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21 décembre 2016 3 21 /12 /décembre /2016 19:21
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18 juillet 2016 1 18 /07 /juillet /2016 10:29

David L'Epée rencontre Eugénie Bastié, auteur du livre "Adieu Mademoiselle" (Ed. du Cerf, 2016) et rédactrice-en-chef politique de la revue Limite, qui s'exprime sur le thème de son essai : la manière dont le postféminisme s'est retourné, par aveuglement idéologique, contre les intérêts des femmes réelles.

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9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 19:52
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8 novembre 2013 5 08 /11 /novembre /2013 19:31

Donc la Nouvelle Droite, « héritière des waffen SS », détourne le « droit à la différence » pour propager un « néo-racisme » qui a abouti à ce qu'un(e) abruti(e) traite madame Christiane Taubira, ministre de la Justice, de « guenon ». Quarante ans d'existence, une centaine de colloques, 149 numéros d'Eléments, près de 200 collaborateurs, autant d’universitaires, de cinéastes, d'écrivains, de poètes, de philosophes et de journalistes qui nous ont suivi avec enthousiasme dans une aventure intellectuelle, sans équivalent en France ce dernier demi siècle, pour aboutir à ce qu'un stakhanoviste du blog, historien « spécialiste » autoproclamé, nous rende responsable de la plus crasse des injures racistes. L'article de Nicolas Lebourg

Je n'ai jamais espéré de l'historien Nicolas Lebourg qu'il lise les nombreux dossiers de la revue Eléments traitant de la question du racisme, avant de parler de la Nouvelle Droite, dont il n'a pas compris un traître mot.
Je n'ai même jamais pensé qu'il ait l’honnêteté, sinon la plus élémentaire des corrections, de se procurer notre dernier numéro consacré au quarantième anniversaire de notre revue (éléments 149), pour y lire la magistrale recension d'Alain de Benoist sur le Dictionnaire historique et critique du racisme, dirigé par Pierre-André Taguieff, « ouvrage monumental d'intelligence et d'érudition » superbement ignoré par la presse française et pourtant traité sur plus de 6 pages dans nos colonnes. Alain de Benoist y aborde la question essentielle du « différentialisme », dont nous avons toujours été les ardents défenseurs.(1)
Je n'espérais rien. Mais je fus tout de même surpris.
J'avais oublié que les « spécialistes » du web ont des urgences médiatiques autrement plus importantes que de lire les textes et de produire un effort pour les comprendre. Trop longs, trop compliqués à expliquer…
J'avoue avoir eu cette naïveté de penser — et l'on ne m'y reprendra plus — qu'un historien digne de ce nom aurait jeté ne serait-ce qu'un petit coup d'oeil à la page 1285 du dudit dictionnaire de Pierre-André Taguieff, à qui Nicolas Lebourg fait constamment référence sans l’avoir manifestement bien lu, pour se renseigner sur la Nouvelle Droite avant de pondre un article d'une rare bêtise. La notice de 4 pages consacrée à la Nouvelle Droite, traitée avec une objectivité qu’il faut souligner par Jean-Yves Camus (2), lui aurait permis d'éviter l'accumulation de mensonges diffamatoires, de raccourcis abusifs et d'erreurs factuelles. Question d'amour propre et de sentiment du travail bien fait !

Il y a cependant pire que la caricature véhiculée à dessein par des « spécialistes » autoproclamés, à laquelle il faut bien le dire la Nouvelle Droite est malheureusement habituée, c’est la bêtise satisfaite de Nicolas Lebourg qui, pris la main dans le sac, légitime le droit pour un historien de dire n'importe quoi sur le web tout en louant le sérieux de ses livres. (Capture d'écran)

Mais comme nous ne faisons pas commerce de rancune, j’enjoins Nicolas Lebourg à se sortir les doigts de son blog et nous répondre sur le « différentialisme » et non sur des fantasmes, arguments et sources à l’appui. Comme un « vrai » historien cette fois.

Pascal Eysseric
Rédacteur en chef de la revue Éléments

(1) La notion de « différentialisme »
Étant admis que l’antiracisme peut aussi bien porter à supprimer les différences qu’à les exalter, la question se pose enfin de savoir ce qu’il faut penser du « différentialisme » (dont nous avons toujours été les défenseurs). Il y a de toute évidence un antiracisme différentialiste, représenté notamment par Claude Lévi-Strauss ou Robert Jaulin, mais qui peut aussi s’inspirer de l’œuvre du philosophe néomarxiste Henri Lefebvre, dont le Manifeste différentialiste (1970) présente l’histoire de l’humanité comme un « combat titanesque entre pouvoirs homogénéisants et capacités différentielles ». Pierre-André Taguieff pense cependant qu’il existe aussi un différentialisme raciste, qu’il définit comme fondé, non sur l’inégalité, mais sur « l’essentialisation et/ou l’absolutisation de la différence intergroupale » et, corrélativement, sur la hantise du métissage ou « mixophobie ». Il en déduit que l’exaltation des différences peut aussi bien amener à justifier l’apartheid qu’à présenter l’« attitude mixophobe comme une obligation morale ». Que lui répondre ?
Taguieff n’a pas tort de dire qu’interroger la notion de « différentialisme » soulève une série de problèmes qui convergent dans cette question fondamentale : « Comment penser le genre humain ? Comment penser en même temps son unité et sa diversité interne, à tous les niveaux où elle se manifeste ». Notre réponse à cette question est que l’unité n’est pensable qu’à partir de la diversité, et sur la base de celle-ci, et non l’inverse. Ce qui revient à dire que l’on appartient à une culture donnée avant d’appartenir au genre humain, non d’un point de vue chronologique, mais parce que l’appartenance première est la condition même de la seconde. L’universel s’atteint à partir de (au travers de, sur la base de) la singularité. Il faut donc le (re)définir, « non pas par négation, mais comme approfondissement de notre propre singularité » (Hegel). Taguieff écrit d’ailleurs lui-même : « On peut soutenir que l’accès à l’universel n’est possible qu’à travers le particulier » (p. 469).
Deuxième question : comment ne pas verser dans l’essentialisation et/ou l’absolutisation ? Là encore, la réponse nous paraît s’imposer dès lors qu’on prend conscience qu’il n’y a de différence que relative : on ne diffère jamais que par rapport à. S’il n’y a plus de comparaison possible, si la différence s’érige en essence ou en absolu, elle disparaît du même coup : il n’y a pas de différence absolue. Pour le dire en termes plus philosophiques, le différentialisme s’inscrit dans une perspective ontique (relative à l’étant), non dans une perspective ontologique (relative à l’Être). C’est bien pourquoi, dans notre conception des choses, le différentialisme s’oppose d’un même mouvement à l’individuo-universalisme abstrait et au pur « tribalisme identitaire » relevant de la métaphysique de la subjectivité, s’affirmant ainsi porteur d’une vision non ethnocentrique de la diversité humaine. Cette position d’hétérophilie, qui s’inspire aussi de Martin Buber, est aux antipodes de toute attitude d’« exclusion » ou d’« enfermement communautaire ». Elle signifie qu’une « vision ontologique de la diversité culturelle, postulant l’existence de frontières infranchissables entre “cultures” », n’est qu’une absurdité.
Nous serons donc ici en désaccord formel avec Taguieff lorsque celui-ci écrit qu’« il n’est pas de vision différentialiste des groupes humains sans essentialisation de ces derniers », sans jamais expliquer en quoi cette « essentialisation » serait un préalable obligé de la reconnaissance des différences. Non seulement le différentialisme – voire ce que Taguieff appelle la « sacralisation » ou le « culte de la diversité » – n’implique aucunement l’essentialisation, mais il la rejette expressément. C’est une vision pluraliste, qui s’accorde parfaitement avec ce point de vue de John Stuart Mill dont Taguieff fait lui-même l’éloge : « De même qu’il est utile, tant que l’humanité est imparfaite, qu’il y ait des opinions différentes, il est bon qu’il y ait différentes façons de vivre et que toute latitude soit donnée aux divers caractères, tant qu’ils ne nuisent pas aux autres, et qu’il est donné à chacun d’éprouver la valeur des différents genres de vie ».


Extrait de l'article d'Alain de Benoist dans Éléments n°149

(2) Cela doit faire à peu près trente ans que la ND condamne le racisme, condamnation dont Jean-Yves Camus, dans le Dictionnaire de Taguieff, dit expressément qu'elle n'est "ni un travestissement ni un artifice tactique" (p. 1288).

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