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1 octobre 2011 6 01 /10 /octobre /2011 00:36
 
Il est très difficile de coller une étiquette politique précise à Eric Zemmour. Si ce dernier a un avis très tranché sur tout, il laisse souvent (et c’est normal) planer un doute sur ses préférences. Bonapartiste, conservateur, réactionnaire, certains lui trouvent des affinités avec la Droite Populaire, d’autres trouvent ses idées proches de celles du FN. En fait, il est de plus en plus clair qu’il se situe à mi-chemin entre les deux, et c’est justement pour ça qu’il souhaite – sans le dire explicitement, comme toujours – un rapprochement entre ces deux formations politiques.

 

Si on se souvient qu’en 2007, le célèbre chroniqueur avait appelé à voter Sarkozy, il ne faut pas pour autant commettre l’erreur de l’estampiller aujourd’hui en tant que sarkozyste. A l’époque, les discours du candidat Sarkozy étaient marqués très à droite et prenaient, sous la plume talentueuse d’Henri Guaino, comme accent patriotique et conservateur. Des fondamentaux qui ont bien vite été abandonnés par le Président une fois élu. D’où l’émergence de la Droite Populaire, au sein même de l’UMP, qui prône un retour à ces valeurs perdues.

« La Droite populaire est une des rares réussites du parti unique de la droite » nous dit Zemmour dans sa chronique RTL du 28 septembre, avant de constater que cette dernière « tente (…) de revenir à la synthèse politique qu’avait réalisé le RPR dans les années 80. Un mélange d’autorité et de libéralisme, de patriotisme et d’ouverture sur le monde. » Une tâche difficile, voire impossible si l’on considère la politique sarkozyenne comme en totale contradiction avec ce modèle.

Comme nous l’avions analysé dans un précédent article, la Droite Populaire se retrouve piégée dans ses contradictions. Sa politique sécuritaire, patriotique, conservatrice, n’est pas appliquée par le Président qui se trouve bien satisfait de compter cette naïve « droite dure » parmi les siens, en se contentant d’agiter des hochets ministériels à ceux qui tenteraient d’entrer en dissidence. 

Vers un rapprochement FN-Droite Populaire ?

Seulement voilà. Cette situation, jusqu’ici bloquée, pourrait bien vite bouger. Et pour cela, il ne faudra rien de moins qu’une victoire du Parti Socialiste en 2012. Sarkozy n’étant plus au pouvoir, les hochets ayant cessé d’être agités, l’UMP pourrait exploser. La fracture se situant au même endroit où la colle avait été appliquée en 2002 pour souder le RPR et l’UDF. « Alors une recomposition politique s’engagerait, qui pourrait bien rassembler membres de la DP et membres du FN pour constituer un bloc des droites » spécule Eric Zemmour dans sa chronique.

Cette recomposition de la Droite en une entité libérale-conservatrice pourrait représenter un souffle nouveau pour la Droite et marginaliser le camp centriste. « Une nouvelle alliance sans doute eurosceptique, antimondialisation, qui utiliserait comme arme absolue (…) le référendum d’initiative populaire à la Suisse » poursuit le chroniqueur.

Certainement est-ce là la pensée du très médiatique journaliste politique, qui se garde bien de s’avancer plus sur ce terrain miné, mais dont les insinuations et les positions laissent de moins en moins de place au doute. Dans une chronique datée du 15 septembre, déjà, il vantait les mérites du modèle à la danoise, qui a pendant 10 ans vu un gouvernement de centre-droit à tendances dites « populistes ». En effet le Parti du Peuple Danois avait imposé à son allié majoritaire, en échange de son soutien, des mesures contre l’immigration (parmi les plus restrictives d’Europe). Récemment, la Gauche a remporté les législatives mais n’a rien changé à ces fondamentaux.

Après s’être étonné que Marine Le Pen ne s’inspire pas de cette situation politique, Zemmour n’a pas manqué de constater que, là-bas, « les deux parties du modèle s’emboitent l’une dans l’autre comme un jeu de Légo ». Et de souhaiter tout bas que la Droite française empreinte le même chemin, regrettant au passage les conflits qui mettent des bâtons dans les roues d’un éventuel rassemblement patriotique. « Entre le Front National et l’UMP, chacun parie que c’est l’autre qui explosera le premier » conclut-il.

Droite Populaire, Front National, mais aussi DLR, UPR… En cas d’explosion de la Droite, tous ces partis pourraient se voir rapprochés par les circonstances, au sein d’un mouvement nouveau ou d’une collaboration à la danoise.

Tel est sans doute la pensée, à la fois bien dissimulée mais de plus en plus lisible, d’Eric Zemmour : une recomposition de la Droite, à mi-chemin entre le FN (en voie de dédiabolisation sous l’impulsion de Marine Le Pen) et l’aile droite de l’UMP (en voie de détachement de la majorité), avec à la clé une rupture définitive d’avec la bien-pensance et le mondialisme centristes. Une analyse pas si improbable, mais qui devra certainement, pour être confirmée, voir la Gauche triompher en 2012… Autant dire que le chemin du Salut, pour les patriotes, ne sera pas sans douleur.

Christopher Lings


 

 

http://www.enquete-debat.fr

 

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1 octobre 2011 6 01 /10 /octobre /2011 00:20

Mardi 27 septembre, Bertrand Dutheil de La Rochère, membre fondateur du MDC et ancien directeur de cabinet de J-P Chevènement, a annoncé son soutien à la candidature de Marine Le Pen* à la présidentielle. Il rejoindra son équipe de campagne en octobre.

 

« Dans Marianne 2, Jean-Pierre Chevènement se dit attristé par le soutien que j’apporte à la candidature de Marine Le Pen. Pour ma part, je ne veux pas avoir la tristesse d’être contraint de voter, au printemps 2012, pour un quelconque « bébé Delors ».

 

Ma prise de position serait due à un « grand désarroi ».

 

Je ne ressens aucun « désarroi », sinon le désarroi des Français devant la crise avec ses perspectives de chômage et de restrictions, sinon le désarroi d’un pays devant ses élites qui ont choisi une mondialisation sans frontière, sinon le désarroi d’un peuple qui, depuis quarante ans, se sent progressivement abandonné par une gauche qui a opté pour la « préférence immigrée ».

 

Je sais combien il est difficile, quand depuis des décennies on milite dans des organisations de gauche, de reconnaître que celles-ci sont aujourd’hui fourvoyées.

 

Alors, au-delà des clivages anciens, j’invite chacun à réfléchir. Il faut sortir la France de la nasse dans laquelle le « système du pareil au même » l’a enfermée.

 

Marine Le Pen est le seul candidat susceptible d’entreprendre l’indispensable restauration républicaine. »

 

*Le Front national a annoncé mardi le ralliement à la campagne présidentielle de Marine Le Pen d’un cadre parisien du MRC de Jean-Pierre Chevènement, Bertrand Dutheil de La Rochère, ce qui a entraîné son "exclusion immédiate" de ce parti.

Dans une "lettre ouverte aux républicains de gauche", publiée par le FN, M. Dutheil de la Rochère, premier secrétaire-adjoint de la fédération de Paris du Mouvement républicain et citoyen (MRC), estime qu’il ne faut pas se laisser "intimider par la bienpensance".

"Marine Le Pen est le seul candidat qui allie un programme républicain à une possibilité, bien que faible, de l’emporter", alors que Jean-Pierre Chevènement serait "inévitablement condamné à un résultat médiocre, inférieur à celui de 2002" (5,3%), analyse-t-il.

Adhérant au discours frontiste sur la sortie de l’euro, il estime aussi que "vouloir limiter le nombre de travailleurs étrangers en France, quand notre pays connaît depuis des décennies un chômage de masse, non seulement relève du bon sens, mais participe de la protection des salaires et de notre système social".

Le FN "n’est pas notre famille politique. Je n’y adhère donc pas. Mais, peut-être, pourrions-nous envisager de fonder notre propre formation ? Nous marcherions côte à côte, et nous gagnerions ainsi ensemble", conclut Bertrand Dutheil de La Rochère.

"Il est immédiatement exclu", a réagi à l’AFP le président du MRC, Jean-Luc Laurent. Selon lui, ce ralliement est un "épiphénomène". M. Dutheil de La Rochère "était en retrait depuis juin 2010, je l’avais fait remplacer au poste de premier secrétaire de la fédération de Paris pour mettre en avant la nouvelle génération et réaffirmer notre positionnement à gauche", a ajouté Jean-Luc Laurent.

Si le FN présente M. Dutheil de La Rochère comme un "ancien directeur de cabinet" de M. Chevènement, on fait valoir au MRC que "Jean-Pierre Chevènement ne l’a pas croisé depuis plus de dix ans". "Il n’a jamais été son directeur de cabinet et il n’est plus son collaborateur depuis 1993-1994", a-t-on encore précisé.

Marine Le Pen lance régulièrement des oeillades aux chevènementistes et à leur sensibilité souverainiste. Elle déclarait en juillet que M. Chevènement a "une analyse assez similaire" à celle du FN "sur une certain nombre de points". Le président d’honneur du MRC avait rétorqué n’avoir "nulle envie de gouverner avec Mme Le Pen".

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30 septembre 2011 5 30 /09 /septembre /2011 23:40
Colloque du Club Idées&nation le jeudi 29 septembre 2011
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25 septembre 2011 7 25 /09 /septembre /2011 02:52
 

Jalkh ou Guiniot ? C’est la question que se pose dorénavant l’entourage de Marine Le Pen. Ce serait en effet d’après Médiapart, un salarié du Carré, le siège du Front national, qui travaillerait « au cœur de l’appareil » et n’aurait « qu’une ligne », celle «de Jean-Marie» qui aurait lâché le morceau. Or il n’en reste guère, surtout si l’on exclut des suspects le quarteron hétérophobe et autres sionistes.

Un accord aurait été scellé entre le FN et le Bloc identitaire. «C’est beaucoup plus qu’un pacte de non-agression. On tombe dans le jeu des petits accords politicards, alors que c’est exactement ce qu’on dénonce!» Il n’est pas «un habitué des médias», dit-il. S’il «sort aujourd’hui de (sa) réserve», c’est «parce que sur cette question-là il y a un malaise, un flou qu’il faut clarifier. On est à la limite du scandale»

Le Bloc identitaire (BI), c’est ce groupuscule ethno-sioniste né de la dissolution d’Unité radicale (après l’attentat raté de Maxime Brunerie contre Chirac), rival du FN, spécialisé dans la diatribe anti-islamique et allié de Riposte Laïque…

Toujours selon les gauchistes de Médiapart, généralement bien informés, le permanent poursuit : «Les contacts sont individuels mais prolongés. Ils se font via les anciens du MNR (le Mouvement national républicain, créé par Bruno Mégret en 1998)». Steeve Briois (secrétaire général du FN), Bruno Bilde (directeur de cabinet de Marine Le Pen), Nicolas Bay (membre du bureau politique du FN, délégué national à la communication électorale), côté FN. Fabrice Robert (président du Bloc) et Philippe Vardon (à la tête de Nissa Rebela, l’antenne niçoise), côté BI.

Le 9 septembre au soir, la veille des Journées d’été de Marine Le Pen, à Nice, une réunion s’est tenue «avec les responsables du secrétariat général du FN et ceux du Bloc», confie-t-il. Au centre des discussions, la venue de Philippe Vardon, le dimanche, au discours de la présidente du FN: «Quand venir, quelle attitude adopter, comment présenter cela?» Deux jours plus tard, le cadre historique du Bloc, ennemi notoire de Jean-Marie Le Pen, est bien dans la salle pour le discours de clôture. Et pendant ce temps-là, une dizaine de ses militants s’infiltrent au meeting anti-FN de Christian Estrosi pour saper son discours aux cris de «Estrosi complice, pas de mosquées à Nice» (lire notre reportage).

Le lendemain, Yvan Benedetti, l’ancien bras droit de Bruno Gollnisch, exclu avec fracas du FN, affirme qu’un «protocole d’accord secret» a été conclu entre les deux partis «ces dernières semaines». Une information «qui vient de l’intérieur du Front» où il a «encore beaucoup d’amis», explique-t-il à Mediapart, affirmant détenir des «courriels» qui l’attestent. L’accord consisterait en un désistement d’Arnaud Gouillon, le candidat du Bloc à la présidentielle, en échange de circonscriptions réservées pour les législatives. Etrange coïncidence: le lendemain, Arnaud Gouillon annonce sur son blog qu’il renonce à la course à l’Elysée, «pour des raisons financières».

Marine Le Pen et Fabrice Robert se sont empressés de démentir l’existence d’un tel accord. «Vous avez vu un mail de Marine Le Pen disant qu’il y avait un accord?, s’est agacée la présidente du FN devant les journalistes, lors de ses Journées d’été. S’il y a des contacts, vous n’avez pas à le savoir. Pour l’instant il n’y a rien.» Dans un entretien à Minute, le président du Bloc a lui assuré qu’«il n’y (avait) pas d’accord avec le Front. Nous travaillons sur le terrain depuis huit ans, en toute indépendance. Ce n’est pas pour négocier quelques petites circonscriptions…». Pas faux. Un ralliement en bonne et due forme est effectivement le plus probable. Mais il n’est certainement pas temps d’aller l’expliquer aux militants du BLoc..

«Marine Le Pen est une opportuniste, elle voit le vivier de jeunes qu’elle pourrait récupérer avec le Bloc, explique notre cadre. Ce sont des militants de terrain, spécialistes des actions médiatiques comme l’apéro saucisson, et qui sont très présents sur Internet.» Cela permettrait également à la présidente du FN d’éliminer une candidature à sa droite, après l’annonce de celle de Carl Lang, l’ancien numéro trois du parti.

En “off”, un proche de Marine Le Pen confie: «On a eu des moments durs (avec le Bloc). Mais si on commence à fermer la porte à tous ceux avec qui on a été en conflit, on n’arrivera jamais à faire cette ouverture. Au Bloc, il y a des types très intéressants, avec qui on a des points communs. Il faut voir dans quelle proportion ils sont sincères.»

Des contacts individuels (et non de parti à parti) existent depuis plusieurs mois. A terme, le FN espère bien débaucher les deux leaders du Bloc. Faisant fi de leur passé sulfureux. Philippe Vadron «a milité au GUD» et Fabrice Robert est «un ancien skinhead néonazi», «condamné en 1990 pour diffusion de propos négationnistes», comme l’écrivent les journalistes Caroline Monnot et Abel Mestre, dans Le Système Le Pen (éditions Denoël).

Le rapprochement pourrait s’effectuer pour les municipales à Nice en 2014, selon Le Monde. Vardon et l’ancien maire de la ville, l’ex-FN et ex-UMP Jacques Peyrat, travaillent d’ailleurs ensemble à cette élection. Jacques Peyrat, qui fut soutenu par le FN lors des dernières cantonales, n’était-il pas au premier rang lors du discours de Marine Le Pen, le 11 septembre? La numéro un du FN a pourtant toujours affirmé que le rapprochement avec Jacques Peyrat n’était «pas un soutien aux Identitaires».

Résultat, au nom de ce rapprochement avec le Bloc, les membres du Front national avalent de belles couleuvres. «Philippe Vardon a agressé des militants du FNJ dans la rue de leur local (à Nice), il y a eu une bagarre. La direction du FN a imposé le silence sur cette affaire et empêché une plainte pour protéger les accords secrets. C’est intolérable», raconte le cadre. «Il y a peut-être eu un accrochage, mais il n’y a pas mort d’homme», relativise Steeve Briois.

Lors des Journées d’été du FN, l’arrivée de Philippe Vardon au Palais des congrès de Nice a été très tendue. «Il a failli en venir aux mains avec le responsable du service d’ordre», rapporte le permanent du Carré.

Autre indicateur de ce rapprochement, l’éviction d’opposants à cette alliance. Bruno Larebière, l’ancien rédacteur en chef de Minute, en est le meilleur exemple. Connu pour son anti-marinisme, haï par la majorité des frontistes, il a été évincé du bureau exécutif du Bloc identitaire, où il était en charge de la communication, ainsi que de la direction du site Novopress.info. A l’origine de son départ, un «désaccord stratégique», a reconnu pudiquement Fabrice Robert, interviewé par le site Préférence-nationale.net.

Au printemps dernier, le chef des Identitaires ne faisait d’ailleurs pas mystère de son intérêt pour le FN. «Le contact n’est pas rompu avec le FN. Il n’y a pas de mur entre nous. Imaginez la force de frappe que l’on aurait», déclarait-il au Monde, évoquant une stratégie «avec un pied dedans, et un pied en dehors du Front national». Philippe Vardon a quant à lui estimé, dans un communiqué, le 12 septembre, qu’il ne lui avait pas semblé «inopportun d’aller écouter le discours d’une candidate placée en seconde ou troisième position» des intentions de vote de la présidentielle et qu’il avait «d’ailleurs entendu dans ce discours des choses intéressantes», notamment «la fermeté sur la question de l’immigration» et des propositions comme «le référendum d’initiative populaire». Sans nier des «divergences» sur «la question de l’organisation de l’Etat et la question européenne».

Mais ce réchauffement entre les deux partis rivaux pose un double problème, «politique et financier», selon notre cadre. «Politique car on n’est pas du tout sur la même ligne qu’eux: ils sont pan-européens, régionalistes, parfois séparatistes, nous sommes nationalistes, jacobins. Financier car 50 circonscriptions, c’est 50 fois le nombre de voix qui n’iront pas dans les caisses du FN. Et quand ils auront leur cacao, ils s’en iront!»

«L’idéal, c’est qu’ils viennent au Front», explique le proche de Marine Le Pen. «S’il y a un jour compatibilité, ce seront eux qui feront le pas vers nous, pas le contraire», avait déclaré en avril Louis Aliot au Monde. Pourquoi passer un accord avec le Bloc identitaire quand on peut le faire imploser? D’autant que des dissensions apparaissent au sein de sa direction. La présence de Vardon au meeting du Front n’a fait que l’accroître. «Sur un sujet aussi essentiel, le bureau exécutif du Bloc aurait dû être consulté», assène un cadre historique du mouvement, dans Les Inrocks.

 

D’après Médiapart

 

lu sur http://networkedblogs.com/

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20 septembre 2011 2 20 /09 /septembre /2011 19:02

            Cinq militants nationalistes de toujours, membres et anciens membres du Front national, tenaient une conférence de presse hier à Nice, où se déroulent par ailleurs les journées promotionnelles de la fille Le Pen. Christophe Georgy, Alexandre Gabriac et Yvan Benedetti, déjà exclus, ont été rejoins hors du FN par Edouard de Brisoult qui a annoncé sa démission ; Danica Ljustina demeure quant à elle membre du FN dans l'attente d'une exclusion qui ne devrait pas tarder.

 

            C'est essentiellement Yvan Benedetti qui s'est adressé aux nombreux journalistes présents (une trentaine de médiats nationaux avaient fait le déplacement). Le conseiller municipal de Vénissieux et second de Bruno Gollnisch lors de la campagne interne est revenu sur son engagement au Front national, à la demande de Bruno Gollnisch et sur ses derniers mois vécus au sein de la structure dont il a été exclu au début de l'été.

            Durant son intervention, Yvan Benedetti a souligné les différences qu'il existait entre la vision nationaliste du combat pour la France et les Français d'abord radicalement opposé au système et la vision mariniste d'une vaine lutte électorale, désormais ancré au sein du système par la compromission avec les occupants et les francs-maçons. Au-delà d'une vision fondamentalement différentes des causes des souffrances de notre pays et des solutions à y apporter, il a déploré le traitement de la tribu de Montretout à l'égard des militants nationalistes qui ont, durant 40 ans, oeuvré pour ce parti pour le conduire où il est aujourd'hui et au sein duquel ils sont devenus les parias, suite au pute-putsch de janvier dernier.

            Le chef de Jeune nation a rendu à cette occasion un hommage appuyé au "petit peuple" des militants du Front national qui, eux n'abandonnent rien de leur vision enracinée et traditionnelle de la France. Il retourne désormais à l'OEuvre française, auprès de Pierre Sidos et des principes de ceux qui restent fidèles.

 

 

            Parmi les différents points abordés lors cette conférence, trois méritent d'être soulignés :

 

            -Bien que désormais hors du Front national, ces cadres ne s'opposeront pas au Front national pour les échéances futures, le FN incarnant toujours aujourd'hui pour le peuple français la seule alternative crédible ; ils continueront cependant à dénoncer et mettre en garde contre les errements de la présidente et de son entourage.

 

            -un protocole d'accord a été signé entre des dirigeants du Bloc dit "identitaire" et la direction mariniste du Front national. Ce marchandage verrait le retrait de la candidature du candidat-fantoche du Bloc "identitaire" et l'échange des signatures d'élus, en contre-partie de circonscriptions offertes aux "identitaires" pour les législatives. Ceci illustre les mensonges de Marine Le Pen et de sa camérilla qui avait interdit clairement le soutien à des mouvements s'étant présentés par le passé contre le Front national (mesure qui visait exprèssement le MNR et le PDF pour empêcher toute union du mouvement national quand cela génait les petits intérêts personnels de la famille Aliot-Le Pen) ;

 

            -Yvan Benedetti a souligné l'incongruité de la constitution éventuelle d'un nouveau mouvement électoraliste ; a contrario, le jeune et courageux Alexandre Gabriac lancera officiellement à l'occasion du Forum de la nation un mouvement destiné à mobiliser la jeunesse nationaliste révolutionnaire au sein d'une structure qui prendra le nom des Jeunesses nationalistes.

 

 

 

            La conférence de presse a été marquée par la démission officielle d'Edouard de Brissoult, militant depuis 25 au Front national et candidat à de plusieurs élections, suite aux trahisons et attaques graves et répétées de Marine Le Pen contre les valeurs essentielles du combat nationaliste.

 

Voici deux vidéos durant lesquelles Yvan Benedetti répond

aux questions des journalistes à l'issue de la conférence de presse.

 

 

 

 

 

 

 


Yvan Benedetti a annoncé que le traditionnel Forum de la nation se tiendrait à Lyon le 15 octobre 2011.
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19 septembre 2011 1 19 /09 /septembre /2011 03:14

Le Point.fr - Publié le 10/09/2011 à 19:13 - Modifié le 12/09/2011 à 09:53

Une poignée d'ex-frontistes ont dénoncé la "purge des amis de Bruno Gollnisch", samedi, en parallèle des journées d'été du Front national.

Alors que se déroulent les journées d'été du Front national, les "amis" de Bruno Gollnisch estiment avoir été victimes d'une purge. © Pascal Fayolle / Sipa

 

 

L'ex-bras droit de Bruno Gollnisch, Yvan Benedetti, exclu du Front national au début du mois de juillet, notamment pour s'être déclaré '"antisioniste, antisémite, anti-juif" alors qu'il s'adressait à une étudiante en journalisme, avait déjà dénoncé une "purge" au Front national, visant, selon lui, les "amis" de l'ancien candidat à la présidence du FN. Alors, samedi, à l'occasion du premier jour des "Journées de Marine Le Pen-2012", celui qui se définit comme un "nationaliste révolutionnaire" issu du "canal historique" du parti a tenu à marquer le coup.

Dans l'arrière-salle d'un petit hôtel niçois, à quelques centaines de mètres du palais des Congrès où a lieu le grand raout, Benedetti a convoqué une conférence de presse. Autour de lui : Alexandre Gabriac, jeune candidat aux cantonales, exclu lui aussi après la révélation d'une photo sur laquelle il fait le salut nazi, Christophe Georgy, ancien membre du service de sécurité du FN, et Danica Ljustina, conseillère municipale de Vénissieux. Tous feraient partie d'une "vingtaine de cadres et de militants". À leur côté aussi : Édouard de Brisoult, venu pour sa part, la gorge serrée, annoncer son départ du Front national pour rejoindre le groupuscule antisémite et pétainiste L'Oeuvre française.

 

2012 perdu d'avance, pour Benedetti

S'il a affirmé qu'il n'entraverait pas la candidature de Marine Le Pen, Benedetti s'est montré très critique quant à la stratégie "mariniste" pour 2012 : "En recherchant le soutien de certaines figures, des ralliements à tout prix, tels que l'avocat Gilbert Collard, Marine Le Pen fait fausse route." "La vérité, c'est qu'elle est confrontée à un problème qu'elle n'est pas près de résoudre : elle veut dédiaboliser le FN, mais son ADN fait que le système est obligé de rejeter ce parti à cause de ses deux axes anti-euro et anti-immigration."

Benedetti a également affirmé détenir "la preuve" que Marine Le Pen a passé un "protocole d'accord secret" avec le Bloc identitaire, selon lequel Arnaud Gouillon, son candidat, s'est engagé à ne pas se présenter et à apporter ses signatures à la candidate du FN, en échange de quoi des circonscriptions seraient réservées à ses candidats pour les législatives. Obligée de mettre la barre à droite.

 

Gollnisch, soutien mou de Marine Le Pen

Le rival malheureux à la présidence du FN Bruno Gollnisch tenait pourtant un discours plus mesuré ce matin en marge des journées d'été. "Il n'y a pas de divergences fondamentales au sein du FN sur le programme, ce n'est qu'une question de degrés", assurait-il, dans un sourire tranquille. Avant de lâcher, malgré tout : "Sur l'Europe, je préférerais qu'on définisse exactement ce que l'on veut faire" ou encore "notre programme n'est pas tout à fait assez audacieux en matière fiscale". Alors, "quel rôle se voit-il jouer dans la campagne du FN ?" l'interroge-t-on. Réponse : "Cela dépendra de Marine Le Pen. Je souhaite évidemment que mon point de vue soit pris en compte." Et de préciser : "Je vais déjeuner la semaine prochaine avec Jean-Marie Le Pen et Marine Le Pen à Strasbourg..."

Sur la question du programme économique, Gollnisch aura pourtant du mal à cacher ses réticences sur le virage à gauche de Marine Le Pen : "Les fondamentaux demeurent, mais sur l'intervention de l'État, il faut être prudent." Marine Le Pen est-elle crédible lorsqu'elle parle d'économie ? "Et Sarkozy, il est crédible, peut-être ? Je peux vous dire que je lui mettrais une très mauvaise note en tant qu'avocat." Enfin, Gollnisch estime que la crise actuelle, pouvant faire redouter un nouveau changement politique, est susceptible de favoriser le pouvoir en place.

 

 

http://www.lepoint.fr/

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13 septembre 2011 2 13 /09 /septembre /2011 02:45

 

 

 

(De Nice) En janvier dernier, au Congrès de Tours, Audrey Cerdan et moi avions interrogé le chef du Front national jeunesse (FNJ) à propos du « point de détail de l'histoire » (déclaration de 1987 sur les chambres à gaz). David Rachline avait fait une réponse convenue (expliquant ce que Jean-Marie Le Pen a voulu dire), puis on avait éteint l'enregistreur et il avait dit quelque chose comme : « Vous me faites dire des choses… »

Cette phrase restée en suspens nous a suivi jusqu'en juillet dernier. A Lyon, ce week-end, nous discutons avec deux cadres du FNJ, dont Julien Rochedy – porte-parole des Jeunes avec Marine Le Pen –, du « point de détail » (les militants FN trouvent que les journalistes radotent , « on ne parle que de ça, vingt ans après », disent-ils). Antoine Mellies, responsable argumentaires du FNJ, finit par nous dire :

« David Rachline a le nom du cofondateur de la Licra. Si on était antisémite, on ne l'aurait pas comme secrétaire national de la communication. » (Ecouter le son)

 

 

Une « connerie » de Jean-Marie Le Pen

Bon, ils ont le même nom en effet. Mais existe-t-il un lien de parenté entre David Rachline et Lazare Rachline, cofondateur de la Ligue internationale contre l'antisémitisme (Lica), qui deviendra plus tard Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (Licra), et résistant proche de De Gaulle ?

L'universitaire François Rachline, ancien directeur général de l'Institut Montaigne, est formel :

« Cette histoire commence à me courir sur le système. Je connais les enfants et les petits-enfants de mon père : il n'y a pas de David.

C'est incompréhensible de trouver un Rachline au FN. Remarque, tout est possible : le propre neveu d'Hitler s'est engagé dans l'armée américaine contre lui. »

 

Aux journées d'été de Marine Le Pen, David Rachline, à qui l'on donne 30 ans alors qu'il en a 23, sourit quand on lui pose la question. Celui qui est désormais secrétaire national à la communication numérique, ne se souvient pas avoir prononcé cette phrase au Congrès de Tours.

Non, il n'est pas le petit-fils de Lazare Rachline. C'est une « connerie » qui circule depuis avril 2010. Sur RTL, Jean-Marie Le Pen s'était défendu de son antisémitisme en faisant le rapprochement :

« Je crois que le responsable des jeunesses s'appelle monsieur Rachline. C'est le nom du fondateur de la Licra vous voyez. » (Ecouter le son)

 

 

 

David Rachline ne se sent pas juif

David Rachline explique qu'il n'est pas juif « selon les codes » : sa mère ne l'est pas. Mais son père, Serge Rachline était juif non pratiquant et socialiste (« du genre Nouvel Obs »). Il avait 16 ans quand il est décédé. Petit, il n'a pas été élevé dans la religion. Ni circoncision, ni bar mitzvah :

« Nous n'en parlions pas. Mes parents voulaient que je choisisse quand je serai plus grand. Je pense que c'est une bonne chose de laisser le choix : il ne doit pas y avoir de filiation en religion. »

 

Depuis la mort de son père, David Rachline a voulu « écarter un peu tout ça ». Il sait que sa famille vient d'Ukraine, c'est tout (ou c'est tout ce qu'il veut bien nous dire).

Il ne sait pas si ses grand-parents paternels ont été déportés : « C'est possible. »

« On peut critiquer Israël, sans être antisémite »

Ce qui est étonnant, c'est que, lui, David Rachline a été proche du mouvement Egalité et Réconciliation (E&R) de l'antisioniste Alain Soral, qui a participé à la liste antisioniste de Dieudonné et tient des propos antisémites.

Ce n'était pas schizophrénique ?

« Non, ce qui me plaisait surtout chez Soral c'était sa critique du libéralisme. Et puis, on peut être contre la politique internationale d'Israël sans être antisémite. »

 

David Rachline assure qu'il n'a jamais eu de problème au FN. Les gens le considèrent comme un militant comme les autres :

« Je ne supporte pas les personnes qui appellent les arabes “melons” et les juifs “youpins”. Si cela avait été le cas au FN, je serais parti. »

 

Et le fait de servir de caution ? Ce n'est pas un problème. Ce jour-là, sur RTL, Jean-Marie Le Pen a pensé à lui et « ce n'est jamais désagréable ».

Plus proche des catholiques

David Rachline ajoute que s'il devait choisir une religion aujourd'hui, il pencherait pour le catholicisme, « proche de [sa] conscience identitaire ».

Peut-être pour finir de nous persuader qu'il ne se sent pas juif, David Rachline cite Maurras, l'écrivain théoricien du nationalisme intégral et de l'antisémitisme d'Etat :

« J'aimerais bien croire. J'aimerais, comme Maurras, recevoir la foi au seuil de ma vie. »

 

 

 

 

 

Photo : David Rachline devant le Campanile aéroport de Nice, le 9 septembre (Audrey Cerdan/Rue89).

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21 août 2011 7 21 /08 /août /2011 02:09

 

 

 

La Ligue de Défense Juive (voir Emmanuel Ratier, Les guerriers d’Israël : enquête sur les milices sionistes, Facta, 1995) a publié le 15 juillet un communiqué apportant son « soutien vigilant » à Marine Le Pen, « parce que la situation catastrophique et l’incurie des élites, juives ou non, nous y oblige ». Explication : « Soyons clairs : une partie notable de la communauté juive apporte ou apportera son soutien à Marine Le Pen. N’en déplaise au CRIF et autres instances prétendument représentatives des « Juifs de France », ce n’est ni le PS ni l’UMP qui seront à même de résoudre les problèmes des « Juifs d’en bas » (…) mais bien le seul parti (NDLR : le FN) qui à ce jour a osé évoquer l’immigration/colonisation de peuplement et l’islamisation ».

Voici donc un nouveau clou enfoncé sur le thème : contre l’islamisation, Gaulois et Juifs même combat. Un refrain adopté, comme on sait, par le Bloc identitaire (que des malfaisants ont pris l’habitude d’appeler le Bloch identitaire…).

Se faisant l’écho d’une information fournie par Les dossiers du Canard enchaîné intitulés « Les dégâts de la Marine », Robert Spieler explique, dans Rivarol (15 juillet 2011), que Marine rencontre chaque semaine Shana Aghion, une femme officier de l’armée israélienne, travaillant pour le compte d’une agence israélienne de sécurité accréditée par le ministère de la Défense israélien (donc, en clair, cette dame est un agent du Mossad). Pour prendre le thé, papoter, parler chiffons ? Allez savoir. Mais ce n’est sans doute pas un hasard si Marine prépare un manifeste annoncé comme devant être l’acte de foi du FN en matière de rejet du racisme et de l’antisémitisme. Ce qui est bien sûr tout à fait méritoire et ne manquera pas de lui valoir l’indulgence active des maîtres du pouvoir.

 

 

 

Pierre VIAL

 

 

http://www.terreetpeuple.com

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14 août 2011 7 14 /08 /août /2011 01:14
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2 août 2011 2 02 /08 /août /2011 23:50
alain soral-5acc7

 

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