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13 septembre 2013 5 13 /09 /septembre /2013 15:43

Intervention au Forum FNJ du 11 septembre 2013 de Julien Rochedy, directeur national du Front national de la jeunesse, sur les dessous géopolitiques des guerres occidentales depuis le Kosovo (Kosovo, Afghanistan, Irak, Libye, Iran, Syrie)

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26 mai 2013 7 26 /05 /mai /2013 17:59
Kosovo : une guerre juste pour créer un état mafieux ( Pierre Péan )

Quatorze ans après, où en est le Kosovo "démocratique" et "pluri-ethnique" ? Voici un droit de suite - un de plus - dont nous avons été privés. En dépit de ses déclarations d'autosatisfaction, la communauté internationale a failli. Une véritable purification ethnique a débarrassé le Kosovo des serbes et des roms.

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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 22:04

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Ni le retrait ni la diminution des effectifs militaires américains au Kosovo ne sont à l’ordre du jour » a déclaré Philipp Gordon, secrétaire d’Etat des USA pour l’Europe.

 

Philipp Gordon a confirmé à la Radio Télévision 21 qu’i n’y aurait pas de retrait des forces américaines au Kosovo.

« L’OTAN, ainsi que les forces américaines qui y sont engagées ne quitteront pas le territoire kosovar avant que leurs objectifs ne soient atteints » a-t-il déclaré.

Au vu de la situation actuelle du Kosovo, et en particulier dans le nord du pays, les forces de l’OTAN resteront à leur niveau actuel, soit environ 7000 soldats dont 1000 américains.

« Ni le retrait, ni une réduction des forces militaires américaines ne sont donc à l’ordre du jour » a déclaré Gordon.

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27 novembre 2011 7 27 /11 /novembre /2011 20:07

 

 

La situation semble se tendre au Kosovo. Il faut peut être y voir un rapprochement entre la Serbie et la Russie, donnant plus de poids géopolitique au gouvernement serbe pour ne pas lâcher le territoire historique de son peuple.

 

 

 

 

Hier, le ministre serbe de l’Intérieur, Ivica Dacic, a déclaré qu’une attaque contre les Serbes du Kosovo équivaudrait à une attaque contre Belgrade.

Avant d’ajouter : « La Serbie ne restera pas les bras croisés ». Cette déclaration était adressée clairement au Premier ministre kosovar, Hashim Thaçi.

La situation à la frontière administrative entre la Serbie et le Kosovo s’est aggravée en septembre 2011, suite à la prise de contrôle par les Kosovars albanais de plusieurs postes douaniers situés dans les régions peuplées de Serbes.

Les Kosovars musulmans sont aidés dans cette mission par la Mission policière de l’UE (Eulex) et la Force internationale de sécurité (Kfor) placée sous le commandement de l’Otan.

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9 juin 2011 4 09 /06 /juin /2011 01:20
Un documentaire exceptionnel de la télévision tchèque sur le Kosovo et les bombardements de l’OTAN sur la Serbie. Totalement à contre-courant de la version officielle présentée dans les médias français.
 

 

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27 mai 2011 5 27 /05 /mai /2011 06:08

Par TF1 News (d'après agence),

 

 

La Serbie écarte les risques de troubles après l'arrestation du "boucher de Srebrenica", dont l'interrogatoire reprend ce vendredi ; jeudi, des manifestants se sont pourtant regroupés à Belgrade et Novi Sad. En 2008, ils avaient été des milliers à protester contre l'arrestation de Karadzic.

 
 
Ratko Mladic, surnommé le "boucher des Balkans" pour son rôle dans le massacre de Srebrenica en 1995
 

L'homme qui est apparu jeudi à la télévision publique serbe RTS, entouré par des policiers, n'avait plus grand-chose à voir avec le haut gradé plein d'assurance qui passait ses troupes en revue lors de la guerre de Bosnie. Vieilli et affaibli, les traits affaissés, une casquette coiffant ses cheveux blanchis, il avançait lentement, et boitait. Ratko Mladic, le "boucher de Srebrenica", aujourd'hui âgé de 69 ans, avait rendez-vous avec le juge d'instruction. Il avait été arrêté quelques heures plus tôt dans le village de Lazarevo, dans le nord-est de la Serbie. Une arrestation dont on ignore les détails, opérée chez l'un de ses proches (dans une ferme appartenant à un cousin) et qui laisse deviner un réseau de vieilles complicités ; plusieurs habitants ont d'ailleurs été entendus par la police. Il n'avait pas cherché à dissimuler son identité, contrairement à ce que laissaient entendre les premières informations des médias serbes : il portait encore de vieux papiers d'identité à son nom. Sur lui, deux pistolets, dont il ne s'est pas servi : il savait, assure-t-on en Serbie, que ceux qui venaient l'arrêter étaient de jeunes sous-officiers qui ne faisaient que leur travail.

Les images de ce vieil homme, encore vu comme un héros par beaucoup en Serbie, marchant au milieu des policiers vers le bureau du juge, ont poussé dès jeudi soir de petits groupes de manifestants dans les rues à Belgrade, ou encore à Novi Sad, au nord de la Serbie. Le directeur de la police serbe a indiqué que "le niveau de sécurité avait été augmenté". La présence de la police a été renforcée notamment devant les institutions de l'Etat, les ambassades et devant les autres représentations internationales. Divers responsables serbes ont d'emblée écarté des risques de désordres dans le pays suite à cette arrestation. Contrairement à ce qui s'était produit en juillet 2008 : les manifestations après l'arrestation du chef politique des Serbes de Bosnie, Radovan Karadzic, avaient rassemblé des milliers de personnes, et fait un mort.

"Couteau, fil, Srebrenica"

Dans le centre de Belgrade, ce sont quelques dizaines de nationalistes et de hooligans qui se sont rassemblés avant d'affronter brièvement les policiers, qui les ont chassés d'une place. Les manifestants agitaient des drapeaux serbes en scandant le nom de Ratko Mladic et "Couteau (pour égorger), fil (pour étrangler), Srebrenica", un slogan utilisé par les ultra-nationalistes pour évoquer le massacre de Srebrenica. A Novi Sad, ce sont 500 manifestants qui ont tenté de pénétrer dans le bâtiment du Parti démocratique du président Boris Tadic. Au moins deux personnes ont été blessées jeudi soir dans les heurts avec la police anti-émeutes, a rapporté l'agence Beta. L'un des représentants politiques des nationalistes serbes a aussi vivement critiqué le gouvernement. "Cette arrestation honteuse d'un général serbe est un coup porté à nos intérêts nationaux et à l'Etat. C'est un régime de menteurs sales, corrompus et infidèles, un régime opéré par la police secrète", a dénoncé Boris Aleksic, porte-parole du Parti radical serbe.

Mladic, lui, va poursuivre la longue marche qui le mènera jusqu'à son procès. Son interrogatoire, interrompu jeudi (son avocat a évoqué une mauvaise santé, de possibles troubles psychiques et un manque de réactions face aux questions du juge) reprend ce vendredi. Des médecins doivent auparavant déterminer s'il est en mesure de comparaître devant le tribunal serbe pour les crimes de guerre. Désormais sous les verrous 16 ans après son inculpation pour le massacre de Srebrenica, il va devoir répondre devant la justice internationale de génocide, crimes contre l'humanité et crimes de guerre durant la guerre en Bosnie, de 1992 à 1995. Il est accusé d'avoir organisé le massacre de 8000 musulmans à Srebrenica, la pire atrocité commise en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale, ainsi que le siège de Sarajevo pendant 43 mois.

Toutefois, son arrestation est probablement intervenue un peu trop tard pour permettre d'organiser un procès commun avec Radovan Karadzic. Ce dernier a été arrêté en juillet 2008 et son procès s'est ouvert en octobre 2009. Les procureurs du TPIY voulaient initialement les juger en même temps mais ils avaient dû se résoudre à séparer leurs cas peu avant l'ouverture du procès de Radovan Karadzic, Ratko Mladic restant introuvable. Frederick Swinnen, conseiller spécial de Serge Brammertz, le procureur en chef du TPIY, a jugé prématuré d'évoquer une réunion des deux dossiers en soulignant que cela retarderait le procès de Radovan Karadzic.

 

 

 

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voir aussi:

Srebrenica 15 ans après : Instrumentalisation du « Génocide »  

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23 mars 2011 3 23 /03 /mars /2011 01:39

 
 
« En 1989, Milosevic enflamme le Kosovo par un discours anti-albanais. »
 
FAUX : Pourquoi les médias occidentaux n’ont-ils jamais cité la moindre phrase de ce discours ? Milosevic y disait exactement le contraire :
« Jamais la Serbie n’a été habitée que de seuls Serbes. Il y vit aujourd’hui, plus qu’auparavant, beaucoup de citoyens d’autres nations, d’autres ethnies. Cela ne représente pas un handicap pour le pays. Je suis même sincèrement convaincu que c’est un avantage. (…) La Yougoslavie est une communauté plurinationale et ne peut subsister que moyennant une égalité totale de toutes les nations qui y cohabitent. Les ennemis de ces communautés, qu’ils soient intérieurs ou extérieurs, le savent bien, et ils axent en général toute leur activité subversive sur l’approfondissement des conflits interethniques. »

2 TERRE ALBANAISE ?

« Le Kosovo était une région albanaise que les Serbes ont occupée. »
 
FAUX : Depuis des siècles, le Kosovo était peuplé de nombreuses nationalités : Serbes, Albanais, Roms, Musulmans, Juifs, Turcs, Gorans, Egyptiens, Ashkanis… Peu importe qui serait « arrivé là le premier » ! Tous devraient avoir des droits égaux. Mais…
 Pendant la 2ème Guerre mondiale, les fascistes italiens, puis allemands tuent ou chassent un très grand nombre de Serbes. En 1945, le dirigeant yougoslave Tito n’autorise pas leur retour. Durant les années 70-80, la province est administrée par des cadres… albanais. Le 10 novembre 1987, le New York Times écrit ce que les médias occidentaux se garderont bien de répéter plus tard :
« En réalité, les Albanais contrôlent déjà chaque phase de la vie au Kosovo : la police, la justice, l’agriculture, les usines, les villages et les villes… A présent, les Serbes sont en fuite, face à la violence albanaise grandissante. Vingt mille d’entre eux ont quitté le Kosovo ces sept dernières années… »
 
3 RAMBOUILLET

« A Rambouillet, les Serbes intransigeants ont refusé tout accord. »
 
FAUX ! A la « négociation » de Rambouillet (début 99), l'OTAN a voulu imposer l'occupation militaire de toute la Yougoslavie. Et la privatisation des richesses du Kosovo par les multinationales. Elle a même empêché Serbes et Albanais de se parler.
 
4 RACAK

« A Racak, en janvier 99, la police yougoslave a massacré 40 civils. »
 
FAUX ! C'étaient les victimes d'un affrontement entre deux armées. Cette manipulation a été orchestrée par un agent américain, William Walker, qui avait été complice des escadrons de la mort au Salvador et au Nicaragua (années 80). Le TPI de La Haye s’est bien gardé de convoquer Madame Renta, chef de l’équipe internationale de légistes. Chaque guerre commence par un grand médiamensonge : des images terribles, mais manipulées pour tromper l'opinion.
 
5 UCK

« Le mouvement albanais UCK était une victime des Serbes. »
 
FAUX ! Le 22 février 98, l’envoyé spécial des USA dans les Balkans, Robert Gelbard, déclare publiquement :
« Je sais ce qu’est un terroriste lorsque j’en vois un. Et je vous dis que ces gens de l’UCK sont des terroristes. »
En effet, de nombreux rapports officiels établissent que le mouvement séparatiste albanais tuait délibérément non seulement des policiers et fonctionnaires serbes, mais aussi des Albanais mariés à des Serbes ou refusant de soutenir l’UCK. Pourtant, trois mois plus tard, le 7 juillet, les Affaires étrangères US déclarent le contraire :
« L’opinion des Etats-Unis n’est pas que l’UCK est terroriste. »
Et la CIA va former et armer ces terroristes. Puis, l’Otan va devenir leur force aérienne. Pourquoi ? Dans quel intérêt ?
 
6 HUMANITAIRE

« C’est dans un but humanitaire que l’Ouest est intervenu. »
 
FAUX : Au moment de déclencher les bombardements sur la Yougoslavie, le président Clinton confie à des fonctionnaires US son véritable objectif :
« Si nous voulons des relations économiques solides, nous permettant de vendre dans le monde entier, il faut que l’Europe soit la clé… C’est de cela qu’il s’agit avec toute cette chose (sic)du Kosovo. »
Trois jours plus tard, le New York Times confirme qu’il s’agit bien d’une guerre de la mondialisation :
« Pour que la globalisation marche, l’Amérique ne doit pas craindre d’agir comme la superpuissance omnipotente qu’elle est. La main invisible du marché ne fonctionnera jamais sans un poing caché. McDonalds ne peut être prospère sans McDonnel Douglas, le constructeur de l’avion F-15. Et le poing caché qui garantit un monde sûr pour les technologies de la Silicon Valley, ce poing s’appelle armée des Etats-Unis, Air Force, Navy et Marines. »

7 GUERRE SANS INTERET

« Les USA n’avaient pas d’intérêt stratégique dans cette région. »
 
FAUX ! Grâce aux bombardements, l’Otan a pu liquider les vestiges d’économie socialiste et installer à Belgrade un gouvernement du FMI. Qui a porté le prix du pain de 4 à 30 dinars, quadruplé celui de l’électricité (convoitée par des sociétés étrangères), lancé la privatisation au bénéfice des multinationales et préparé 800.000 licenciements.
 De plus, Washington a construit la gigantesque base militaire de Camp Bondsteel, juste à côté du futur pipe-line US acheminant vers l’Europe le pétrole et le gaz d’ex-URSS. Une ville immense, 7.000 soldats, des pistes pour bombardiers, louées pour 99 ans et qui permettront d’intervenir pour contrôler le Caucase ou menacer Moscou.
 
8 GENOCIDE

« L’Otan a arrêté un génocide commis par les Serbes. »
 
FAUX ! En juin 2001, Jamie Shea, porte-parole de l’Otan, a admis « qu’il n’y avait pas eu un génocide au Kosovo ».
 Quinze jours encore avant la guerre, un rapport officiel des Affaires étrangères allemandes déclarait encore : « Il n'y a pas de persécution ethnique contre les Albanais en tant que groupe. Seulement des affrontements entre deux armées. »
 
9 CHARNIERS

« On a découvert des charniers prouvant le génocide. »
 
FAUX ! Après de très longues recherches, 2.108 corps ont été exhumés. De toutes nationalités. Certains victimes des bombardements OTAN, d'autres des attaques de l'UCK, d’autres enfin de crimes commis par certaines forces serbes. Ce sont ces trois facteurs, et non un seul, qui ont provoqué l’exode massif des réfugiés albanais au début de la guerre.
 Le chef des médecins-légistes espagnols, venus pour les autopsies, s’est plaint d’avoir été manipulé par l’Otan. Le génocide (« 100.000 civils massacrés ») était une invention de la propagande.
 
10 MILOSEVIC

« Milosevic a organisé les crimes contre la population albanaise. »
 
FAUX : Les consignes données à la police serbe disaient de protéger tous les civils, y compris albanais. Après les bombardements, certains éléments policiers et paramilitaires ont effectivement commis des crimes (meurtres, vols, destructions) contre des civils albanais. Mais ils ont été rapidement punis et emprisonnés, sous Milosevic, par la Justice de Belgrade.
 
11 GUERRE PROPRE

« L’Otan a mené une guerre propre. »
 
FAUX ! Le chef d'état-major belge Herteleer l'a reconnu : « Faisons mal à la population serbe elle-même. Infligeons-leur des pertes. » Résultat : 2.000 civils tués, 5.000 blessés, une génération d'enfants traumatisés, 147 hôpitaux touchés, des usines purement civiles, etc… But réel : mettre un peuple à genoux pour ouvrir la porte à l'invasion des multinationales.
L'OTAN a employé contre des civils des armes interdites par les Conventions de Genève : 1. Bombes à fragmentation. 2. Bombes au graphite paralysant l'électricité. 3. Armes à uranium appauvri provoquant cancers et mutations génétiques, y compris chez des soldats US. Mais, a déclaré le congressiste US Lester Munson : « Vous ne verrez jamais des pilotes de l’OTAN devant un tribunal de l’ONU. L’OTAN est l’accusateur, le procureur, le juge, le jury et l’exécuteur, car c’est l’OTAN qui paie les factures du TPI. L’OTAN ne se soumet pas au droit international. Il est le droit international. »
 
12 MULTIETHNIQUE

« L'OTAN a instauré un Kosovo multiethnique. »
 
FAUX ! Depuis l’occupation, une véritable purification ethnique a chassé 230.000 Serbes, Juifs, Roms Musulmans, Turcs et autres minorités. Les 40.000 soldats de l’Otan n’ont pas retrouvé une seule des 1.200 personnes kidnappées par l'UCK. La maffia règne au Kosovo, plaque tournante des trafics de drogue, armes et prostitution vers l’Europe.
 
 
 
 
N.B. Toutes les références et preuves sont tirées des chapitres 1, 2 et 3 de : Michel Collon, Monopoly – L’Otan à la conquête du monde, EPO, Bruxelles, 2000. Le discours de Milosevic figure en pp. 66-67.
Voir aussi : Anne Morelli, Principes élémentaires de propagande de guerre, Labor, Bruxelles, 2000.

Source : michelcollon.info
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15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 03:55
 
Les pays d’Europe déclarent leur soutien au gouvernement kosovar et essaient de ne pas voir qu’une élite mafieuse est arrivée au pouvoir, a constaté lundi l’eurodéputé Pino Arlacchi, directeur exécutif de l’Office de l’Onu pour le contrôle des drogues et la prévention du crime (OCDPC).

 

"J’ai étudié la mafia au Kosovo, ce qui veut dire, au fond, le gouvernement kosovar. A mon sens, l’attitude des pays européens est ambiguë. D’une part, ils déclarent leur soutien au gouvernement kosovar, de l’autre, ils tournent la tête pour ne pas voir qu’une élite maffieuse est arrivée au pouvoir au Kosovo", a déclaré M.Arlacchi lors d’un point de presse à RIA Novosti.

Et d’ajouter que le Kosovo "devenait une source constante de nouvelles désagréables".

"Nous préconisons une lutte plus énergique contre la criminalité au Kosovo", a souligné l’eurodéputé.

Selon lui, le Kosovo est le "centre de la criminalité en Europe, plaque tournante du trafic d’héroïne afghane", même si, a rappelé M.Arlacchi, la mission européenne de justice et de police EULEX y travaille depuis plusieurs années déjà.

Le 17 février 2008, les autorités albanaises du Kosovo ont unilatéralement proclamé l’indépendance de cette province serbe.

La Serbie conteste la proclamation d’indépendance de sa province méridionale. La Russie, la Chine, l’Inde et plusieurs autres puissances se sont opposés à cette démarche, la qualifiant de violation de la résolution 1244 du Conseil de sécurité des Nations unies, qui proclamait l’intégrité territoriale de la Serbie.

 

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28 janvier 2011 5 28 /01 /janvier /2011 00:51

L’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) a adopté ce mardi le rapport du Suisse Dick Marty, dénonçant un trafic d’organes de prisonniers de l’Armée de libération du Kosovo (UCK) en Albanie dans les années 1990. Elle a exigé "une enquête sérieuse" des autorités albanaises et kosovares.

 

 

Dans une résolution, adoptée par 169 voix, l’APCE réclame "une enquête sérieuse et indépendante" concernant "l’existence de centres secrets de détention où des traitements inhumains auraient été infligés à des prisonniers provenant du Kosovo, d’origine aussi bien serbe qu’albanaise", pendant et après le conflit dans l’ex-province de Serbie (entre 1998 et 1999).

L’Assemblée a également demandé aux autorités albanaises et à l’administration kosovare de "collaborer sans réserve" avec la Mission de police et de justice de l’Union européenne (Eulex) "pour faire la lumière sur des crimes commis au Kosovo".

Thaçi "bonnet" du crime organisé

Dans son rapport, le conseiller aux Etats Dick Marty (PLR/TI) a accusé un groupe proche de l’actuel premier ministre kosovar Hashim Thaçi. Dick Marty met en cause le "Groupe de la Drenica" (la Drenica est une région du centre du Kosovo), qui regroupait des responsables de l’UCK. Selon le juge tessinois, qui s’appuie sur des rapports de l’OTAN et de services de renseignement européens, leur chef était Hashim Thaçi.

M. Thaçi est qualifié de l’un des "plus gros bonnets" du crime organisé au Kosovo dans un rapport secret de l’OTAN au Kosovo (KFOR) dont des extraits ont été publiés ce mardi dans le quotidien britannique "The Guardian".

Vive émotion au Kosovo

"Les victimes étaient des Serbes, des Kosovars albanais considérés comme des traîtres ou des membres de groupes rivaux, mais pour nous ce sont avant tout et seulement des êtres humains", a lancé M. Marty.

Plusieurs parlementaire de l’APCE ont félicité M. Marty pour son "excellent et difficile travail", ainsi que pour son courage. Le rapport, rendu public en décembre, a en revanche suscité une très vive émotion ces dernières semaines au Kosovo et en Albanie. (ats)

 

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16 janvier 2011 7 16 /01 /janvier /2011 05:10
Trafic d'organes: Kouchner savait
La tempête soulevée par le rapport de Dick Marty n’est pas près de retomber, et elle ne concerne pas seulement le rôle d’Hashim Thaçi. Bernard Kouchner, l’ancien chef de la Minuk, était forcément au courant des activités criminelles impliquant d’anciens membres de l’UCK, voire du trafic d’organes lui-même. C’est ce que confirme le capitaine canadien Stu Kellock, ancien chef de la police de la Minuk.
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« J’ai une tête à vendre des organes, moi ? »
Regardez la vidéo de Bernard Kouchner démentant le trafic d’organes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bernard Kouchner, l’ancien chef de la Minuk, la mission de l’Onu au Kosovo a rejeté dans une déclaration à la BBC toutes les accusations qui pourraient peser sur lui, démentant qu’il aurait « fermé les yeux sur l’affaire du trafic d’organe au Kosovo au nom de la stabilité politique »...

« Moi, fermé les yeux !!? Pauvre Dick Marty... Nous nous battions jour et nuit contre le crime organisé, contre la violence. Toute notre action était consacrée à la justice. Je dois aussi me défendre. Je ne sais pas qui est ce Dick Marty, je ne le connais pas personnellement. Il est envoyé par le Conseil de l’Europe et nous devons le respecter. Je respecte sa mission, et j’ai lu son rapport avec beaucoup d’attention, mais je demeure très sceptique », a déclaré Bernard Kouchner.

Il a répété qu’il doutait de l’exactitude des allégations du rapport de Dick Marty, mais qu’il estimait que c’était maintenant aux enquêteurs d’Eulex d’enquêter « de manière systématique » sur les faits allégués par le rapport. Bernard Kouchner a également répété qu’il avait entendu parler pour la première fois du trafic d’organes dans le rapport de Carla Del Ponte et qu’l avait été surpris.

Le médecin légiste José Pablo Baryabar, ancien chef du bureau d’investigation pour les disparus et de la médecine légiste auprès de la Minuk, a déclaré à ce même sujet à la BBC : « Les policiers allemands ont trouvé 400 échantillons d’ADN au Kosovo en 1999. En 2002, j’ai demandé à voir ces échantillons. Les Allemands ont répondu qu’ils les avaient détruits car le TPI de la Haye les avait autorisé à le faire ».

 

Une mission délicate et mal gérée pour Eulex

Dick Marty, au paragraphe 8 de son rapport, met en lumière des indices de dissimulation de preuves très significatifs : « Ainsi, la mission Eulex, déployée depuis 2008, a-t-elle hérité d’une situation très difficile. Les nombreux dossiers sur les crimes de guerres, particulièrement ceux où les accusés sont des combattants de l’UÇK, ont été laissés par la Minuk dans un triste état : preuves et témoignages égarés, périodes creuses beaucoup trop longues entre des enquêtes incomplètes. Les représentants d’Eulex allaient même jusqu’à partager avec nous, lorsque nous venions au Kosovo pour des enquêtes ponctuelles, leur crainte de devoir abandonner un grand nombre d’affaires en cours ».

Dans la note de bas de page qui accompagne cette affirmation, il précise : « On a appris que certains pays qui ont envoyé des troupes au sein de la Kfor, comme par exemple la Grande-Bretagne, ont récupéré toute la documentation, et que celle-ci n’était plus consultable par les enquêteurs d’Eulex qu’après une demande spécifique à renouveler à chaque cas, ce qui ralentit considérablement la recherche de la justice ».

On peut aussi lire, toujours dans ce huitième paragraphe : « Quelques-uns de nos contacts, des représentants de la société civile naissante, n’ont pas hésité à critiquer Eulex : on s’attendait à ce que la mission européenne s’attaque aux ’intouchables’, dont le passé plus que flou était un fait notoire. Malheureusement ces attentes son restées vaines : il y a eu beaucoup d’annonces et de promesses, mais les résultats tangibles restent encore à venir. Le cas de Nazim Bllaca, le ’dénonciateur’, qui a affirmé publiquement avoir éliminé des opposants sous les ordres de personnes occupant aujourd’hui de hautes fonctions politiques, est significatif. On a attendu quatre jours avant de l’arrêter et de le placer sous protection. La manière dont Eulex va traiter cette affaire sera un bon test pour vérifier jusqu’où cette mission est prête à aller pour faire triompher la justice » (Lire notre article « Kosovo : Nazim Bllaca, les confessions du tueur du PDK).

Les États-Unis ont affirmé, par la bouche du porte-parole du Département d’État, Phillip J. Crowley, qu’ils soutiendraient toutes les enquêtes des autorités compétentes menées à partir des accusations contenues dans le rapport de Dick Marty, mais ils annoncent aussi qu’ils continueront malgré tout à collaborer avec le Premier ministre du Kosovo, Hashim Thaçi, malgré le rapport qui le met en lien direct avec les crimes.

 

Phillip J. Crowley précise que le rapport ne changera pas les rapports des USA avec Pristina : « Je ne pense pas que cela va changer fondamentalement les rapports américano-kosovars. Ceux-ci sont basés sur des intérêts mutuels, et non sur une personne en particulier ».

Dans le paragraphe 70 de son rapport, Dick Marty fait pourtant explicitement appel aux Américains : « Hashim Thaçi et les autres membres du ‘groupe de la Drenica’ sont mentionnés comme étant des acteurs clés dans les rapports d’informations sur les structures du crime organisé au Kosovo, à l’image d’une véritable mafia. J’ai étudié ces divers rapports avec consternation et un sentiment d’insulte morale ».

Dans la note en bas de la page 27, rattachée à ce paragraphe, il précise : « ces dix dernières années, les services de renseignements de plusieurs pays occidentaux, y compris le Bureau Fédéral d’Investigation (FBI) des États-Unis, ainsi que plusieurs analystes de divers nationalités qui travaillent au sein des structures de l’Otan ont préparé des rapports lourds d’accusations, étayés par des faits, basés sur des sources fiables, sur toutes les activités illégales de ce fameux ‘groupe de Drenica’. »

 

Les « confessions » de Stu Kellock, ancien chef de la police de la MINUK

L’ancien chef du Département de police de la Minuk en 2000 et 2001, le capitaine canadien Stu Kellock, affirme dans une interview publiée sur le site internet de la télévision nationale serbe www.rst.rs que des rumeurs circulaient sur un trafic d’organes mais qu’il n’avait pas assez d’hommes pour les vérifier, et qu’il est impossible que le chef de la mission des Nations Unies de l’époque, Bernard Kouchner, n’ait pas été mis au courant des ces aspects de la criminalité organisée au Kosovo.

« Je ne peux pas affirmer que Kouchner connaissait le trafic d’organe, mais il est impossible qu’il n’ait pas eu d’informations sur le crime organisé au Kosovo. Le commissaire de police l’informait régulièrement, et les médias lui posaient de nombreuses questions à ce sujet ».

« J’étais tout à fait conscient de qui était monsieur Thaçi et de l’influence qu’il avait. Cependant, dans les cercles ou j’exerçais mon travail, toute critique à son égard ou à l’égard de ses collaborateurs était immédiatement rejetée. J’ai été témoin de la montée au pouvoir des nouveaux hommes d’État. Il était parfaitement clair que Thaçi avait été choisi et qu’il ne serait jamais mis en accusation pour ses activités criminelles. Pourtant, il avait une influence directe sur la collecte des impôts, le trafic de drogue, de femmes, d’armes et la contrebande en tout genre. »

« Il y a même eu une fusillade, lorsqu’un des agents de la sécurité de la Minuk à été tué et qu’un million de deutschmarks ont été volés. Personne n’a été capable de nous expliquer comment et pourquoi un million de marks en espèces se trouvait dans l’hôpital de Pristina. »

« Je me souviens qu’on a expliqué aux autorités de police que l’arrestation de Sabit Geci - un des fondateurs de l’UÇK, proche collaborateur de Hashim Thaçi, qui a été condamné en 2001 à cinq ans de prison pour extorsion de fonds - provoquerait des réactions au sein de la population locale. De mon côté, on m’a clairement fait comprendre que Sabit Geci serait libre dès le lendemain de son arrestation. Il n’en a pas été ainsi, et j’ai tout fait pour que cela ne se produise pas. Je ne sais pas si l’on cherchait à m’intimider avec ces menaces. À l’époque, je n’étais pas vraiment conscient des enjeux. Tout le monde savait qui était Sabit Geci et qui étaient ses collaborateurs ».

Stu Kellock poursuit ses confessions. « A Tropojë, on a été accueillis par le chef de la police et quelques-uns des ses hommes. Il nous a dit qu’il venait tout juste d’abattre un homme qui se trouvait en détention pour nous montrer qu’il contrôlait la situation ». Selon ses dires, il était clair que les frontières vers l’Albanie étaient contrôlées par d’anciens membres de l’UÇK et que passaient par là, sans aucun problème, de l’héroïne d’Afghanistan, de l’essence, des femmes, des armes et d’autres choses encore. « Je me souviens qu’on essayait de négocier avec ce chef de la police, qui était assis en bout de table comme une sorte de dictateur. Il était visiblement déçu de voir qu’on ne lui avait pas amené de cadeau. À la fin, on a réussi à récupérer quelques voitures qui se trouvaient sur le parking de la police, et à nous assurer des chemins que prenaient les trafics ».

 

Retrouvez notre dossier :
Trafic d’organes de l’UCK : « Au Kosovo, tout le monde est au courant » 

 

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