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14 octobre 2014 2 14 /10 /octobre /2014 15:28

Lorsque Léa Salamé interrogea Éric Zemmour à propos de Robert Paxton, je gage que les téléspectateurs familiers de ce nom-là étaient peu nombreux. Et pourtant, rares sont les historiens qui ont eu autant d’influence sur notre mémoire collective. Sans lui, Bernard-Henri Lévy n’aurait sans doute pu écrire son pamphlet L’Idéologie française (Grasset, 1981), qui a tant contribué à formater la pensée « politiquement correcte » contemporaine. Sans lui, Serge Klarsfeld ne serait probablement pas devenu ce parangon de la bien-pensance vénéré par les médias. Sans lui, Jacques Chirac n’aurait pas pu prononcer son fameux discours du Vel’ d’Hiv’ (1995) et le décret Jospin d’indemnisation des orphelins des déportés juifs (2000) n’aurait pas eu de base légale. La thèse de Paxton développée dans La France de Vichy (Seuil, 1973), vous la connaissez : il n’y a pas eu double jeu de la part de Vichy, et le régime n’a pas joué l’effet de « bouclier » en épargnant certaines souffrances aux Français.

Incomparablement plus fouillée et malgré son énorme succès auprès du public, La Grande Histoire des Français sous l’Occupation d’Henri Amouroux (Stock, 1976) fut loin d’avoir le même impact, un paradoxe qui préfigurait la fracture consacrée par la loi Gayssot entre une histoire officielle et figée et une histoire en permanente évolution.

Ni juif, ni français, Paxton présentait a priori tous les attributs du parfait historien sans parti pris. Sauf que Paxton, comme il se définissait volontiers, était un intellectuel engagé de gauche, de cette gauche iconoclaste omniprésente dans les campus américains des années 60, et notamment à Berkeley où il enseignait. Cinq ans après mai 1968, trois ans après la mort du général de Gaulle, un an après la sortie (confidentielle) du Chagrin et la Pitié, son timing était parfait ! Paxton s’insérait avec un opportunisme remarquable non seulement dans une nouvelle phase de l’histoire de l’Occupation que l’historien Henry Rousso appelle fort à propos « le miroir brisé », mais aussi au sein d’un grand courant de résurrection de la mémoire de l’Holocauste orchestré aux États-Unis à la fin des années 60 (voir Peter Novick, The Holocaust in American Life, 1999).

Nul ne saura jamais si Robert Paxton n’a fait que documenter une thèse qu’il voulait défendre a priori où s’il est parvenu à sa conclusion de bonne foi, mais là n’est pas la question. Les archives relatives à l’histoire de la France sous l’Occupation sont inépuisables. La seule documentation léguée par Henri Amouroux représente une bibliothèque large comme un terrain de football. Pourquoi la recherche historique devrait-elle s’arrêter aux travaux vieux de plus de quarante ans, d’un seul individu ?

Alain Michel, historien israélo-français, résidant en Israël et rabbin de son état, a publié Vichy et la Shoah – Enquête sur le paradoxe français (CLD 2012). C’est à cet ouvrage qu’Éric Zemmour se réfère dans son Suicide français. Sa conclusion prend le contre-pied de la thèse de Paxton. « L’historien peut montrer les faits, l’engrenage des situations, les choix possibles, mais en tant qu’historien, il n’a aucune capacité pour juger véritablement du bien et du mal, ni de la responsabilité des hommes au regard de lois éthiques comme la définition du crime contre l’humanité… le mélange des deux points de vue, celui du professionnel de l’histoire et celui du jugement moral, entraîne une déformation de la vérité historique que l’on retrouve, finalement, à la base même de cette “doxa” que j’ai tenté de dénoncer dans cet ouvrage comme obstacle principal d’une véritable compréhension du comportement de Vichy face à l’application de la solution finale en France. »

Avant de faire d’Alain Michel un nouveau Faurisson, les inconditionnels de Paxton devraient y réfléchir à deux fois. Asher Cohen – Juifs et Français sous l’Occupation et sous Vichy (Armand Colin, 1993) – ou encore Maxime Steinberg – Le Vel’ d’Hiv’ français dans la solution finale en Europe, dans Points critiques, n° 306, mai 2010 –, eux aussi, ont défendu la thèse dite du " moindre mal ".

http://www.bvoltaire.fr/

Robert Paxton, la fin d’un mythe
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29 juillet 2013 1 29 /07 /juillet /2013 21:12

France 3 CSOJ
Cécile Desprairies
Historienne

Cécile Desprairies est historienne et essayiste, spécialiste de la période de la France Occupée. Après avoir publié deux livres consacrés à la capitale française entre 1940 et 1944 (Ville Lumière, Années Noires -- les lieux du Paris de la collaboration, Denoël, 2008 puis Paris dans la Collaboration, Le Seuil, 2009), elle a décidé de changer de perspective en décrivant la France vue par les Allemands dans Sous l'œil de l'Occupant (Armand Colin, 2010). Son dernier ouvrage préfacé par Emmanuel Le Roy Ladurie, « L'Héritage de Vichy », liste 100 mesures -- y compris sociales - décidées sous le règne du Maréchal Pétain et toujours en vigueur aujourd'hui, sans que nos contemporains en soient forcément conscients, à moins qu'ils ne les attribuent à tort au Front Populaire. Parmi celles-ci, les eaux minérales, le délit de non-assistance à personne en danger, la carte d'identité, la licence IV, l'extension des allocations familiales, l'heure d'hiver, le salaire minimum, le rugby à XV, le sport au bac ou la retraite à 60 ans.

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28 juin 2012 4 28 /06 /juin /2012 21:19
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8 septembre 2011 4 08 /09 /septembre /2011 02:25

 

Lu sur Europe1 : Le portrait du maréchal Pétain va-t-il revenir sur les murs de la Mairie de Gonneville-sur-Mer, dans le Calvados ? Le rapporteur public du tribunal administratif de Caen y est opposé. Il a plaidé mardi contre ce retour demandé par l’ Association pour la défense de la mémoire de Philippe Pétain (ADMP). La décision sera rendue d’ici deux semaines.

Le portrait en question, qui s’intégrait dans un galerie de portraits de chefs de l’Etat, trônait dans la salle de mariage de la mairie avant d’être retiré par décision de justice en octobre 2010 . Le maire avait dû, à contre-coeur, enlever ce portrait du Maréchal.

 

« Aujourd’hui dans cette galerie de portraits, il y a un vide. Ce vide fait dire qu’un tribunal, un préfet, révisent l’Histoire, qu’une période de l’Histoire de 4 ans n’a jamais existé », a dit durant l’audience l’ avocat de l’ADMP, Me Tremolet de Villers. Ce dernier fut l’avocat de l’ancien milicien Paul Touvier, condamné en 1994 pour crimes contre l’Humanité.

La demande de réintégration du portrait irrite au plus haut point la Ligue contre le racisme et l’antisémitisme ( Licra ). « Il y a toujours des nostalgiques qui sont prêts à défendre la mémoire de celui qui a envoyé à l’Allemagne nazie plus de Juifs que l’Allemagne nazie n’en demandait », a déploré avant l’audience Me Badache, l’avocat de la Licra.

A Gonneville-sur-Mer, la nouvelle polémique relance le débat chez les habitants. « Ici, c’est plutôt FN », explique Thierry au micro d’Europe 1. « Je suis très, très surpris de voir qu’il y a encore des pétainistes ici. Moi, je pensais que c’était terminé », ajoute-t-il. A l’inverse, Simone se souvient du « vainqueur de Verdun ». « Pétain a été longtemps adulé. Souvenez-vous de Maréchal nous voilà qu’on chantait dans les écoles », explique-t-elle.

De son côté, Bernard Hoyé, le maire de la commune reste muet. Il s’était opposé l’an dernier au préfet, au nom de l’exposition objective de l’Histoire.

 

 

www.contre-info.com

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28 janvier 2011 5 28 /01 /janvier /2011 00:20
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6 octobre 2010 3 06 /10 /octobre /2010 03:30

 

Pièce capitale sur l’antisémitisme exacerbé de Philippe Pétain ou élément à verser au dossier : les historiens étaient partagés lundi sur la portée du document qui serait annoté par le maréchal sur le statut des juifs en octobre 1940, rendu public ce week-end.

 

Sur ce document original de l’Etat français de Vichy, Pétain aurait lui-même durci le caractère antisémite du projet, selon l’avocat Serge Klarsfeld. Le texte, récemment découvert, a été remis au Mémorial de la Shoah à Paris par un donateur anonyme.

 

"C’est bien l’écriture de Pétain. On voit que le projet adopté le 3 octobre porte sa marque et qu’il a mis sans équivoque la main à la pâte. C’est une preuve que les historiens attendaient", explique à l’AFP Jean-Pierre Azéma. "Il s’agit d’un document rare, un texte servant de ’’juge de paix’’. Auparavant, nous étions relativement prudents sur le rôle de Pétain dans l’élaboration du statut des juifs en octobre 1940. C’était témoin contre témoin", poursuit l’historien.

 

"Ce document prouve qu’il a bien modifié lui-même ce texte et qu’il n’y a pas eu un ’’bon Vichy" avant le retour de Pierre Laval en 1942, ajoute-t-il. C’est "symbolique de l’antisémitisme d’Etat", poursuit ce spécialiste de la Seconde guerre mondiale et du régime de Vichy. "Pétain était fondamentalement xénophobe", note-t-il.

 

Jusque là, les historiens se référaient, avec réserve, au témoignage de l’ancien ministre des Affaires étrangères de Vichy, Paul Baudouin. Selon lui, lors du conseil des ministres du 1er octobre 1940, qui a examiné "pendant deux heures" le statut des juifs, "c’est le maréchal qui se montre le plus sévère. Il insiste en particulier pour que la justice et l’enseignement ne contiennent aucun juif".

 

De son côté, Henri du Moulin de Labarthete, directeur du cabinet civil du maréchal de juillet 1940 à avril 1942, avait assuré dans ses mémoires que Pétain avait assisté aux débats mais n’était pas intervenu.

 

"Le document découvert est important car il confirme concrètement que Pétain était antisémite. On a prétendu qu’il avait protégé les juifs. C’est faux", renchérit Max Gallo. "Le régime de Vichy, et de Pétain à sa tête, c’est la revanche des anti-Dreyfusards. Pétain n’a jamais digéré l’acquittement de Dreyfus. C’est une thèse que je défendais et qui avait été négligée", ajoute l’historien, auteur de "1940, de l’abîme à l’espérance" (XO, 2010).

 

"Je serais beaucoup plus prudent et on ne peut pas affirmer de manière péremptoire que les annotations sont de la main de Pétain", relève Henry Rousso, directeur de recherche au CNRS, membre de l’Institut d’histoire du temps présent et spécialiste de cette période.

 

"J’ai vu le document. Ce n’est pas le Saint Graal. Il n’y a aucune raison de dire que c’est un faux mais il n’y a rien non plus pour prouver qu’il s’agit de Pétain", estime-t-il. "A mon avis, l’expertise n’est pas faite".

 

"Et au bout du compte, quelle importance ? Tout a été retenu dans le document final publié le 3 octobre 1940 et avait forcément été avalisé par Pétain qui détenait tous les pouvoirs", rappelle l’historien. Par ailleurs, "les corrections sont pour la plupart d’ordre juridique et Pétain était un militaire", poursuit Henry Rousso.

 

"Le fait qu’aient été ajoutés les enseignants — à la liste des postes interdits aux juifs— pourrait plaider en faveur de la patte de Pétain qui nourrissait une animosité particulière à leur égard", remarque-t-il.

 

"C’est une pièce importante à verser au dossier mais en conclure que Pétain serait plus antisémite ? L’avant-projet était déjà très dur, ce ne sont que des aménagements", conclut-il.

 

afp.com/afpcom/fr

via

E&R

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17 juin 2010 4 17 /06 /juin /2010 02:03
LES CHANTIERS DE LA JEUNESSE

1940-1944
BASE D' UNE GRANDE
POLITIQUE DE LA JEUNESSE

"La France libérée peut changer les mots et les vocables mais elle ne pourra construire utilement que sur les bases que j'ai jetées".

(Maréchal Pétain - 23 Juillet 1945)

 

 

 

 

En cette tragique fin Juin 1940 l'été est magnifique, mais la France est à terre ! Ecrasée par la défaite, elle vit une tragédie nationale. Démoralisés et comme abandonnés, les Français sont plongés dans la détresse. Le désastre est immense : le désordre est partout, la plupart des trains ne roulent plus, les routes sont embouteillées, les stocks de carburants épuisés ; plusieurs millions de réfugiés, installés dans les conditions précaires, ne peuvent regagner leurs foyers ; le ravitaillement devient difficile, le rationnement de certains produits s'impose ; près de deux millions de soldats sont prisonniers, les bras manquent pour effectuer les travaux des champs, l'économie est paralysée, les deux tiers du territoire sont occupés ; la ligne de démarcation coupe la France en deux. S'ajoutent d'innombrables drames particuliers : cent mille familles sont en deuil d'un des leurs tué dans les combats.

 

Venant de Bordeaux, Via Clermont-Ferrand, le gouvernement du Maréchal PETAIN se regroupe péniblement à Vichy.

 

Cependant la population accueille avec un immense soulagement l'armistice qui vient d'être signé et accorde d'un élan presque unanime sa confiance au Maréchal considéré comme le sauveur de la Patrie.

 

C'est dans cette situation de grande confusion que le gouvernement du Maréchal doit résoudre - dans la "presque totale improvisation - les très nombreux problèmes qui se posent d'urgence. L'un d'entre eux, qui ne peut souffrir le moindre retard concerne le sort des quatre vingt dix mille jeunes incorporés fin Mai et début Juin 40, qui n'ont reçu aucune instruction militaire et qu'en application de la Convention d'Armistice il est obligatoire de démobiliser immédiatement.

 

En 'effet, un très grand nombre d'appelés, qui ont trouvé les dépôts des régiments fermés, errent à l'aventure à travers le pays sans le moindre encadrement. Le plus souvent démunis de presque tout et n'ayant aucun contact avec leur famille ils sont inquiets de leur sort immédiat et en proie au désarroi.

 

Il faut trouver, sans délai, une solution.

 

Le Maréchal Pétain et le général de la Porte du Theil

Dès le 3 Juillet 1940, le Ministre de la Défense confie au Général de la PORTE DU THEIL la responsabilité de prendre en charge ces hommes.

 

C'est le point de départ des "Chantiers" mais c'est aussi l'amorce d'une expérience qui va être à l'origine d'une grande politique de la Jeunesse. Polytechnicien et ancien Commissaire des Scouts de France, le Général de la PORTE DU THEIL a l'idée de répartir les jeunes de ce contingent abandonné dans des camps à installer en pleine nature, hors des casernes et des villes. Cette idée est officialisée le 31 Juillet par un décret signé par le Maréchal décidant que les jeunes appelés seront versés pour une période de six mois dans des "Groupements de Jeunesse". A cette date, il ne s'agit encore que d'une mesure de circonstance qui va cependant être reprise bientôt dans le cadre d'une organisation plus vaste.

 

La première instruction précise que "l'organisation des Groupements de Jeunesse se propose de donner aux jeunes hommes de France, toutes classes confondues, un complément d'éducation morale et virile qui, des mieux doués fera des chefs et de tous des hommes sains, honnêtes, communiant dans la ferveur d'une même foi nationale".

 

Le Maréchal et son gouvernement sont conscients que pour assurer le redressement de la France, il faut, en premier lieu, s'appuyer sur la jeunesse ; que celle-ci a besoin d'une foi à laquelle elle se donnera avec toute la ferveur de son âge.

 

Les principes et les moyens d'éducation sont ainsi définis :

" La formation morale est à rechercher essentiellement dans le culte de l'honneur et dans la pratique de la vie en commun.

 

" La formation virile qui crée d'ailleurs une prédisposition heureuse au développement moral, se rattache à l'entraînement physique.

 

" la vie en contact de la nature doit favoriser cette double discipline.

Les directives officielles précisent que les "Chantiers" doivent, en fonction des lieux et des circonstances, apporter leurs concours pour une part de leur temps :

 

o aux travaux forestiers,

o à la fabrication du charbon de bois,

o à la remise en culture des terres,

o aux travaux agricoles pendant la période des grands travaux,

o aux travaux routiers,

o à la lutte contre les incendies de forêt.

 

Au fur et à mesure des mois l'organisation des Groupements de Jeunesse s'améliore et c'est la loi du 18 Janvier 1941 qui donne aux Chantiers de la Jeunesse Française leur statut définitif.

 

Désormais tous les Français âgés de vingt ans résidant en zone libre seront tenus d'effectuer un Service National de huit mois.

 

Le 29 Juin 1941 à Vichy le Maréchal PETAIN remet solennellement leur Drapeau National aux Chantiers de la Jeunesse au cours d'une cérémonie grandiose rassemblant une foule enthousiaste. Le Drapeau est déposé au Musée de l'Armée depuis 1970.

 

Ainsi de 1940 à 1944, malgré la défaite et l'occupation, quatre cent cinquante mille jeunes Français encadrés par vingt mille chefs reçurent grâce aux "Chantiers" une formation physique, civique et morale qui leur donna le goût de la vie en plein air, le respect de la nature, le sens du travail en équipe et l'amour de leur pays.

 

Le Maréchal Pétain quitte là clairière de Randan après avoir remis un fanion aux Compagnons de France.

 

Quand on analyse l'activité déployée aux Chantiers de Jeunesse durant ces quatre difficiles années on ne peut s'empêcher d'admirer combien le gouvernement du Maréchal sut, avec un demi siècle d'avance, concevoir et pratiquer une véritable politique d'écologie.

 

L'expérience des Chantiers fut menée également en Afrique du Nord. Six groupements y furent créés. Ils permirent, dès le débarquement allié en Novembre 1942, la mobilisation de cinquante mille jeunes. Après une très courte formation militaire, ceux-ci formèrent une partie importante du Corps expéditionnaire français qui combattit en Tunisie, en Italie, en France et en Allemagne.

 

Si l'on veut porter un jugement objectif sur la politique menée par le Maréchal il faut absolument tenter d'imaginer ce qui serait advenu à la population française si une importante partie de sa jeunesse -n'avait pu être rassemblée, formée et affectée à des travaux essentiels à la vie du pays.

 

Les Chantiers de Jeunesse constituèrent sans conteste une grande réussite. Ce fut même "la plus grande réussite sociale " du gouvernement de Vichy. Le succès en revient pour une très large part à la personnalité exceptionnelle du Général de la PORTE du THEIL. Mais il est également dû à la participation active des jeunes eux-mêmes et à la qualité de leurs chefs.

 

Mais si les Chantiers pèsent d'un grand poids dans la politique du Maréchal beaucoup d'autres initiatives furent prises par le Secrétariat Général de la Jeunesse dirigé par Georges LAMIRAND. De grands services civiques furent créés auxquels les jeunes répondirent avec enthousiasme. Dès le 28 Juillet 1940, c'est la création des "Compagnons de France", organisation regroupant, à titre privé, des garçons de seize à vingt ans de toutes origines sociales décidés "de participer au relèvement matériel et moral du pays en offrant leur concours aux Services d'Aides aux Réfugiés, aux prisonniers de guerre et généralement à toutes initiatives propres à associer les jeunes au service du pays". Ils comptèrent environ trente mille membres.

 

Le "Service Civique Rural" rassembla de son côté plus de cent mille jeunes âgés de dix sept à vingt et 'un an qui participèrent activement aux grands travaux des moissons et des vendanges remplaçant en partie les centaines de milliers d'agriculteurs prisonniers en Allemagne.

 

Les "Centre de jeunes travailleurs" reçurent des jeunes gens sans travail, désireux d'acquérir une formation professionnelle, physique et civique. Le "Secours National" reçut pour sa part le concours de milliers de jeunes pour l'aider dans ses oeuvres d'assistance et de charité.

 

La politique du Maréchal s'efforça également de maintenir et de développer en zone libre les divers mouvements de jeunesse.

 

Le scoutisme passa de quarante mille à cent vingt mille membres.

 

L'Association Catholique de la Jeunesse Française, les Auberges de la Jeunesse et les Camarades de la Route reçurent un appui efficace de l'État. A signaler également la création de l'Ecole des Cadres d'Uriage destinée à former la future élite de-la nation.

 

Il n'est pas exagéré d'affirmer que s'il y a un domaine dans lequel le mot "résistance" peut être valablement utilisé c'est bien celui concernant la politique du Maréchal en faveur de la jeunesse. Grâce aux mesures prises les jeunes ne désespérèrent pas de leur pays, se forgèrent une âme et se préparèrent, activement au relèvement de la France tout en étant protégés dans une large mesure des menaces de l'occupant.

 

Depuis quarante cinq ans aucun gouvernement n'a osé s'inspirer de la remarquable expérience des Chantiers parce que considéré comme "une réalisation de Vichy'!"

 

Le Centre d'Etudes et de Recherches de l'Institut Général de la Porte du Theil animé par des anciens des Chantiers a réalisé en 1982 une remarquable étude sur le Service National préconisant sa répartition en service national civil et service national militaire. Ne serait-il pas opportun et judicieux .pour la formation politique qui défend par dessus tout la cause nationale de s'en inspirer pour préparer et proposer au pays qui en ressent le besoin une réforme vraiment constructive.

 

Que l'on accepte de remettre en honneur le principe qui constitua la règle des Chantiers "'Substituer le sens de l'effort au culte du confort et la conscience des devoirs à la revendication des droits" et il n'est pas douteux que la jeunesse de France pourrait alors trouver un nouveau souffle.

 

 

http://www.marechal-petain.com/

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