulement après le « Non » français au référendum sur le traité dit constitutionnel, que le parlement européen vote la résolution dont il a été question ci-avant. 10 jours après que le peuple français a dit non à une intégration européenne sans âme, le parlement européen votait pour l’intégration atlantique, supra-européenne. Que dire de plus ? Le plan eurocratique vise à constituer peu à peu une fédération européenne, à partir d’une confédération qui n’est qu’une étape. Puis cette fédération entrera dans un « bloc atlantique » unifié. Et peu importe ce qu’en disent les peuples.

Indice complémentaire : une démarche parallèle est conduite sur le continent nord-américain, avec l’ALENA, accord de libre échange entre Canada, USA et Mexique, conclu en 1994. En 2005, le président Bush, encadré des chefs d’Etat canadien et mexicain, a prolongé l’affaire avec le lancement d’une « communauté économique et de sécurité nord-américaine ». Le parallélisme avec la démarche eurocratique est évident : mise en place d’un permis transfrontalier nord-américain incluant des données biométriques, harmonisation du droit d’asile, préparer la libre circulation des personnes à travers le continent – tout l’arsenal pour un démantèlement de fait des Etats-Unis d’Amérique, remplacés par autre chose. Comme en Europe, un système de subvention est prévu vers les régions pauvres – en l’occurrence, le sud du Mexique. Et comme en Europe, le double discours du pouvoir est phénoménal, s’agissant de l’immigration : Bush a dragué l’électorat anti-immigration en 2004, puis en 2005, il a signé avec le Mexique un accord préparant la libre circulation de la main d’œuvre. Plus fort que Sarkozy !

Parallèlement à la construction d’ensembles supra-nationaux qui attaquent les Etats-nations par le haut, le mondialisme travaille à l’émergence de régions autonomes qui les démantèlent par le bas. L’Espagne, par exemple, est en voie de démantèlement. Outre des communes et des régions, l’Espagne possède des « communautés autonomes » basques, catalanes et autres. Les communautés possèdent des attributions très vastes, et elles peuvent les faire évoluer assez librement. Dans certains cas, elles définissent un pouvoir presque indépendant de l’Etat espagnol. La Catalogne s’est dotée en 2005 d’un statut tel qu’on est à la limite de l’Etat indépendant. Comme les communautés ont tendance à vouloir ce qu’a obtenu la plus avancée d’entre elles, il y a risque d’éclatement de l’Espagne. Ce pays est fragile, il ne possède qu’une unité linguistique relative. Le Catalan et le Basque sont langue vernaculaire principale sur une grande partie leur zone d’implantation. L’Europe a accordé un « .cat » à la Catalogne en même temps qu’elle se décernait un « .eu » : c’est un signe.

 

*

 

Pour comprendre ces mouvements, nous dit Pierre Hillard, il faut reprendre la méthode du grand historien français Jacques Bainville : regarder les faits tels qu’ils sont, sans se laisser guider par ses sentiments propres, et rechercher systématiquement les causes.

Quand nous voyons la Flandre prendre le chemin de l’indépendance, nous devons nous demander : pourquoi ? Non pas « pourquoi les Flamands veulent-ils être indépendants ? » (c’est assez facile à comprendre), mais « pourquoi les laisse-t-on faire ? » (c’est plus compliqué).

En 1980, la Belgique admet le fédéralisme. Depuis, l’opposition économique et culturelle n’a eu de cesse de s’afficher, donc de se renforcer. La Flandre, globalement, paye pour la Wallonie. Chaque année, chaque Flamand paierait (aux dires des Flamants eux-mêmes) environ 1.700 euros pour entretenir une Wallonie sous perfusion.

Prenant appui sur cet état de fait dans les grandes lignes peu contestable, les Flamands sont en train de transformer le fédéralisme en indépendance. Une loi récente oblige à la connaissance du néerlandais pour solliciter un logement social en Flandre. Il existe un projet officiel de constitution flamande dont le préambule est le suivant : «  La Flandre est une nation. » La classe politique flamande parle de transformer le « fédéralisme de coopération » en « fédéralisme responsable ». En clair : chacun chez soi, comptes séparés.

Certains Wallons se tournent vers la France et envisagent le rattachement de la Wallonie à la France. Les patriotes français seraient généralement prêts à les accueillir à bras ouverts, mais il faut en l’occurrence faire attention à ne pas ouvrir une boîte de Pandore. Le projet bruxellois est de faire surgir des « eurorégions » à cheval sur les anciennes frontières nationales, et le rattachement de la Wallonie à la France pourrait être le prétexte au découpage du territoire français en eurorégions, une « Grande Wallonie » associant Liège à Lille servant de cheval de Troie à de futures « Grande Catalogne », « Grand Pays Basque », etc. Pourquoi pas aussi une « Grande Rhénanie » ? Le site internet de la région Alsace : www.region-alsace.eu. « .eu », et pas « .fr »…

A travers l’exemple belge, on voit s’esquisser en fait une future « Europe kosovare ». Partout, l’infrastructure culturelle des nations implose. En France, l’immigration non assimilée est un facteur aggravant. La léopardisation du territoire est potentiellement au bout du chemin. Le plus probable, si l’on en juge par les revendications sourdes des islamistes, est une combinaison entre régionalisation / découpage par territoire et système du « Millet », comme dans l’empire ottoman, chaque « communauté » étant en charge de se doter de ses propres institutions (découpage « métalocal », par agrégation de multiples enclaves fonctionnant en réseau). L’ensemble rappelle le processus par lequel le Kosovo a explosé : d’abord autonomie conflictuelle, ensuite léopardisation interne.

 

*

 

Derrière cette évolution de l’Europe, Hillard voit surtout l’action de l’Allemagne. D’après lui, c’est une grande tradition allemande d’avoir une politique officielle donnée, et une politique en sous-main fort différente (entre nous, mon opinion personnelle est que c’est vrai de toutes les puissances d’une certaine taille, et même probablement de la plupart des petites, mais bref).

Pour Pierre Hillard (qu’on peut soupçonner de germanophobie, mais pas de malhonnêteté), la politique allemande concernant l’Irak a ainsi été un modèle de duplicité. Hillard estime que l’Allemagne, qui anime en sous-main le processus de léopardisation du territoire européen, est dominée par les intérêts des puissances transnationales qui veulent détruire les Etats-nations pour imposer le règne du seul marché. Elle est donc forcément encline à s’aligner sur le mondialisme américanomorphe, avec lequel elle partage la plupart de ses objectifs. D’où le fait que l’Allemagne soutient la France en 2003, puis signe, dès 2004, un document « Alliance germano-américaine pour le XXI° siècle ». On sait aussi qu’au moment même où elle soutenait la position française, la direction allemande laissait ses services secrets communiquer aux Américains les plans de défense de Bagdad, plans qu’elle s’était procurés par moyens d’espionnage. Hillard fait remarquer également que le chancelier Schröder, qui tint ce double discours, a été engagé depuis comme conseiller par la banque Rothschild, en sortant de fonction – ce qui est hautement significatif de ses engagements réels.

Pour Hillard, l’Allemagne exporte son modèle fédéral selon un processus viral. Il a servi de référence à l’Espagne en démembrement, et celle-ci inspire à son tour les revendications kabyles en Algérie. L’intégration de la Turquie dans l’Europe pourrait avoir un prix : accorder une indépendance de fait aux provinces kurdes. Etc.

 

*

 

Petit à petit, à travers le monde, la tension monte. On approche du moment où la masse critique sera atteinte : alors le chaos règnera, puis tout se réorganisera – sur des bases différentes. Parmi les indices de ce grand changement : la stupéfiante décision prise par les USA en mars 2006 : ne plus publier M3, donc ne plus faire connaître la masse monétaire en dollars, total mondial.

Cette décision doit se comprendre, dit Pierre Hillard, en regard du niveau d’endettement phénoménal des ménages et des entreprises US. Tôt ou tard, il faudra financer le remboursement de ces dettes accumulées (Hillard écrit avant les évènements récents). Dans ces conditions, en s’arrimant à l’Amérique, l’Europe risque de payer pour elle.

C’est ce qui commence en 2006, presque en même temps que la décision de ne plus publier M3, avec un document totalement inconnu du grand public : l’accord de partenariat transatlantique du 8 mai 2006. L’intégration mutuelle entre USA et UE reste très inférieure à l’intégration des outils productifs européens entre eux. Les USA et l’UE ont construit une réelle intégration financière : 1.500 milliards d’euros d’investissement direct entre les deux partenaires, rapportant chaque année 101 milliards aux filiales américaines en Europe et 66 milliards aux filiales européennes aux USA – ce n’est pas négligeable. En revanche, l’intégration productive est faible, et elle joue dans l’ensemble plutôt en faveur de l’Europe. Le commerce extérieur de l’Allemagne inclut 77 milliard d’euros d’exportations allemandes vers les USA (2 % du PIB allemand) et 31 milliards d’importations US en Allemagne (1 % du PIB allemand). La France importe 30 milliards des USA et leur exporte 20 milliards (1 % du PIB français). Au total, les USA pèsent environ 12 % du commerce extérieur des pays européens (15 % des exportations), contre 50 % pour les pays européens entre eux. Ce commerce est à peu près équilibré sur l’UE hors Allemagne, mais il est en revanche très bénéfique à l’Allemagne, exportatrice nette en voie d’enrichissement. L’Allemagne, de plus en plus puissante en Europe, maintenant que sa machine industrielle, préservée à la différence des outils français et anglais ruinés par l’économie financiarisée, lui permet d’engranger excédent sur excédent…

Dans ces conditions, l’accord de partenariat transatlantique poursuit semble-t-il deux objectifs en prônant un « marché transatlantique libre d’entraves d’ici 2015 » :

- favoriser le commerce extérieur de l’Allemagne, exportatrice nette vers les USA,

- renforcer une intégration productive et logistique pour l’instant faible, en vue de construire l’union atlantique visée à long terme.

Pourquoi cette accélération de la démarche euro-atlantique, alors que l’UE elle-même patine (Non aux référendums, problèmes liés à l’élargissement) ?

Au Moyen-Orient, les Américains sont en train de détruire l’ordre international fondé sur des frontières stables. Des fuites peut-être orchestrées laissent penser qu’une partie au moins de l’administration US envisage le démantèlement du royaume saoudien, séparant les lieux saints à l’Est du pétrole à l’Ouest du royaume. Ce redécoupage serait appuyé sur les donnes ethniques locales, mais il sera de toute évidence conduit prioritairement en vue des intérêts pétroliers US.

Un tel bouleversement ne pourra être conduit qu’à travers une tempête de feu et de sang. Il apparaît de plus en plus évident que les USA, seuls, n’ont pas les moyens de maîtriser un processus aussi risqué. D’où sans doute l’accélération du processus euro-atlantique. L’objectif est de constituer un bloc atlantique capable de faire effectivement contrepoids à l’Organisation de Coopération de Shanghai. Les atlantistes veulent prendre de vitesse les tendances eurasistes, pour garantir le pouvoir du réseau mondialiste dont ils sont la traduction européenne.

 

*

 

Sur le chemin de ce projet, la France est l’obstacle principal. Les mondialistes s’appliquent à aplanir cet obstacle.

Le 30 juin 2006, en pleine Coupe du Monde, l’Assemblée « Nationale » a ratifié la charte de l’autonomie locale. Cette charte prépare l’alignement des collectivités locales françaises sur les normes en vigueur en Allemagne. Toutes les régions auront donc vocation à rejoindre l’Alsace qui, depuis 2003, gère directement ses relations avec Bruxelles pour tout ce qui concerne les fonds structurels européens – une autonomie dont rêvent tous les néo-féodaux régionaux.

Peu à peu, nous dit Pierre Hillard, le système établit les bases de son rêve : le « glocal », c'est-à-dire un monde unifié par l’insignifiance d’échelons locaux incapables de s’opposer aux forces du marché global. Les forces agissantes obéissent principalement à une forme que les Français maîtrisent mal : le réseau. Cas d’école : la French American Foundation, en France, ou l’Atlantik-Brücke allemande, fondée par le banquier juif Warburg en 1952. Dans les deux cas, les élites qui dirigent l’Etat sont elles-mêmes influencées par les forces qui tirent les ficelles dans l’ombre – les forces de l’argent. Un système de pensée est en train de se déployer, autour de l’idéologie des neocons, ces grands lecteurs de Leo Strauss, ce juif disciple du très nazi Carl Schmitt. Ce système ne veut pas de la démocratie, il ne veut pas de la concertation. Il obéit à une logique de mobilisation non discutable, non questionnable de toutes les forces sociales, en vue d’un objectif d’unification à marche forcée et par une élite d’initiés présumés seuls détenteurs du sens de l’Histoire. C’est un véritable coup d’Etat à l’échelle globale qui est en préparation, un coup d’Etat subtil, qui avance par grignotage, et n’a jusqu’ici jamais laissé deviner sa force.

Quand le masque tombera-t-il ? Quand le Patriot Act sera-t-il utilisé pour dissoudre ce qui reste de la démocratie américaine, prélude à l’anéantissement de toutes les libertés sur l’ensemble de l’Occident ? – Pierre Hillard nous pose la question.

Il a raison.

 

 

source: scriptoblog.com

 

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voir aussi:

 

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13 mars 2010 6 13 /03 /mars /2010 20:21

Son bureau, au Figaro, se situe à l'étage au-dessus, mais trouver un moment pour parler avec lui n'est pas facile : Eric Zemmour est toujours entre deux rendez-vous, et, quand il n'est pas en rendez-vous, il téléphone. Puisqu'il doit être photographié aux Invalides, autant l'accompagner. Un soleil d'hiver éclaire l'esplanade : «Austerlitz!» s'écrie-t-il. Dans la cour, il caresse le bronze des canons et, rêveur, contemple la statue de Napoléon : «Ah, l'Empereur...»

Alors que la France sort d'un débat tumultueux, Zemmour, hussard «gaullo-bonapartiste», publie Mélancolie française, livre qui tranche sur les propos réduisant l'identité nationale à un catalogue de bons sentiments. L'ouvrage est le fruit d'innombrables lectures et de beaucoup de travail, loin des papiers troussés en une heure ou des reparties lâchées à l'emporte-pièce dans un micro.

L'auteur, néanmoins, reste journaliste. On lit Zemmour dans Le Figaro, Le Figaro Magazine et dans d'estimables revues. On le regarde à la télévision, le samedi matin sur i-Télé, dans l'émission « Ça se dispute », où il est opposé à Nicolas Domenach, journaliste à Marianne, et le samedi soir sur France 2, au cours de l'émission de Laurent Ruquier, « On n'est pas couché », où il forme un duo célèbre avec l'écrivain Eric Naulleau. Il participe par ailleurs à l'émission « L'Hebdo » sur Tempo (RFO), chaîne destinée à l'Outre-Mer, et au « Grand débat », un magazine animé par Michel Field sur la chaîne Histoire. Depuis le 4 janvier dernier, on l'entend de plus à la radio, à RTL, du lundi au vendredi à 7 h 15, pour une chronique qui réveille.

Eric Zemmour n'est pas né (en 1958) avec une cuiller d'argent dans la bouche. Il est issu d'une famille de juifs séfarades qui ont quitté l'Algérie au début des années 50, avant le déclenchement de la guerre qui aboutira à l'indépendance, afin de fuir la pauvreté. Milieu modeste, enfance à Drancy et dans le XVIIIe arrondissement. Le jeune Eric, cependant, promettait. Admirateur précoce des Trois Mousquetaires, boulimique de littérature française et de culture historique, passionné de la chose publique, il poussera ses études jusqu'à Sciences-Po. L'ENA s'étant par deux fois dérobée à lui, il n'entrera pas au service de l'Etat. Après un détour par la publicité («un mauvais souvenir»), il choisit le journalisme. En 1986, il entre au Quotidien de Paris. En 1994, quand le journal de Philippe Tesson ferme ses portes, il devient éditorialiste à Info-Matin, éphémère entreprise. En 1996, enfin, il est engagé au Figaro.

Journaliste politique, Zemmour pratique alors toutes les ficelles du métier. Fréquentant les hommes politiques, il publie des livres politiques - notamment des portraits de Balladur ou de Chirac. Et puis un jour, cet inconnu du grand public a changé de dimension : il est devenu celui que les gens reconnaissent dans la rue. «Oui, c'est bien Eric Zemmour», faut-il répondre à l'employée des Invalides qui scrute la silhouette en train de se faire photographier et qui, tout excitée, va chercher sa collègue. Si l'intéressé n'apprécie qu'à moitié sa marionnette des « Guignols de l'info », sa notoriété lui plaît visiblement.

Il bouscule le politiquement correct.

Comment passe-t-on du statut de simple observateur de l'actualité à celui de témoin engagé de son temps ? «Cela s'est fait progressivement, analyse-t-il. Le journalisme politique se prêtant de moins en moins aux comparaisons historiques et aux références littéraires, j'ai voulu m'échapper par l'essai et le roman. En2006, je publie Le Premier Sexe, où je dénonce la féminisation de notre société, la perte des valeurs viriles. Je ne soupçonnais pas la violence que l'ouvrage provoquerait chez mes contradicteurs. Mais je me suis défendu, et c'est après cette polémique que Ruquier m'a demandé de participer à son émission.»

Le scénario se renouvelle en 2008, quand il fait paraître Petit frère, roman où il raconte l'assassinat d'un jeune juif par l'un de ses amis beurs, et où il met en accusation l'«angélisme antiraciste». Nouvelle polémique, et tombereau d'insultes pour l'auteur, qui réplique de plus en plus fort. Dès lors, Eric Zemmour endosse le rôle de celui qui prend la parole pour s'exprimer à rebours de l'air du temps, vilipendant le politiquement correct et ne craignant pas de violer les tabous. Et c'est ainsi qu'à la télévision, et maintenant à la radio, vif et mordant, mais toujours souriant, il fustige, pêle-mêle, l'esprit soixante-huitard, la mentalité bobo, le féminisme, le multiculturalisme, le droit-de-l'hommisme, l'immigrationnisme, le consumérisme libéral-libertaire, l'antifascisme de commande et la politique réduite à la «com'».
Faire du débat d'idées le samedi soir, entouré de figures du show-biz, cela ne lui paraît-il pas antinomique ? «Au contraire, car je suis au coeur de la fabrication de l'idéologie dominante. Autrefois, c'étaient les intellectuels qui produisaient des idées. Dans les années70, ils ont été détrônés par les journalistes. Aujourd'hui, ce sont les acteurs et les chanteurs qui donnent le ton. Alors, rigole-t-il, je leur rentre dedans.»

Face aux caméras, une injonction lui revient en boucle : «Sur le service public, vous n'avez pas le droit de dire ça.» En réalité, ceux qui lui jettent l'anathème sont hérissés par la parole libre qu'il fait entendre, justement parce que, jusqu'alors, celle-ci n'avait pas droit de cité dans les grands médias. «Les Français qui réagissent comme moi, commente Zemmour, un brin narcissique, avaient le sentiment de n'être pas représentés sur le petit écran ou sur les ondes. Aujourd'hui, je suis leur porte-voix.»

Il y a un an, il a dû porter plainte contre un rappeur dont une chanson, mise en ligne, contenait cette menace : «J'mets un billet sur la tête de celui qui fera taire ce con d'Eric Zemmour.» Et, le mois dernier, on lisait ce jugement dans Les Inrocks, hebdomadaire culturel très à gauche : «Zemmour n'est pas seulement un clown, comme Ruquier tente de le faire croire dans son émission, il est aussi un pur idéologue réactionnaire que des patrons de médias français cautionnent pour des motifs cyniques (son impact sur l'audience) et sinistres (son impact sur le débat d'idées).» C'est sûr : Eric Zemmour dérange.

Son nouveau livre, Mélancolie française (le titre est de lui), est un miroir : la mélancolie dont il est ici question, c'est aussi la sienne, lui qui se sent saisi par une angoisse existentielle devant la destinée de son pays. L'ouvrage s'ouvre par une métaphore filée jusqu'à nos jours. La France, argumente Zemmour, a aspiré, dès l'origine, à être la nouvelle Rome. Au cours de son histoire, elle a trouvé sur son chemin Carthage (l'Angleterre) ou un empire (germanique) qui lui a disputé la prééminence. Au XXe siècle, la République états-unienne prétendant régenter la planète et la guerre s'éloignant du continent, la France a remis son sort entre les mains de l'Europe. Au XXIe siècle, sa démographie s'anémiant, la nation comble les vides de sa population en laissant s'installer des habitants porteurs d'une autre culture. Chute de Rome et retour de la guerre ?

Le dernier chapitre de Zemmour prend le contre-pied du discours vantant les charmes de la diversité et les bienfaits du métissage. Ces pages courageuses, il faut s'y attendre, feront scandale. Le livre est dédié à sa femme, mais la conclusion, à la teneur grave, a été rédigée par l'auteur en pensant à ses enfants. «Parce que je suis inquiet pour leur avenir, et parce que je ne voudrais pas qu'ils me reprochent, plus tard, de leur avoir caché la vérité.»

dernière question, dans le café où l'on s'est réfugié pour l'interviewer («J'ai une demi-heure...»). Peut-on contester la pensée médiatique en étant soi-même un élément de ce système ? «C'est une contradiction, mais je n'ai pas la solution. Pour me protéger, je continue de lire les grands écrivains et des ouvrages d'histoire. Mes propres livres, au demeurant, ne sont pas des livres de vedette télé.»

Il est midi et demi. On se quitte en s'engouffrant dans le métro, chacun dans une direction opposée. Sur le quai d'en face, Eric Zemmour a sorti son portable : l'homme pressé écoute ses messages
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10 mars 2010 3 10 /03 /mars /2010 23:41

Le 11 mars sortira aux éditions Denoël "Les yeux grands-fermés (L'immigration en France)" de Michèle Tribalat, démographe et directrice de recherche à l'INED. Présentation par l'éditeur :


L'immigration étrangère est généralement présentée comme ayant un effet positif sur l'économie. Elle serait nécessaire pour favoriser la croissance, occuper les emplois dont les Français ne veulent plus, pallier le vieillissement, alléger la charge des inactifs et payer les retraites. Ces arguments sont devenus des postulats au nom desquels les organisations internationales et communautaires, les ONG, la plupart des médias font pression en faveur d'une libéralisation accrue de la politique migratoire. L'économie et les bons sentiments marcheraient main dans la main.

Du même coup l'impact global, économique et humain de l'immigration n est plus étudié. Les rares études françaises sur la question sont prudemment étouffées, y compris par leurs commanditaires. L'impact sur le peuplement des territoires, en particulier, n'est guère étudié, car il risque de révéler l'ampleur de bouleversements dont il faudrait bien finir par parler et qui pourraient conforter les réticences à la politique du fait accompli.

Pourtant, en dehors de l'Hexagone, les débats scientifiques sont vifs, aux États-Unis notamment. Les études réalisées sur l'impact économique, en termes de production de richesses, de répartition, d'emploi et de finances publiques ne confortent pas le postulat français d'une contribution indispensable de l'immigration. Mais l'écho de ces débats n'a guère franchi nos frontières.

En France, les inquiets sont désavoués, suspectés au mieux d'ignorance, au pire de racisme. Dans cet ouvrage, Michèle Tribalat apporte des éléments de connaissance le plus souvent évités. Évoquant les aspects bénéfiques mais aussi négatifs, elle dresse un tableau objectif du phénomène et démontre que le débat sur l'immigration ne se résume pas à une affaire de bons sentiments

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